A l'indépendant

Une révolution est d'abord, pour une société, ce qu'une conversion est pour l'individu: changer le but et le sens de la vie. Roger Garaudy

jeudi 10 décembre 2009

Des pressions intolérables du Crif sur les représentants de la République

Communiqué de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS)



La France se renie. Le prix des droits de l’Homme de la République française ne sera pas remis au PNGO au Ministère des Affaires étrangères.

Nous apprenons avec consternation et colère que le Ministère des Affaires étrangères a cédé à des pressions intolérables en démocratie.

Chaque année la France décerne le prix des droits de l’Homme de la République française à des associations qui ont fait montre de détermination et de courage pour les faire respecter, dans des conditions souvent très dures. Les lauréats sont souvent prestigieux.

Une ONG palestinienne, PNGO, est lauréate cette année.

Le PNGO, représentant quelque 200 associations et ONG palestiniennes qui travaillent dans le domaine de la santé, de l’éducation, de la défense des droits humains, du droit des femmes, de la culture, de l’eau..., est emblématique de la volonté du peuple palestinien de vivre librement et dignement, dans des formes démocratiques où le droit des peuples et les droits humains ne sont pas de vains mots.

La France lui a reconnu cet honneur et s’est honorée ce faisant.

Mais le Crif, association de plus en plus communautariste qui affiche un soutien zélé aux autorités israéliennes d’occupation de la Palestine, a mené une campagne acharnée auprès du Quai d’Orsay dès qu’il fut rendu public qu’une association palestinienne de renom -et irréprochable- était lauréate de ce prix.

Alors la France s’est déshonorée. Elle a déplacé le lieu -symbolique- de remise de ce prix prestigieux. Elle se tiendra demain jeudi 10 décembre à 17 h à « Sciences Po » et non au Quai d’Orsay. La République, qui avait fait ce choix souverainement, se couche devant des pressions auxquelles il était pourtant facile de résister au nom des valeurs qu’elle est supposée représenter.

L’Afps condamne cette capitulation de nos gouvernants devant un groupe d’intérêt communautaire allié d’une puissance occupante qui ridiculise à la fois la notion de droits humains et la France.

Comment espérer alors de la patrie des droits de l’Homme ?

Paris, 9 décembre 2009

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mercredi 2 décembre 2009

Identité nationale: la mystification

La mystification de l'idée de nation....Telle que, par exemple, celle d'une France éternelle, anachroniquement et rétrospectivement reconstruite en projetant l'actuel hexagone dans le passé, et la dotant, avant même l'existence d'un peuple français, des attributs d'une personnalité agissante en fonction d'un but, quelle que soit d'ailleurs l'origine mythique assignée à cet acteur.

Notre pays a toujours existé ou préexisté à sa réalité actuelle. L'histoire de France de Lavisse, comme autrefois celle de Michelet, ont servi de moule à la fabrication du mythe, et, malgré l'immense progrès de l'école des Annales, le moule n'est pas entièrement brisé.

"Il y a deux mille ans la France s'appelait la Gaule... Dans la suite, la Gaule changea de nom. Elle s'appela la France." Peu importe si le rassemblement des terres qui constituent aujourd'hui la France, fut l'oeuvre d'une série de guerres, de conquêtes, de massacres des hommes et des cultures.

Cette déité fantasmatique a tous les caractères d'un personnage poursuivant un but bien déterminé: la réalisation de l'ordre présent.

Le point de départ est hasardeux et dépend du pouvoir du moment.

De toute façon la France est éternelle: elle descend de Dieu.

Pendant des siècles ses rois, de droit divin par leurs ancêtres bibliques, incarnèrent à eux seuls la France et ses ambitions conquérantes. A en croire Jean Lemaire de Belge vers 1510 dans son livre Illustrations de Gaule et singularités de Troie, les rois de France sont descendants de Samothes, quatrième fils de Japhet, lui-même fils de Noé. En un mot la France remonte à Adam lui-même, sinon à Dieu. Mais à cela s'ajoute un riche héritage gréco-romain: un membre de cette famille royale proscrit s'est enfui en Asie, a fondé Troie, apportant la civilisation gauloise à la Grèce et à Rome.

Dans les Grandes chroniques de France, écrites à la fin du XIIIe siècle, à l'abbaye de Saint-Denis, le premier roi de France était Pharamond (qui figure encore dans une réédition de 1838 de l'histoire de France de Ragois.)

