A l'indépendant

Une révolution est d'abord, pour une société, ce qu'une conversion est pour l'individu: changer le but et le sens de la vie. Roger Garaudy

dimanche 8 novembre 2009

"Le peuple seul est souverain"

(Jules Nostag, 2 avril 1871)

Alors que se préparent des élections régionales en France, que les grandes manoeuvres de la Présidentielle de 2012 sont déjà lancées, tout cela dans une atmosphère de décomposition à gauche et de dérive "pétainiste" à droite, un bref rappel du positionnement politique du blog n'est pas inutile pour que chaque visiteur sache à quoi s'en tenir à ce sujet:

Il fut des temps où un grand parti politique français, le PCF pour ne pas le nommer, travaillait à "l'union de la nation française", à "l'union du peuple de France pour le changement démocratique" ou pratiquait une politique " de la main tendue", notamment envers les croyants en Dieu. Sous une forme nouvelle n'est-ce-pas cela qui est de nouveau à l'ordre du jour dans ce monde en crise non seulement économique mais aussi politique et morale ?  Voilà pourquoi "A l'indépendant" donne la parole à tous les courants progressistes, même ceux qui ne se réclament pas expressément de la gauche, du socialisme ou du communisme, dont nous pensons toujours pourtant - contre les perversions passées et présentes - qu'il porte en lui l'avenir de l'humanité. La démocratie, chose abondamment répétée sur ce blog, doit tendre à l'unanimité, c'est-à-dire à l'intérêt général, qui n'est ni la loi "capitalo-parlementaire" des 51% ni la somme des intérêts particuliers encore appelés corporatismes, dont ne semblent débarassés ni les partis actuels de "gauche" ni les syndicats. Il ne sert à rien de bêler "communisme, communisme", ce qui compte c'est le contenu du mot et les actes qui vont avec.Nous ne sommes pas pour la constitution d'un nouveau parti fût-il communiste mais pour un rassemblement agissant, non politicien (pour un politicien,de droite et "de gauche" la direction politique est l'apanage de "professionnels" de la politique),décentralisé, pour un socialisme autogestionnaire , rassemblement au sein duquel le courant communiste dans sa propre diversité organisée a sa place. La démocratie repose d'abord sur la participation de chacun aux décisions, et cette participation commence ici et maintenant dans tous les domaines de la vie sociale, et non sur l'attente d'une hypothétique victoire par le vote ou sur la pluralité souvent plus supposée que réelle des partis qui sollicitent ce vote.

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vendredi 17 juillet 2009

Foi et lutte des classes

Si un chrétien - en particulier - ou un croyant - en général - s'engage dans un combat de classe, ce n'est pas uniquement par intérêt de classe mais aussi et souvent surtout au nom de sa foi. Un communiste engagé dans le même combat est dans le même cas. Car le communiste n'obéit pas, pas plus que le chrétien, à une sorte d'instinct de classe, mais bien plutôt lui aussi à une sorte de "transcendance" qui lui fait espérer l'"impossible".

Le travailleur acquiert une conscience de classe en étant immergé dans le réel, mais le communiste ne devient tel que par un véritable "acte de foi", c'est-à-dire une rupture avec tout ce qui existe: quelque chose d'autre est possible qui n'est pas directement déductible du réel, appellons "transcendance" cette manifestation, de la subjectivité. Marx dirait peut-être "'impératif". Mais au-delà des termes cela est partagé par le chrétien pour lequel même la mort peut être vaincue - quelle rupture ! Le communisme peut être, doit être scientifique dans ses méthodes d'analyse du réel, mais il ne peut, il ne doit pas l'être (cf l'histoire du 20e siècle) dans la détermination de ses fins. Et c'est ici que la "transcendance" intervient.

Aragon, dans "De l'exactitude en poésie", écrivait: "Le rapport qui naît de la négation du réel par le merveilleux est essentiellement de caractère éthique, et le merveilleux est toujours la matérialisation d'un symbole moral en opposition violente avec la morale du monde au milieu duquel il surgit". Et plus loin, il décrit "ce qu'il y a de généreux, d'humain, dans cette foi divine...et qui est une conception de l'homme que peuvent avoir le communiste et le chrétien, mais le nazi jamais". Une conception commune qui fera dire au même Aragon dans "Le Fou d'Elsa": "Jean de la Croix tu n'es que le nom chrétien de tous ceux qui se damnent d'amour..."

