" L'idiot " de Fiodor Mikaiolovitch DOSTOIEVSKI.

 

Le Prince Mnuichkine, épileptique,  revient de Suisse, par le train. Il est pauvre comme Job et va s'adresser, aux Epantchine, famille éloignée Moscovite. Il a à son actif des vertus de pédagogue altruiste vis à vis des gamins qu'il a côtoyés. Il se propose comme calligraphe, discipline dans laquelle il excelle. Comme de surcroît il lui échoit un héritage, il va s'intégrer dans le milieu de ses cousins et de leurs relations. Comme souvent, chez DOSTOIVSKY,  on ne sait pas toujours qui parle. Quelqu'un comme chez Nathalie SARRAUTE (XX° Siècle)? Si le procédé est concerté chez celle-ci, il peut paraître aléatoire chez notre russe ? La traduction ? Les noms de personnages n'échappent pas à des réitérations rapprochées. Du calme, du calme...Bref, on énonce des aphorismes. Chez DOSTOIEVSKI , cela cavale dans une presque  dizaine  de romans de 800 pages chacun. Cette vieille Russie : " ...Qu'il est atroce d'entendre dire : " ...On m'a gardée à la maison comme dans une bouteille, dont je ne sortirai que quand je me marierai ... "   Autre péripétie : Un mal- embouché se retrouve à la porte de son domicile ". Ce sont des choses qui arrivent. " Ce n'est pas grave " vous diront quelques personnes délaissant la poésie. " Fiodor, je t'aime ". Oui, il est aussi question de captation de fortunes sur fond de préséance. Chacun des personnages pourrait appartenir à un consortium de balances " Roberval ", montantes et descendantes, pourvues chacune d'un nombre impair de plateaux. Essayez d'imaginer...Etait- ce les ancêtres des ordinateurs.?  Des avions de ligne ou de combat ont été conçus par des génies valant DOSTOIEVSKI...Il faudrait parler des fusées, et de toutes les débrouillardises humaines...Comme dans beaucoup de cas on rencontre, aussi, un suicide,  ce qui rend intéressant un brave garçon. ( Suicidé riche.)On le veille, on le couve. Et cela renvoie à "Le Mythe de Sisyphe " d'Albert CAMUS ? et à sa réelle détresse, celle de ceux qui stressés dans leur travail, rejoignent des foyers sans hospitalité. Mais si je ne me trompe pas, l'on a légiféré là -dessus...Oui, aussi passons donc de l'âne au coq.( SVP ) " Un temps éternel pour aimer... "( Jean MALRIEU )(Sud)Il était occitan. Je peux peut-être en parler, pour le faire aimer...Ses beaux sentiments. De ma " place ", il aurait fait mieux. Il aurait fallu dire : "Regarde, on te tend la main ".Je ne l'ai pas dit. On m'en a voulu. " Idiot ", " Idiot ". " Vous avez pu délaisser et briser un tel trésor ".

" Mais convenez, vous êtes d'une étrangeté qui vous différentie de tous les hommes. Comment avez-vous permis ce qui s'est passé ? ...Il venait de comprendre qu'en ce moment et depuis pas mal de temps il disait et faisait tout  autre chose que ce qu'il aurait dû dit et faire...C'est l'éternel velléitaire. On tue sa future et hypothétique femme...Il passe la nuit avec elle et l'assassin. Bien sûr le meurtrier aura 15 ans de prison. Quant au prince, désormais sous tutelle,il regagnera la maison de santé, dont il était pensionnaire, en Suisse.

Notes de lecture de Pierre Alix