Dans sa Franciade, dédiée au roi très chrétien Charles IX, Ronsard, reprend cette mythologie de l'origine troyenne de la monarchie française avec ses fondateurs légendaires: Francion, Pharamon, etc. Cette mythologie a ses variantes; par exemple l'opposition d'une plèbe issue des Gallo-Romains, et d'une aristocratie franque (c'est-à-dire d'origine germanique) dont le débat ne sera tranché qu'avec la Révolution française, mettant fin à cette querelle en remplaçant les privilèges du sang par ceux de l'argent.

Ce rappel de la mythologie nationale n'est pas une diversion car la conception mythologique des histoires nationales continue à opérer des ravages dans les esprits et dans les corps des peuples.

La France, même après les massacres des juifs, des chrétiens de Byzance, ou des musulmans de Jérusalem, même après l'extermination des cathares, après que le pieux roi Saint Louis fit porter aux juifs la rouelle (morceau d'étoffe jaune en forme de roue -- pas encore d'étoile). La France où sévirent la Saint-Barthélémy, les dragonnades de Louis XIV, la férocité de la répression vendéenne sous la Révolution, les tueries européennes de Napoléon (qui n'en reste pas moins un héros national alors qu'il a laissé la France plus petite qu'il ne l'avait trouvée), lorsqu'elle construit un empire colonial à coups de massacres et sans parler de la participation à la guerre de l'opium en Chine, ou du négoce des esclaves noirs sur tous nos ports de l'Atlantique, reste le soldat de Dieu et du Droit.

Ce glorieux passé est la justification officielle du racisme colonialiste telle qu'en fit la théorie, à l'Assemblée nationale, Jules Ferry, (J.O. du 28 juillet 1885:

 
"Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures."  

Cette France reste éternellement le soldat de Dieu ou du Droit, suivant qu'il s'agit de fêter le baptême de Clovis en 1996 ou de célébrer, sur le mode de l'odieux et du grotesque, le deuxième centenaire de la Révolution française, en n'en retenant qu'une déclaration de papier qui excluait du droit de vote les trois-quarts des français.

Cette mythologie de la nation n'est d'ailleurs pas une spécialité française, qu'il s'agisse, pour l'impérialisme anglais massacreur de l'Inde, magnifié par Rudyard Kipling comme fardeau de l'homme blanc, de la sauvagerie nazie au nom de la supériorité aryenne, des spoliations, des expulsions, et des répressions féroces de l'Etat d'Israël au nom de la promesse tribale d'un Dieu.

Au nom du destin manifeste des Etats- Unis, dont les premiers envahisseurs puritains d'Angleterre assimilaient les Indiens aux Amalécites de Josué justifiant le vol des terres aux Indiens, leur refoulement ou leurs massacres.

L'on peut contempler encore, en bordure des ruines du Forum de Rome, les cartes de l'Empire romain par lesquelles Mussolini, qui prétendait en être l'héritier, justifiait ses carnages africains jusqu'en Ethiopie.

L'utilisation de l'entité abstraite d'une France éternelle préexistant à son peuple et à son histoire, qu'il s'agisse de Clovis, de Jeanne d'Arc ou de la Fête de la Fédération présidée par Lafayette, peut justifier tous les crimes jusqu'au moment où renonçant à la mythologie en faveur de l'histoire, on reconnaisse en la France de 1998, une création continue faite du mélange de vingt races et dont la culture s'est enrichie de l'apport de chacune, qu'il s'agisse, par exemple, des troubadours d'Occitanie inspirés, comme le notait Stendhal, des conceptions de l'amour et de la poésie des poètes arabes de l'Andalous, de l'Espagne voisine, du cycle breton des épopées du roi Arthur, des cultures méditerranéennes des grecs et des romains, ou des influences germaniques, de la musique à la philosophie, par les marches de l'Est qui ont bouleversé et enrichi la culture française.

Cette critique historique mettant fin aux entités métaphysiques de la mythologie, a une importance capitale pour résoudre aujourd'hui les fausses querelles sur la citoyenneté et sur l'immigration.