Si le combat de classe suffisait à construire le communisme, ce dernier existerait déjà. Je ne fais pas mystère de la conviction qui est la mienne: le communisme ne naîtra que par une rencontre inédite avec la foi, qui n'est pas croyance superstitieuse en une toute puissance extérieure et supérieure aux hommes, mais capacité individuelle et collective (le "verbe" de la Bible) à créer l'avenir, qui ne se déduit pas du présent.

Révolution n'égale pas prospective positiviste. Toute vision mécaniste, réductrice, oublieuse d'une subjectivité humaine indépendante des strictes conditions matérielles, de la conscience de classe, de la façon dont elle nait et se déploie, ne peut conduire à "l'association libre de producteurs libres" - formule qui peut être considérée comme une ébauche de définition de la société communiste.

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Rouges bruns

Staline, Vichinsky ou Pol-Pot furent-ils des "rouges-bruns" avant la lettre ?

  Nous pouvons, que dis-je nous devons aujourd'hui condamner sans réserves le stalinisme et ses résidus, comme des perversions criminelles du communisme et du marxisme, sans pour autant être accusés de rejoindre les "phalanges de l'ordre noir". Même dans la "Grande Guerre Patriotique" où les peuples soviétiques ont consenti les sacrifices décisifs, le stalinisme fut plus une entrave qu'une aide (d'innombrables travaux d'historiens le montrent). Remarquons que les méthodes employées là-bas et même chez nous en France quoique dans une bien moindre mesure et à une bien moindre échelle évidemment, par les "staliniens zélés" (je ne dis pas TOUS les communistes) furent proches des méthodes fascistes (omnipotence du parti, violence d'Etat érigée en système autoritaire, policier, parfois concentrationnaire) même si les buts étaient radicalement différents. Jamais le but ne justifie le moyen, et lorsque le moyen est indigne le but perd sa légitimité. C'est sans doute là une des leçons du 20e siècle.

Les vrais rouges-bruns furent de fait les "staliniens zélés" de l'est et de l'ouest (mais surtout de l'est, de l'URSS à la Yougoslavie). Ceux que l'on qualifie aujourd'hui de "rouges-bruns", quand ils le sont - ce qui demande à être étudié de prés - , ne sont que de tristes copies des maîtres, ou bien plutôt sont tout simplement des bruns absolument pas rouges. Il y a toujours eu une tendance "sociale et populaire" au sein de la droite extrême. Bref, tout dépend de la  définition que l'on donne du rouge-brunisme , et je reconnais que je le trouve là où peu de gens surtout chez ceux qui se réclament du communisme ou de la gauche pensent à le chercher. Qui ira chercher dans  le vidage des sans-papiers de la Bourse du travail de Paris une manifestation de rouge-brunisme ? Et pourtant, par les moyens et l'habillage utilisés, comme jadis l'emploi de bulldozer contre les Maliens à Vitry, par exemple, elle relève de cette catégorisation.

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samedi 30 mai 2009

Pour un vote non-européiste: abstention, blanc ou nul !

UMP_PS_Modem_Verts

Sans entrer dans le détail je veux indiquer que de mon point de vue les intentions de la liste du Front de Gauche, dont je me sens le plus proche, ou de la liste du NPA, ou de la liste Debout la République, n'ont pas les moyens de leur réalisation pratique, que le Parlement européen est et restera un parlement croupion, qu'après ces élections - et quels qu'en soient les résultats, en dépit des fanfaronnades vertes et oranges  - l'Europe restera capitaliste, anti-populaire et vassale économiquement, politiquement, militairement et culturellement des USA (que change l'élection d' Obama, dont l'UMPS fait tant de cas ?). Je ne veux pas cautionner cet état de fait en votant pour une liste quelle qu'elle soit. Par ailleurs, du fait notamment de l'extrême - et lamentable - division des forces de la gauche de gauche, je ne pense pas que cette élection soit l'occasion d'un rassemblement porteur d'avenir. Pour l'instant donc, et en attendant de voir ce qui se passe dans les autres pays, j'ai décidé de recommander - si je puis me permettre de recommander quelque chose - l'abstention ou le vote blanc ou nul. Seul ce type d'expression est actuellement susceptible d'être compris facilement par tous (medias, institutions et simples citoyens) comme résolument non - européiste.

