25 avril 2012

Se préparer à lutter contre un renouveau du fascisme


larryportis

Larry Portis:

[...] Mon but est de montrer que le jeu des partis politiques est en grande partie un écran de fumée dissimulant les influences occultes et la violence permanente contre toute instauration d’une démocratie participative directe. Enquêter sur le fascisme mène forcément dans les coulisses de la scène politique, d’habitude invisible au grand nombre.

[...] Je pense qu’on vit un moment où les idées et les mouvements fascisants ressurgissent dans le monde capitaliste et en conséquence, qu’il faut en parler et se préparer à les combattre, et les présenter d’une manière claire, débarrassée de certaines élucubrations universitaires ou autres [...]

Peux-tu préciser pourquoi le rapport fascisme-capitalisme est si étroit ?

L. P: Le lien est direct entre, d’une part, le système de représentation politique développé avec l’émergence du capitalisme industriel et d’autre part, le fascisme.

Une certaine forme de liberté est au cœur du capitalisme : libre concurrence, mouvements libres des biens, des ressources, du capital et de la propriété, sont essentiels à son fonctionnement.

Parallèlement, le système politique qui sert à arbitrer entre les différents intérêts capitalistes est la démocratie représentative. Mais puisque ce système de production est aussi fondé sur l’exploitation, le système de représentation permet aux dominants, via les communications de masse et les institutions éducatives, de manipuler et contrôler l’apparence d’une égalité civique.

Il y a pourtant des moments où la production capitaliste entre en crise et ne peut plus subvenir aux besoins du plus grand nombre. C’est le moment où le système des institutions politiques devient dangereux, et si la masse des travailleurs devient trop exigeante et incontrôlable, des moyens exceptionnels de contrôle – autoritaires et totalitaires – sont appliqués. Les idées, les appareils politiques et leurs personnels sont toujours prêts, en attente, et soutenus par des possédants soucieux de garder leurs privilèges et leur pouvoir. C’est ainsi que le fascisme existe à l’état latent, ou larvé, à l’intérieur même des institutions politiques libérales, dites démocratiques.

Pour toi, racisme d’état, dérive autoritaire et sécuritaire ne suffisent pas pour parler de fascisme « réel ». Quelle est la situation aujourd’hui ?

L. P: Le racisme est une idéologie qui a ces origines dans l’essor du capitalisme commercial moderne impulsé par les conquêtes européennes des XVe et XVIe siècles. La notion de races conçues comme espèces humaines biologiquement inégales, a émergé pour justifier la domination et l’exploitation des « inférieurs ». Que cette idée persiste pendant l’ère industrielle et même « post-industrielle » n’est pas particulièrement étonnante.

Si dans la plupart des « démocraties » libérales, la discrimination implicite dans l’idée de « race » n’est pas acceptée formellement par les institutions, elle reste utile pour stigmatiser une partie de la population et mobiliser les autres. Diviser pour renier, créer des boucs émissaires en temps de « crise », autant des pratiques employées depuis toujours par patrons et politiques. Les fascistes pousseront la logique jusqu’au bout. Il y a de nos jours en France une « xénophobie d’État » s’appuyant sur des sous-entendus racistes sans pour autant affirmer de thèses racistes.

Mais les conditions se réunissent pour favoriser l’acceptation des attitudes et des idées exploitables par le fascisme. Si, comme je le pense, nous n’en sommes qu’au début d’une crise économique et politique capitaliste, il faut se préparer à lutter contre un renouveau du fascisme sous toutes ses formes.

Entretien à lire en entier à:
http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article3883 

  • Larry Portis (1943-2011) est notamment l’auteur de Les Classes sociales en France. Un débat inachevé (1988) ; IWW. Le syndicalisme révolutionnaire aux États-Unis (2003) ; La Canaille ! Histoire sociale de la chanson française (2004) ; Histoire du fascisme aux Etats-Unis (2008).

Posté par Alaindependant à 20:52 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , ,


23 avril 2012

Sur les auto-satisfecit qui ne vont pas manquer...

A l'heure où tombent les chiffres du premier tour de la Présidentielle, avec les auto-satisfecit qui ne vont  pas manquer, dans le genre de l'intervention de Mélenchon place de Stalingrad hier soir ("Dorénavant, c’est nous qui faisons la décision" - est-ce bien sûr ? L'Humanité écrit plus prudemment: " L'énigme du deuxième tour réside dans le report des voix du FN en faveur de Nicolas Sarkozy.") , il est bon de se rappeler les résultats des précédentes présidentielles pour les candidats de la gauche "transformatrice". En 1988, Lajoinie, Juquin, Laguillier, Boussel  cumulent 11,23%. En 1995, Hue et Laguillier 13,94%. En 2002, Hue, Laguillier, Besancenot et Gluckstein 13,72%. En 2007 Buffet, Laguillier, Besancenot, Schivardi et Bové 9%. Nous voici en 2012 à environ 12%. On est dans la moyenne des 25 dernières années. Il n'y a pas progression. L'extrême droite progresse par contre fortement. Cela pose plusieurs problèmes, notamment celui de la nature du Front de Gauche conçu essentiellement comme coalition de partis et celui de son programme sur plusieurs points tels la sécurité, l'immigration et l'Europe, pour ne citer que les plus sensibles. Sur ces sujets de fond, et après avoir contribué pour le peu qui est en son pouvoir à barrer la route à Sarko-Pen au deuxième tour, le blogue reviendra dans les prochaines semaines.