Fausse querelle, celle de la citoyenneté, fondée sur le droit du sol ou le droit du sang, comme si l'appartenance à une communauté dépendait de facteurs extérieurs à l'homme et à sa sensibilité: être né en un lieu déterminé ne dépend aucunement de moi et ne saurait donc être une raison de fierté ou d'humiliation.

Quant au droit du sang il repose sur un autre facteur indépendant de ma volonté: comme, pour un animal, d'être éléphant ou grenouille.

Le seul lien, proprement humain, d'une communauté proprement humaine, c'est la participation à un projet commun et la contribution à la réalisation de ce projet, patrimoine commun de l'humanité considérée comme un tout. Chaque peuple, par sa culture originale, participe à l'humanisation de l'homme, à sa véritable croissance et développement en humanité.

Il en est de même du problème de l'immigration qui ne peut être, selon les règles génératrices d'inégalités croissantes du monothéisme du marché, une question d'exclusion de concurrents sur le marché du travail et du marché tout court, mais une question de dialogue où chacun prend part, pour élargir la vision de l'homme et du projet humain de chacun (par exemple, échange et partage du sens de la communauté des uns et du sens de la personne de l'autre, dans une lutte commune contre un individualisme de jungle ou un totalitarisme de termitière.)

Roger Garaudy, L'avenir, mode d'emploi (voir le chapitre entier à http://alainindependant.canalblog.com/archives/2007/11/26/7021002.html)

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vendredi 30 octobre 2009

Le "pétainisme" et l'identité française

On peut décrire ainsi la situation subjective de notre pays: la désorientation des esprits, facteur d'impuissance, chemine de longue date, au moins depuis Mitterrand, savant organisateur de la confusion. Mais avec l'élection de Sarkozy, le ralliement des rats et l'inertie de tous, elle a enfin trouvé son symbole, les formes de rupture qui font désormais la loi de la situation...
Nous cherchons un élément analytique concernant la nature particulière de la désorientation des consciences, désorientation dont Sarkozy est le nom. Je voudrais sur ce point reprendre...une hypothèse qui énonce que cette désorientation, saisie dans sa dimension globale, son historicité, son intelligibilité, impose de remonter jusqu'à ce qu'on doit nommer son transcendantal pétainiste...

Je ne suis pas en train de dire que les circonstances ressemblent à la défaire de 1940, et que Sarkozy ressemble à Pétain. Pas du tout. Je dis que la subjectivité de masse qui porte Sarkozy au pouvoir, et soutient son action, trouve ses racines inconscientes, historico-nationales, dans le pétainisme. C'est ce que j'appelle un transcendantal: quelque chose qui, sans apparaître à la surface..., configure de loin, donne sa loi et son ordre, à une disposition collective...
Dans le cas de notre pays, nommer ce transcendantal "pétainiste" évite de le nommer, soit, faiblement, antidémocratique ou bonapartiste (ce sont des qualifications "de gauche"), soit de le qualifier de fasciste, ou de pré-fasciste, ce qui serait excessif, ultra-gauche.
Je propose de dire que "pétainiste" est le transcendantal, en France, des formes étatisées et catastrophiques de la désorientation...
Premièrement, la désorientation obtenue par le renversement explicite du contenu réel de l'action de l'Etat: révolution là où il y a réaction noire, régénération quand on capitule, nouvelle liberté quand on est au comble de la servilité. Deuxièmement, le thème antipolitique de la crise morale, qui accable le peuple, et donne les mains libres à l'Etat pour organiser de nouvelles formes de répression. Troisièmement, le motif de l'évènement néfaste, origine et symbole du déclin moral, évènement qui est toujours un épisode marquant des tentatives politiques ouvrières et populaires (Révolution dans sa phase robespierriste, Commune de Paris, Front Populaire, Mai 68). Quatrièmement, la fonction paradigmatique, la valeur de modèle du redressement, des figures les plus marquantes de l'extrême réaction à l'étranger. Cinquièmement, les différentes variantes de la supériorité de notre civilisation sur des populations étrangères (les Africains par exemple), mais aussi sur des "minorités" internes (les jeunes Arabes, par exemple).
Au vu de ces critères, nous dirons sans hésiter que Sarkozy relève du transcendantal pétainiste.

Alain Badiou, "De quoi Sarkozy est-il le nom ?", Editions Lignes, Extraits des chapitres cinq et six.