europeamericaine

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http://alainindependant.canalblog.com/archives/2009/03/24/13108210.html
http://alainindependant.canalblog.com/archives/2009/03/03/12776633.html
http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/05/28/9363027.html

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lundi 4 mai 2009

Pour la reconnaissance du vote blanc

Constitution de la République française, Titre II, article 7 : “Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés”.
Code électoral français, article L.66 : “Les votes blancs et nuls (…) n'entrent pas en compte dans le résultat du dépouillement”
Conclusion : les votes blancs et nuls ne comptent pas parmi les suffrages exprimés.
Exemple au second tour de l'élection présidentielle du 6 mai 2007 : Nicolas Sarkozy est élu avec 53,06% des voix. Si on compte les votes blancs, ce ne sont que 50,83% des Français qui ont adhéré au projet. Démonstration…

Chiffres donnés par le ministère français de l'Intérieur sur cette élection :
Votants : 37 343 469
Exprimés : 35 774 019
Nicolas Sarkozy : 18 983 408
Ségolène Royal : 16 790 611
Votes blancs/nuls : 1 569 450
Cette dernière ligne de compte n'entre pas en jeu dans le calcul du résultat :
18 983 408 / 35 774 019 x 100 = 53,06
Nicolas Sarkozy obtient donc : 53,06% des voix

Prenons en compte les votes blancs ou nuls dont on peut considérer qu'ils ne se sont pas exprimés en faveur du candidat élu (ben sinon ils auraient voté pour lui) :
18 983 408 / 37 343 469 = 50,83
Nicolas Sarkozy a en réalité récolté : 50,83% des votes
C'est toujours la majorité absolue (la moitié des voix + 1). En comptant les votes blancs toujours, la différence entre les “contre-le-projet-porté-par-Nicolas-Sarkozy” et les “pour” n'est plus :
18 983 408 - 16 790 611= 2 192 797
Elle est : 18 983 408 - (16 790 611 + 1 569 450) = 623 347

Six cent mille, c'est pas deux millions…

(Sur http://partiblanc.unblog.fr/)


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mardi 24 mars 2009

Européennes: voter nul ?

Voici un appel à l’abstention du PRCF auquel s’associe le Comité Valmy:
http://www.initiative-communiste.fr/  www.comite-valmy.org/ 

Une organisation politique appelant à l’abstention : c’est suffisamment rare pour mériter d’être souligné. Si je suis en phase pour partie avec le fond de ce texte, notamment lorsqu’il s’agit de « citer une réforme progressiste qui soit venue du niveau européen »( ??? hé hé hé…), la stratégie qui consiste à appeler à une abstention massive me semble malvenue.

Tout d’abord, autant le dire tout de suite, je ne me priverai pas d’un vote sanction contre le « duopole eurocapitaliste » UMP-PS ceci sans pour autant me faire trop d’illusions sur la marge de manœuvre d’un parlementaire européen, fût-il républicain et progressiste.

Ensuite, les élections européennes sont toujours marquées par une forte abstention. Ce sera peut-être le cas en 2009. Mais qui attribuera la "paternité" d’une abstention massive au PRCF, au comité Valmy, et, plus largement, à une volonté populaire de rupture ? Quel sens, quelle lisibilité dans le débat public ?

"Election, piège à cons" ? C’est peut-être le cas de celle-ci : le meilleur moyen de sortir de l’Union européenne libérale, c’est de ne pas prétendre vouloir y entrer pour la rendre sociale. Mais ce raccourci ne vaut-il pas aussi pour l’abstention ?

Je suggère aux nombreux abstentionnistes, et notamment à ceusses-là, de déposer un bulletin nul. Vous êtes des militants, vous voulez autre chose ? Alors faites-le savoir, déposez un bulletin avec votre prise de position : une version condensée de cet appel, l’adresse de votre site internet, un slogan mobilisateur (évitez cependant les balles de 9mm : elles n'entrent pas dans l'urne ...bon j'arrête)

Un bulletin nul sera lu par au moins 8 personnes (dépouilleurs, scrutateurs, président et secrétaire du bureau de vote…).

