Saluons la réélection d'Obama!
Comme l'indique Bernard-Henry Lévy dans le bloc-notes du Point (n°2094)  publié avant l'élection, "Barack Obama peut être fier de son bilan".
Durant son premier mandat, il a, en quatre ans, mené au moins trois révolutions.
Il a conduit, d'abord, sa grande réforme de la santé. Il l'a faite incomplètement sans doute, mais il l'a faite: les 50 millions de laissés-pour-compte du rêve américain ont conquis le droit d'être malades ou vieux. Ils ont à présent le droit de souffrir, de vieillir ou de mourir dans la dignité.
Il a révolutionné, ensuite, un paysage économique que la crise menaçait de transformer en champ de ruines. Il a commencé de mettre Wall Street au pas et a mis en oeuvre le plan de relance le plus colossal de tous les temps. Pour le détail, je vous renvoie à la Note de BHL.
Enfin, il a modifié en profondeur le cours de la diplomatie américaine. Certes il n'a pas eu les moyens politiques d'aller au bout de sa décision de fermer Guantanamo. Lors du discours du Caire, il a tendu la main aux musulmans modérés. Il a retiré ses troupes d'Irak. il a intensifié la guerre contre les talibans. Il a remis en cause l'alliance contre nature nouée par ses prédécesseurs avec l'Etat voyou du Pakistan. Le concept de guerre juste est venu en renfort d'une défense résolue de l'islam éclairé.
Bref, l'essentiel de ses promesses, Barak Obama les a tenues.
Il est à présent en mesure de tenir l'autre moitié : il aura besoin de ce second mandat pour réussir pleinement dans son entreprise.
Je suis rarement en accord avec Bernard-Henri Lévy, que  je considère  parfois comme  "un non-conformiste" de salon, mais cette fois-ci je souscris entièrement à ses propos.
Luc Collès
Note d'Alaindépendant: S'agissant de la politique extérieure américaine, il serait essentiel de préciser où sont les guerres justes. Je n'en vois que d'injustes. Les promesses tenues et à tenir d'Obama dans ce domaine (l'action internationale, économique, politique et militaire) sont hélas conformes à l'impérialisme historique de l'oligarchie américaine depuis 1945, auquel les peuples ont à résister quel qu'en soit la figure. Obama, pas moins qu'un autre, est l'homme de Wall Street; il assume cette mission avec zèle et efficacité.

Elections américaines et medias: lire http://lanternediogene.canalblog.com/archives/2012/11/07/25526906.html
dont voici la conclusion: Pendant ce temps, les Newyorkais écopent, tachent de sauver ce qui peut l'être après le passage de l'ouragan Sandy. Quant aux Haïtiens, également touchés par l'ouragan, ils ont tout perdu, une fois de plus, et ne savent pas forcément qu'un mulâtre, comme nombre d'entre eux, a été réélu à la Maison Blanche. Les radios françaises n'en parlent pas.