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mardi 9 juin 2009

Lettre ouverte au PS

Chère Martine, chers camarades,    

       

 

    La défaite que vous avez subie hier à l'occasion des européennes m'attriste profondément. Passé le temps de     l'étourdissement, une nuit de réflexion et une matinée d'analyse, je me décide à vous écrire cette supplique.  

 

    Je n'ai jamais voté pour vous que par discipline républicaine, mais je l'ai toujours fait sans état d'âme et sans me poser de questions, toutefois, si cette élection avait eu lieu à deux tours, je me serais longuement interrogé avant de prendre une décision quant à l'apport de ma voix. Pourquoi ?  

 

    Voici ma réponse, et j'espère qu'elle vous aidera dans la réflexion sur votre futur.  

 

    Vos divisions internes comptent beaucoup dans le désintérêt manifesté par vos habituels soutiens, mais j'enfonce là une porte ouverte. L'analyse que je fais de ces divisions se résume à un seul mot court dans son orthographe et long dans sa signification : EGO. Votre entourage, vous peut-être également, avez un ego démesuré, si démesuré que vous vous révélez incapables de trouver un consensus politique tant pour formuler un programme national qu'un objectif européen.  

 

    A qui la faute ? Bien évidemment à l'autre.  

 

    Je sais, vous rétorquerez qu'il existe des courants dans ce parti et qu'il faut tous les ménager pour conserver l'unité. Ok, mais regardez les choses en face, les courants commencent à s'éparpiller, les uns sont carrément partis, les autres se posent des questions sur le rapprochement avec le centre.  

 

    Il vous faut définir une ligne claire, portée par des têtes nouvelles, une ligne qui tende à s'opposer à la politique néo libérale que tout le monde ne dénonce pas chez vous, ce qui sème le trouble chez les électeurs. Déjà, le partage entre le oui et le non à la constitution européenne était une marque de déstabilisation qui s'est un peu noyée dans la masse car le non qui l'a emporté était fait de voix politiques totalement discordantes allant d'une extrême à l'autre. Ce que vous auriez dû faire à ce moment là n'est pas mon propos mais il est temps que vous réagissiez aujourd'hui.  

 

    Prenez exemple sur la droite qui n'a pas hésité à se remettre en cause et à se ranger derrière un seul homme, bien que ce dernier ait apparemment fait un coup de force pour rafler la mise. Eux, la discipline républicaine, ils connaissent, aucune voix dissonante ne se fait entendre dans les moments délicats et importants. De plus, ils ont fait l'effort de balayer chez eux les anciennes équipes pour les remplacer par de nouvelles têtes. Vous n'avez pas fait cela jusqu'à présent et nous voyons et entendons des gens qui étaient déjà là  en 1981 puis en 1988. C'est fini, on est en 2009, les gens présents depuis 20 ou 30 ans ne peuvent     plus représenter l'avenir aux yeux de électeurs s'ils avaient déjà 40 ans en 1981.  

 

    Votre parti à vocation à être de gauche, proche des travailleurs, même si une grande partie de ses soutiens     vient de ceux que l'on nomme les bobos, en clair les classes moyennes.  

 

    Définissez une fois pour toute une stratégie ancrée à gauche, refusant le libéralisme, dénonçant clairement     les abus de la droite tant en matière financière (privatisations) qu'en matière sociale (retraites, sécu, etc)  avec des promesses de retours en     arrière sur ces points précis, dévastateurs de votre électorat. Mettez en demeure de ralliement  tous ces nageurs en eaux troubles que sont les DSK, Lang et autres, quitte à les exclure en cas de refus, sachant qu'ils ne vous enlèveront que quelques dizaines de voix que vous regagnerez par ailleurs.  

 

    Recherchez dès à présent des alliances avec le Front de gauche, peut-être quelques écologistes pour élaborer une plateforme de gouvernement basée essentiellement sur le peuple et non sur la poignée d'industriels, banquiers et médias qui dictent leur loi au plus grand nombre.  

 

    En d'autres termes, bâtissez autour de jeunes femmes et hommes (et vous en avez autour de vous) un vrai parti qui laisse de côté le soutien à telle ou telle sensibilité pour s'appuyer sur les électeurs et non sur des personnalités qui pour la plupart ont fait leur temps.  

 

    Dans cette hypothèse, et seulement dans cette hypothèse, les électeurs vous reviendront.  