Vous n’avez pas les moyens de vous priver de cette tribune, fut-elle modeste. Car ce n’est pas TF1 et consorts qui vous en donnera une.

Je terminerai en disant que l’abstention, c’est une grève du vote. Et en situation de grève, soit on reste chez soi, soit on manifeste. Je plaiderai pour la manifestation.

http://rupturetranquille.over-blog.com/

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jeudi 12 mars 2009

15 mars 1944: le programme du Conseil National de la Résistance

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.

Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.

Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :

Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des " féodalités économiques " , droit à la culture et à l’éducation pour tous, presse délivrée de l’argent et de la corruption, lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau " Programme de Résistance " pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :

" Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ".

Signataires : Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey


Ce texte fut publié le 8 mars 2004, il demeure plus actuel que jamais étant donné la politique de régression sociale et nationale de l'équipe de la grande bourgeoisie actuellement au pouvoir.

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vendredi 6 février 2009

N'aidez pas Israël en achetant ses médicaments génériques

boycott

N’aidez pas Israël en achetant ses médicaments génériques ! Et parlez-en à votre médecin et à votre pharmacien
Publié le 23-01-2009

Vous pourrez trouver sur le site de l’Union des Patrons Juifs de France (UPJF) un appel à consommer les médicaments de la la firme israélienne TEVA, "pour aider Israël". Comme nous ne voulons pas aider Israël, mais au contraire lui apprendre à respecter le droit et la justice, nous vous appelons à ne pas acheter ces médicaments, dont les équivalents sont disponibles et tout aussi efficaces.

TEVA est actuellement le plus gros fabricant de médicament génériques au monde, depuis qu’il a racheté le département "génériques" de Bayer. Son chiffre d’affaires dépasse les 10 milliards de dollars.

Un "générique", est un médicament dont le brevet de celui qui l’a inventé a expiré, et est tombé dans le domaine public. Il peut donc être fabriqué par d’autres laboratoires, qui reproduisent la composition, censée être identique, du produit original.

Et c’est le pharmacien (rarement le médecin) qui choisit en général, parmi les nombreux génériques pour un même médicament, lequel il vous propose.

Et vous avez parfaitement le droit, en tant que client, de dire au pharmacien : "Non, merci, pas TEVA. Une autre marque s’il vous plait".

La marque TEVA est inscrite sur toutes les boites des médicaments génériques vendus par ce laboratoire israélien.


Ci-dessous la pub pour TEVA sur le site de l’UPJF, qui nous apprend par la même occasion (tenez-vous bien) : "ET MEME LES BEBES PEUVENT AIDER ISRAEL ! Dans les magasins 8 à 8 : lingettes pour bébés, marque GRAND JURY" "Aidez Israël en achetant des médicaments génériques*:

Préférez les médicaments génériques : beaucoup sont fabriqués en Israël.

TEVA est un laboratoire pharmaceutique basé à Tel-Aviv qui a racheté le département « génériques » de Bayer.

Si vous souhaitez prescrire (ou vous faire prescrire) et faire connaître autour de vous certains de ces excellents médicaments, fabriqués par l’un des laboratoires les plus modernes et les plus fiables du monde, vous pourrez consulter la liste comportant le générique et le médicament correspondant.

La couleur est un élément fondamental du conditionnement des génériques Teva Classics .

Pour les patients, la sécurité est garantie par les différentes couleurs de boîte limitant ainsi les risques de confusion en cas d’association des produits de la gamme.

Pour le pharmacien, la délivrance sera facilitée par les codes couleur des dosages, par le mode d’administration clairement identifiable sur les boîtes et par les cases réservées à l’inscription de la posologie et de la durée du traitement.

Pour le médecin, la prescription est simplifiée puisqu’il suffit de mentionner la DCI suivie de la marque "Teva".

De plus c’est moins cher que le produit original avec UNE EFFICACITE IDENTIQUE en tous points.

ET MEME LES BEBES PEUVENT AIDER ISRAEL !

Dans les magasins 8 à 8 : lingettes pour bébés, marque GRAND JURY"

Dr. Elie B. Paris

http://www.upjf.org/documents/article-3502-129-5-aidez-israel-en-achetant-medicaments-generiques.html


* A noter, au passage, Messieurs-dames de l’UPJF et Monsieur le "Dr. Elie B. Paris" que la réglementation française interdit la publicité pour les médicaments remboursés par la sécurité sociale.

