A l'heure où tombent les chiffres du premier tour de la Présidentielle, avec les auto-satisfecit qui ne vont  pas manquer, dans le genre de l'intervention de Mélenchon place de Stalingrad hier soir ("Dorénavant, c’est nous qui faisons la décision" - est-ce bien sûr ? L'Humanité écrit plus prudemment: " L'énigme du deuxième tour réside dans le report des voix du FN en faveur de Nicolas Sarkozy.") , il est bon de se rappeler les résultats des précédentes présidentielles pour les candidats de la gauche "transformatrice". En 1988, Lajoinie, Juquin, Laguillier, Boussel  cumulent 11,23%. En 1995, Hue et Laguillier 13,94%. En 2002, Hue, Laguillier, Besancenot et Gluckstein 13,72%. En 2007 Buffet, Laguillier, Besancenot, Schivardi et Bové 9%. Nous voici en 2012 à environ 12%. On est dans la moyenne des 25 dernières années. Il n'y a pas progression. L'extrême droite progresse par contre fortement. Cela pose plusieurs problèmes, notamment celui de la nature du Front de Gauche conçu essentiellement comme coalition de partis et celui de son programme sur plusieurs points tels la sécurité, l'immigration et l'Europe, pour ne citer que les plus sensibles. Sur ces sujets de fond, et après avoir contribué pour le peu qui est en son pouvoir à barrer la route à Sarko-Pen au deuxième tour, le blogue reviendra dans les prochaines semaines.