 

    Cordial salut d'un camarade libre de tout parti politique et de toute attache syndicale.  

Article sur http://aymard.over-blog.com/

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samedi 4 avril 2009

Ce n'est pas l'hymne de l'OTAN !

La paix sur Terre (chanson de Jean Ferrat)

francef2

     
Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement

La force de la France c'est l'esprit des Lumières
Cette petite flamme au cœur du monde entier
Qui éclaire toujours les peuples en colère
En quête de justice et de la liberté

Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement

Parce qu'ils ont un jour atteint l'Universel
Dans ce qu'ils ont écrit cherché sculpté ou peint
La force de la France c'est Cézanne et Ravel
C'est Voltaire et Pasteur c'est Verlaine et Rodin

Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement

La force de la France elle est dans ses poètes
Qui taillent l'avenir au mois de mai des mots
Couvrez leurs yeux de cendre tranchez leur gorge ouverte
Vous n'étoufferez pas le chant du renouveau

Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement

La force de la France elle sera immense
Défiant à jamais et l'espace et le temps
Le jour où j'entendrai reprendre ma romance
Dans la réalité de la foule chantant

Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement

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lundi 15 décembre 2008

Mobilisation sociale le 29 Janvier 2009

lundi 15 décembre 2008

Les huit organisations syndicales françaises (CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FO, FSU, Solidaires et Unsa) réunis à Paris ont appelé aujourd’hui les salariés du privé et du public, les chômeurs et retraités à une "journée nationale de mobilisation interprofessionnelle le 29 janvier" avec "dans tout le pays des grèves et des manifestations". Dans un communiqué commun, elles estiment que "surmonter la crise implique des mesures urgentes d’une autre nature que celles prises par l’Etat et les entreprises, pour être au service de l’emploi et des rémunérations".

Les syndicats de fonctionnaires doivent par ailleurs se réunir mercredi pour décider d’une éventuelle action commune le même jour

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dimanche 14 décembre 2008

La CGT plaide pour une journée de grève générale en janvier

Reuters

La CGT plaidera lundi auprès des autres syndicats de salariés pour l'organisation d'une journée de grève interprofessionnelle début janvier, annonce dimanche son secrétaire général Bernard Thibault.
"La situation est gravissime (...) Il y a urgence", a dit Bernard Thibault à l'occasion du "Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro".
"La CGT va proposer de préparer une journée de mobilisation de toutes les professions début janvier qui comportera des grèves et des manifestations."
"La plateforme (de revendications) a déjà été esquissée lors d'une précédente réunion: emploi, pouvoir d'achat, service public et protection sociale", a dit Bernard Thibault, prié de préciser les raisons de cette menace de grève.
"Il y en a marre de voir des entreprises fermer alors que rien ne justifie qu'elles réduisent la voilure dans la mesure où elles le font", a-t-il ajouté, prenant l'exemple de l'industrie automobile.
Le ministre de la Relance Patrick Devedjian a dit dimanche sur BFM TV qu'il demanderait aux entreprises automobiles de ne pas délocaliser des emplois en échange des aides que l'Etat leur apporterait.
L'organisation d'une journée de grève interprofessionnelle pourrait se cumuler à celle des salariés de l'éducation, dont les principaux syndicats ont adopté vendredi le principe d'une journée de grève après Noël pour protester contre la politique menée par le ministre de l'Education Xavier Darcos.

Clément Guillou

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samedi 25 octobre 2008

Un Sénat toujours dominé par la droite et discriminant envers les Françaises, par H. Arabdiou

Le Sénat persiste, depuis sa création, en 1795, dans le déni de représentation des poids démographique et politique respectifs des collectivités territoriales, dont il est censé être l'émanation. Ce déni est devenu flagrant, depuis les élections de 2004 et 2008, qui ont permis à la gauche de diriger 60 % des communes, 58 départements sur 102 et 20 régions sur 22.

La perpétuation de cette domination, depuis toujours ou souvent du Palais-Bourbon par la droite, est due au découpage des circonscriptions électorales et au scrutin mixte en vigueur dans ces élections.

En effet, ce découpage a été effectué de façon à permettre une sur-représentation des petites communes et des communes rurales dans le collège des grands électeurs. Et c'est justement ce collège, constitué des députés, des conseillers régionaux et généraux, et des délégués des Conseils municipaux (95%), qui élit les membres de la Seconde Chambre.