Donc : ni TEVA ni lingettes pour bébés de la marque "Grand Jury" !

CAPJPO-EuroPalestine

      

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dimanche 7 décembre 2008

Pour des assises du communisme

Bien qu'il ne serve à rien de bêler "communisme, communisme" et que ce qui compte c'est le contenu du mot et les actes qui vont avec, cet appel  - déjà ancien - mérite par sa sincérité et sa clarté d'être reproduit à quelques jours du Congrès du PCF. Je rappelle aux lecteurs que je me suis à plusieurs reprises prononcé sur ce blog non pour la constitution d'un nouveau parti fût-il communiste mais pour un rassemblement plus vaste, non politicien, diversifié et décentralisé, pour le socialisme (front, fédération, mouvement, coordination, réseau...?) au sein duquel le courant communiste dans sa propre diversité - organisée - a évidemment une place de choix.


Il faut se rendre à l’évidence : les forces qui se réclament du communisme apparaissent éclatées, désillusionnées, découragées, traumatisées… Certains se prononcent même pour leur disparition. Or, plus que jamais, il est indispensable d’offrir une perspective à l’espoir que l’on sent poindre dans les multiples échanges qu’entretiennent les militants communistes avec la population dans leurs villes et leurs villages , avec les salariés sur leurs lieux de travail .

Ils sont en effet de plus en plus nombreux ceux qui considèrent le capitalisme comme néfaste. Les récents résultats électoraux n’effacent pas cette donnée primordiale confirmée par la victoire au référendum de 2005, les mouvements sociaux dont celui du CPE, les différentes enquêtes d’opinion…

Dans son évolution financière, le capitalisme est de plus en plus exploiteur, parasitaire, prédateur, de plus en plus porteur d’aliénations et de dominations.
Des masses énormes d’argent s’accumulent entre les mains d’un nombre
toujours plus réduit de personnes, tandis que s’accroissent les inégalités et que d’immenses besoins restent insatisfaits.

A l’échelle de l’humanité, l’essentiel des richesses continuent à être concentrées dans quelques pays et les inégalités de développement augmentent sans cesse.
Des moyens énormes sont stérilisés dans une spéculation financière à grande échelle.
Dans ces conditions, la démocratie affichée est de plus en plus surfaite et
l’idéologie libérale traverse désormais toutes les sphères de notre société au point que la quasi-totalité des médias en sont aujourd’hui les véhicules. Les assemblées élues ont de moins en moins de pouvoirs, lesquels se concentrent entre les mains des détenteurs des moyens de production et d’échange, des acteurs des marchés financiers.

Pour autant, tout nous conduit à considérer que le système capitaliste a fait son temps et qu’il doit laisser la place à une autre société. Des expériences malheureuses, parfois tragiques, ont eu lieu au nom du communisme. Elles ont pris fin par hypertrophie étatique, confiscation des souverainetés et négation de la démocratie qu’elles prétendaient pourtant vouloir établir.

C’est pourquoi nous souhaitons que soit reposée la question de l’actualité du communisme, d’un communisme qui soit de notre temps.

Pour cela, les grandes lignes d’un projet de société doivent être redéfinies ou réaffirmées :

1) Si le pouvoir capitaliste réside dans l’appropriation privée, à l’inverse le pouvoir du peuple, celui de la société dans son ensemble, ne doit-il pas consister avant tout en l’appropriation sociale des grands moyens de production et d’échange, des établissements bancaires et financiers, dans des formes qui sont à réinventer ?

2) Le pouvoir des citoyens ne devrait-il pas être renforcé dans les institutions politiques, afin de dessiner les contours d’une véritable nouvelle république au sein de laquelle le triptyque « liberté égalité fraternité » pourra prendre tout son sens, mais aussi sur les lieux de travail, sans quoi la démocratie demeurerait bancale, amputée ?

3) Cette même démocratie ne peut-elle pas mettre fin à un capitalisme grand pollueur et grand gaspilleur des ressources naturelles ? L’appropriation sociale apparaît en effet comme la condition de véritables politiques de développement durable, en pleine connaissance des apports que la science et les technologies doivent mettre à la disposition de tous.

