Ce qui m'a toujours étonné, en lisant l'Evangile, c'est que Jésus de Nazareth n'ait pas été une femme tant les valeurs qu'il révélait rendaient à l'homme sa plénitude en déployant ses dimensions féminines en radicale opposition avec l'ordre exclusivement masculin de son temps et de tous les temps. (Roger Garaudy, Pour l'avènement de la femme, Editeur Albin Michel, pp 159 et 160)

C’est dans le rapport à l’égard de la femme, proie et servante de la volupté collective, que s’exprime l’infinie dégradation dans laquelle se trouve l’homme vis-à-vis de lui-même. En effet, le secret de ce rapport entre l’homme et lui-même trouve son expression non équivoque, nette, manifeste, dévoilée dans le rapport de l’homme à la femme et dans la manière dont est compris le rapport générique naturel et immédiat. Le rapport immédiat, naturel, nécessaire, de l’homme à l’homme se confond avec le rapport de l’homme à la femme. Dans ce rapport générique naturel, le rapport de l’homme à la nature est immédiatement son propre rapport à l’homme, de même que le rapport à l’homme est directement son propre rapport à la nature, sa propre détermination naturelle. Dans ce rapport apparaît donc de façon sensible, comme un fait concret, à quel point l’essence humaine est devenue naturelle pour l’homme, à quel point la nature est devenue essence humaine de l’homme. En partant de ce rapport, on peut donc juger le niveau culturel de l’homme. Du caractère de ce rapport résulte la mesure dans laquelle l’homme est devenu pour lui-même être générique, homme, et c’est compris comme tel ; le rapport de l’homme à la femme est le rapport le plus naturel de l’homme à l’homme. On y voit donc jusqu’à quel point le comportement naturel de l’homme est devenu humain, jusqu’à quel point  l’essence humaine est devenue pour lui essence naturelle, jusqu’à quel point sa nature humaine est devenue pour lui essence naturelle, jusqu’à quel point  sa nature humaine est devenue pour lui-même nature. Dans ce rapport apparaît aussi dans quelle mesure le besoin de l’homme est devenu un besoin humain, donc dans quelle mesure l’autre homme en tant que tel est devenu un besoin pour l’homme, dans quelle mesure l’homme dans son existence la plus individuelle est en même temps un être social.(Karl Marx, Manuscrits de 1844, 3e manuscrit, § Propriété et communisme)

Le féminisme existe pour qu’aucune femme n’ait jamais à faire face à son oppresseur dans le vide, seule.(Andrea Dworkin)

Voir aussi sur ce blog: Les violences faites aux femmes