C'est ainsi qu'il n'a fallu, aux élections de 2002, que 37 242 habitants en Lozère pour élire un sénateur, mais a nécessité 314 280 habitants dans l'Hérault, soit 8 fois plus, pour élire le même sénateur.. Autre exemple : sur 51 720 grands électeurs, 48 453 ont représenté les Conseils municipaux, lors du renouvellement partiel, du 21 septembre 2008.

Quant au mode électoral, la majorité des candidats sont élus ou réélus, selon le mode, nettement moins démocratique, du scrutin majoritaire uninominal à deux tours, appliqué dans les circonscriptions de moins de quatre sénateurs. Ce fut le cas de 74 sénateurs sur 114 candidats, lors de la dernière consultation électorale. Les 40 candidats restants, le furent à la proportionnelle dans les circonscriptions qui ont au moins quatre sénateurs.
A ces mécanismes iniques s'ajoutent la longue durée du mandat sénatorial, 9 ans, avec de surcroît un renouvellement par tiers tous les trois ans ; ce qui le met en décalage avec les changements qu'apportent les autres élections.

La gauche réclame donc la fixation du nombre de sièges par rapport au nombre d'habitants de chaque circonscription et la généralisation du scrutin à la proportionnelle. Mais la droite freine des quatre fers la suppression de ces deux principales anomalies, fort avantageuses pour elle. Elle a même forcé son propre gouvernement à retirer de son dernier projet de réforme constitutionnelle le principe d'arrêter le nombre de grands électeurs en fonction du nombre d'habitants de chaque circonscription.

Elle a toutefois fini par céder sur la réduction, à 6 ans, de la durée du mandat sénatorial, dont l'application intégrale, commencée en 2004, n'aura lieu qu'en 2011. Depuis 2004, l'U.M.P a perdu aussi la majorité absolue dans cette Chambre. Ce qui donne la possibilité à la gauche, de disposer d'une minorité de blocage, grâce à ses derniers gains de 21 sièges. Arrivée un peu plus tôt, cette victoire lui aurait permis par exemple d'empêcher le vote, à une voix près, de la réforme constitutionnelle effectuée, en juillet 2008, par le Parlement, réunis en congrès au palais de Versailles.

Il est une autre injustice d'ordre machiste, que le Sénat traîne les pieds à réparer : le nombre ridiculement bas de sénatrices, 22%. Ce chiffre, atteint seulement depuis le dernier renouvellement, s'explique avant tout par l'exemption du mode de scrutin majoritaire à deux tours de la réglementation relative à la parité hommes-femmes et à leur alternance, pour ce qui est des têtes de listes électorales. Il est dû également à l'absence de l'obligation d'alternance des deux sexes pour les têtes de listes électorales, dans le scrutin de liste à la proportionnellement, soumis à la loi sur la parité, adoptée en 2000.

Cette double absence, pénalisante pour les femmes, a fait que celles-ci soient presque systématiquement placées en position inéligible sur les listes électorales, comme ce fut encore le cas à l?occasion du dernier renouvellement de la Deuxième Chambre.

C?est ainsi que 74% des têtes de listes ont été des hommes dans le premier mode de scrutin et 91,22 % dans le second. Conséquence : 7 femmes (9,5%) seulement ont été élues sur les 74 sièges à pourvoir par le premier mode de scrutin, et 11 femmes (27,5%) seulement sur les 40 sièges à pourvoir, à partir du second mode de scrutin.

Sur ce plan, la droite s'est montrée beaucoup plus discriminante que la gauche. Elle n'a eu que 5 élus femmes (10,6%) contre 41 élus hommes, tandis que la gauche a eu 13 élus femmes (21,3%) contre 48 élus hommes. Pour le moment, seul le Groupe communiste et républicain, a atteint, avec 12 sénatrices et 11 sénateurs, cette parité. Ce qui est un fait unique dans les annales de toutes les instances électives républicaines, depuis la Révolution.

L'Observatoire de la parité entre les hommes et les femmes n'a pas manqué de souligner la démarche exemplaire de ce groupe parlementaire. Il a également demandé le « durcissement » de la parité, ainsi que la généralisation du scrutin de liste à la proportionnelle.