4) Le travail ne doit-il pas être débarrassé de l’aliénation qui lui est attaché et ne peut-on imaginer une nouvelle forme de travail assurant un revenu social à tous, motivant et responsable, un travail n’ayant plus rien de commun avec le salariat et l’exploitation qu’il implique ?

5) Tous les peuples ne doivent-ils pas être souverains pour déterminer leur avenir et quelle articulation doit-il y avoir entre eux et l’Europe, l’échelon mondial ? Par quel moyen parvenir à des rapports de paix, d’égalité de tous les Etats, à des coopérations élargies et profitables à tous, notamment par l’intermédiaire d’une ONU réformée et démocratisée ?

Toutes ces données nous interpellent et doivent être débattues sur le sens que nous devons donner à la place de l’Europe, de la nation, des collectivités et des citoyens dans notre projet de société. C’est cette voie vers un communisme renouvelé que nous devons co-élaborer, construire avec l’ensemble du peuple.

C’est pourquoi nous vous proposons que soit examinée lors du prochain congrès du PCF la tenue d’Assises du communisme au cours de l’année 2008.

Ces journées de réflexion auraient pour vocation de reposer les questions
essentielles de l’évolution de la société dans laquelle nous vivons et de jeter les bases d’un projet de changement de société pour le 21ème siècle.

Nous suggérons que ces rencontres rassemblent, dans une libre confrontation et sans exclusive, un maximum de militants et de citoyens de diverses sensibilités, aux côtés d’intellectuels, de scientifiques, d’élus et de représentants du mouvement social et associatif.

Tous ceux qui se réclament ou non du communisme y seraient les bienvenus car la diversité des approches est autant de possibilités d’enrichissement, aucun tabou ne devant constituer un préalable à ce vaste échange.

La société évolue. Le capitalisme se transforme. Sans être pour autant une « avant-garde éclairée », les communistes ne peuvent demeurer à la traîne de cette gigantesque mutation. Nous espérons donc que notre proposition soit examinée et discutée par tous les communistes afin que les enjeux fondamentaux auxquels nous sommes confrontés ne soient pas écartés au nom de considérations plus immédiates.


Appel à faire circuler et signer , à retourner à :
Michel Peyret   m.peyret@cegetel.net

Liste des signataires sur http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6678

Appel copié sur http://sanseprendrelechou.forumactif.com/


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samedi 15 novembre 2008

Dissoudre le PCF - 2

Aprés "dissoudre le PCF" (article http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/10/23/11064846.html).

Pourquoi le maintien d'un Parti Communiste Français stricto-sensu ne me paraît ni possible ni souhaitable.

Voici, abruptement dit, pourquoi:

1/- Les PC, et le PC français plus que d'autres, nés avec, pour et par l'URSS ne peuvent biologiquement lui survivre. Mais l'agonie peut durer.

2/- Le PCF, pour cause entre autres d'électoralisme, n'est plus que faiblement porteur du radicalisme de l'hypothèse communiste.

3/- Les progrès de la révolution technologique et de l'éducation rendent caduque la conception du parti "sûr de lui et dominateur", extérieur à la classe, exigeant d'abord de la discipline puis, par défaut, de l'obéissance.

4/- Le PCF a intégré une culture du développement économique incompatible avec un socialisme autogestionnaire: croissance à tout prix, nucléaire civil et militaire, Europe,...

5/- Pas de vision planétaire, pas de politique internationale (Afrique, pays arabes, Tiers-Monde - on dit aujourd'hui "pays émergents"...).

6/- Cause et conséquence des points 1 à 5: abandon du marxisme vivant, absence de théorie révolutionnaire et de projet d'avenir cohérent.

7/- Déperdition irrémédiable de ses forces vives, ouvrières et intellectuelles. Car les points 2 à 6 sont acceptables pour un parti conservateur ou bassement réformiste mais mortels pour un parti à prétention révolutionnaire.

Donc, communistes oui, mais nous passons à autre chose. Une autre façon de voir, de projeter, d'organiser. J'aimerais entendre cela dans les semaines qui viennent avant le Congrès du PCF. Je parle de rassemblement pour le socialisme, d'autres de front populaire. L'idée est là sous le manteau des mots. Les révolutionnaires en sont-ils s'ils sont incapables de se révolutionner eux-mêmes ?

(Texte publié sur le forum http://sanseprendrelechou.forumactif.com/)

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