Hakim Arabdiou

Sources :
Articles de Sébastien Crépel, Rosa Moussaoui et Maurice Ulrich dans l'Humanité du 20/09/2008
Olivier Ponon : Sénat : la droite devrait contenir la poussée de la gauche, le Figaro du 23 septembre
Communiqué de l'observatoire de la parité entre les hommes et les femmes du 24 septembre 2008,  Wikipédia.fr

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dimanche 19 octobre 2008

Le nouveau lycée de Sarkozy et Darcos

L'ami Yves ( Lanterne de Diogène) me fait passer ce texte:

Cerise sur le gâteau libéral : Sarkozy & Darcos suppriment l'Histoire-Géo du tronc commun des lycéens.
   
Le Journal du dimanche du 5 octobre 2008 annonce « en exclusivité » l'incroyable programme pour les lycées, applicable au pas de charge dès la rentrée 2009. « En juin prochain, le lycée d'aujourd'hui aura vécu. »
 
« Poussé par l'Elysée », le ministre Darcos va annoncer officiellement très prochainement sa (contre) réforme du lycée :
 
1 - Une réduction importante des horaires en lycée : 27 heures hebdomadaires au lieu de 28 à 35 (Ne dites pas que c'est pour accompagner les suppressions de postes de profs, ça ferait de la peine à TF1).Pour les parents qui voudraient bêtement que leurs enfants étudient le latin, le grec ou encore une troisième langue et beaucoup d'autres options, il restera le privé d'élite à prix d'élite pour les élites !

2 - Une formule compliquée d'options (« modules exploratoires » ou d'« accompagnement ») qui aura l'originalité d'être à rythme semestriel, soit deux demi-années scolaires au lieu d'une, et donc la fin du groupe classe comme facteur de socialisation et de solidarité. C'est selon le propre aveu de Darcos le « lycée à la carte ». La liberté du renard libre dans le poulailler libre. Tant pis pour ceux qui n'auront pas choisi les bonnes matières semestrielles.

3 - En seconde la priorité est donnée au français, à l'anglais, aux maths et à l'EPS, l'essentiel est de savoir vendre la camelote (en anglais aussi pour l'exportation), faire sa comptabilité et un peu de sport pour ne pas être malade et risquer de ne pouvoir travailler plus. Après réflexion et pressions diverses, l'histoire-géographie n'est pas supprimée (les programmes seront-ils modifiés?). En revanche, tant pis pour les sciences expérimentales, les autres langues, les options....
 
4 - Les sciences économiques et sociales (déjà depuis longtemps dans le collimateur du MEDEF et de ce gouvernement car pas assez zélatrice de notre formidable système capitaliste qui fonctionne si bien) vont également faire les frais de cette diminution des horaires et sans doute d'autres dispositions de cette (contre) réforme.

5 - Et pour finir, cette nouvelle inouïe. La suppression pure et simple de l'histoire-géographie du « tronc commun » obligatoire en première et en terminale. Certes, ce sera aussi le cas des maths, mais ceux-ci n'en souffriront pas, restant matière dominante à sélection pour la filière Scientifique, hypocritement rebaptisée « dominante sciences » pour les futurs cadres de la société, tandis que la filière L deviendra « Humanité et arts ». (Au fait, pourquoi pas d's à « humanités » ? Une faute de frappe du Journal du Dimanche ? Mystère.)

Supprimer l'histoire géographie pour tous et toutes à partir de l'âge de 15 ans constitue une rupture majeure avec tous les siècles précédents d'humanisme scolaire, de l'Ancien régime jusqu'à nos jours.

Cette suppression pourrait permettre un jour à un gouvernement populiste et vichysto-compatible de ...

... Célébrer Guy Môquet tout en faisant ignorer pourquoi il est mort ;
... Réunir les ministres européens à Vichy (en novembre prochain ! Une première ! Une idée d'Hortefeu ! Les ministres européens en charge de ... l'Immigration ! ) pour en finir enfin avec l'antifascisme culturel, avec le tabou vichyste et vichyssois, et faire oublier de quoi cette ville fut la capitale et le symbole ;
... Mieux faire admirer le colonialisme, le paternalisme et le cléricalisme d'antan tout en jetant pudiquement aux oubliettes des siècles de patients combats émancipateurs pour les droits humains, sociaux, démocratiques, féministes, etc ;
... Épargner aux sarkoboys l'apprentissage de tant de dates funestes et qui portent malheur : 1789, 1830, 1848,1871, 1917,1929, 1936, 1945, 1968...
... Esquiver trop de questions gênantes des géographes sur l'habitat humain, le climat, l'écologie, et le remodelage des paysages et de la planète par les flux financiers et mafieux ;
... Flatter les mémoires particulières et communautaristes pour mieux ruiner définitivement la culture historique commune, base de citoyenneté et du Vivre ensemble ;

Bref, il est quand même flatteur de comprendre que Sarkozy veut personnellement prendre soin de nos enfants.
Que, malgré tout, malgré l'intensif bourrage de crânes des médias aux ordres, Sarkozy nous trouve encore trop intelligents et cultivés, encore trop peu obscurantistes, encore trop peu oublieux des leçons de notre Histoire. Mais heureusement, Darcos est là.

Merci de faire passer ce message, il est urgent de se mobiliser !

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jeudi 4 septembre 2008

Des habits trop grands pour lui

Il fut des temps où le Parti communiste français avait comme mots d'ordre "l'union de la nation française", "l'union du peuple de France pour le changement démocratique" ou pratiquait une politique " de la main tendue". Sous une forme nouvelle n'est-ce-pas de cela qu'il s'agit encore aujourd'hui ? Voilà pourquoi Indépendances porte la parole de TOUS les courants progressistes, même ceux qui ne se réclament pas expressément de la gauche, et encore moins du socialisme et encore encore moins du communisme. La démocratie, chose abondamment répétée sur ce blog, doit tendre à l'unanimité, c'est-à-dire à l'intérêt général, qui n'est ni la loi des 51% ni la somme des intérêts particuliers (encore appelés corporatismes).

gaullesarkoprlwb


Par Gilles Bachelier. (extrait)

Malgré ses références à de Gaulle auquel il aimerait bien qu'on le compare, Nicolas Sarkozy est l'exacte antithèse du fondateur de
la Veme République pour qui,contrairement à l' actuel locataire de l'
Élysée," la politique de la France" ne se faisait
"pas à la
"corbeille"
.

Le général de Gaulle était un géant de l' histoire et un
visionnaire qui se mettait humblement au service de son pays.

A l'
inverse,Nicolas Sarkozy veut mettre notre pays à son service.

N'en
déplaise a Guaino, les habits du général de Gaulle sont trop grands
pour lui.

Il ravale la France au rang d'un vulgaire "Sarkoland" objet
passif de sa volonté de puissance, voué au culte de sa propre
personnalité, qu' il veut unanime, d'où son débauchage indécent de
hiérarques socialistes
" allant a la soupe"
, qu' il qualifie faussement
d'"ouverture".

Pour des gaullistes dignes de ce nom, cette prétention
est absolument insupportable et nous ne saurions, sans nous renier ,
nous reconnaître dans ce régime a caractère
absolutiste, démagogique, atlantiste, réactionnaire et ultraliberal.

Comme
nous l'enseigne
l'exemple historique du général de Gaulle, nous devons
être capables de dire NON, d' être des militants de
l'intérêt général, de
l'intérêt national , de la cohésion nationale, de la justice sociale, des
valeurs républicaines et non les domestiques des catégories sociales
les plus favorisées et les suppôts de
l'oligarchie financière
mondialisée.

Notre modèle de référence, à l' encontre du modèle unique
ultralibéral, reste celui du programme progressiste et des objectifs
sociaux du conseil national de la Résistance, toujours d' actualité, notamment en ce qui concerne le rôle de l'Etat dans l'économie, les
services publics, la participation et la liberté de la presse.

Cela
nous fait l' obligation de nous situer fermement et sans ambiguïté
dans l'opposition et de refuser tout ralliement honteux qui serait
contraire à nos idéaux.

Pour nous, l' action politique ne saurait être
qu' au service exclusif du peuple, de la nation et de ses valeurs
universelles .

Notre famille politique, ce n' est pas la droite mais le
gaullisme lequel vise au rassemblement des Français autour de la
République, non autour d' un petit César.

Quant au gaullisme de gauche
dont certains d' entre nous se réclament a juste titre, il doit s
assumer pleinement, de manière décomplexée et ne saurait servir de
caution a une politique de droite qui n est pas la nôtre.

Posté par Alaindependant à 13:40 - France - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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