Posté par Alaindependant à 10:19 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
19 février 2012

Referendumite aïgue

     Après avoir méprisé les résultats du seul referendum de son quinquennat et avoir consécutivement fait rentrer par la lucarne parlementaire le projet constitutionnel européen jeté à la porte par la parole du peuple, voilà le chef de l'état français soi-disant décidé à rendre cette parole au peuple et consécutivement atteint de referendumite aigüe. Et un referendum sur l'indemnisation des chômeurs, un ! Et un referendum sur l'immigration, deux ! Et un referendum sur le travail du dimanche, trois ! D'autres suivront sans doute, qui comme ceux-ci désigneront clairement à la majorité silencieuse ceux que l'état français considère comme de mauvais français. Dangereuse démagogie.
     En outre un referendum est cette consultation souvent plébiscitaire qui consiste à faire répondre par un simpliste oui ou non à une question généralement complexe des électeurs qui n'ont en rien été associés à la préparation de cette question. Illusoire démocratie. Manipulation.
     Une vraie démocratie pourrait utiliser le referendum mais présenterait au vote populaire sur des sujets non pas prétextes mais vitaux (l'énergie, la défense nationale, la propriété économique, le temps de travail, etc) plusieurs projets préalablement débattus avec leurs tenants et aboutissants (buts, moyens, financements, calendrier). A ces referendums-là on n'est pas sommé de répondre par oui ou non, on choisit une réponse parmi plusieurs possibles.
     Une vraie démocratie comporterait des structures politiques, économiques, sociales et culturelles permettant à tous ceux qui le souhaitent de participer à l'élaboration des projets et au contrôle des responsables désignés pour les mettre en oeuvre. Pour ce faire, un terme devra être mis un jour à la dictature du propriétaire dans l'entreprise, comme à celle des puissances économiques dans la presse et les medias en général. Un terme devra être mis un jour à la délégation de pouvoir totalitaire permettant à des professionnels de la politique - par ailleurs souvent sous influence de comités privés - de prendre seuls (au niveau d'une commune, d'un département, d'une région, d'un pays) pendant des années sur tous les sujets toutes les décisions majeures dont dépend le sort de tous.
     Le chemin est long, on le sait maintenant. La révolution est un processus, pas un grand soir. Mais avec une conception de la politique qui cherche à aller à la vérité des choses on peut rassembler, pacifier, construire. Avec une politique des faux-semblants, des boucs-émissaires, des flatteries mal placées, des préjugés de classe, au contraire on divise, on exaspère, on pousse à la guerre civile.


 

 Additif: je viens de m'apercevoir que le titre de ce billet fut déjà utilisé en 2002 par Albert Du Roy:
http://www.lavie.fr/archives/2002/02/21/referendumite-aigue,3951203.php.

Posté par Alaindependant à 12:00 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags :
10 janvier 2012

Esprit de domination, es-tu là ?

Dans "Dialogues" n°19 et n°20 d'octobre 1990, j'avais publié cet article où l'on trouvera des réflexions (certaines dépassées, d'autres toujours d'actualité) sur la politique de défense de la France, dont les objectifs et les moyens sont pour l'essentiel partagés avec la droite par la "gauche de gouvernement" (voir par exemple le rapport Hollande à la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale):

img360

img361

img362

 

Posté par Alaindependant à 08:04 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
01 janvier 2012

Voeux 2012

CIMG7637Dessin M.D.


  A toutes et à tous, bonne année dans votre vie personnelle et dans notre vie ensemble.
  Les temps sont durs. Pour les jeunes et les anciens, pour les doux, pour les pauvres, les ouvriers, pour les invisibles d'ici et d'ailleurs, pour les indépendants de tous poils. Les requins sont à l'oeuvre. En France, en Europe, dans le monde.
  Si nous ne regardons pas les autres, nos proches, du travail ou du quartier, et du monde, comme des frères, des camarades potentiels, si nous ne nous unissons pas, comment tout cela finira-t-il ?
  Comme Don Quichotte, le plus indépendant des héros, de quoi sommes-nous le plus proches: de la nuit ou de la lumière ? Suicide ou résurrection ?
  Fichte disait: L'idéal est plus réel que le réel. Hâtons-nous - il y a urgence ! - de lui donner raison. Et, en ce nouvel an que nous voulons d'espérance, trinquons à l'indépendance du monde, car nous soutenons avec Badiou qu'il n'y a qu'un seul monde.

Posté par Alaindependant à 00:00 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , ,


29 novembre 2011

Communisme, croissance, aliénation

 Le communisme ne peut en aucun cas se ramener ni à la lutte des classes ni à la suppression de la propriété privée des moyens de production. La question du type de croissance est déterminante aussi; c'est entre autres causes pour l'avoir oublié et avoir choisi le même type que le capitalisme (qu'il fallait "rattraper et dépasser" !) que le "socialisme réel" a tragiquement échoué. Si le terme "décroissance" peut prêter à confusion, les "décroissants" sérieux (cf Paul Ariès, Serge Latouche, par exemple) précisent suffisamment les choses pour qu'il n'y ait aucune confusion possible avec le capitalisme, fût-il "vert". Ce que la décroissance met en évidence: le fait que peu de personnes dans les dirigeants politiques de gauche (dans les syndicats, idem) ou à la base mettent en cause le dogme de la croissance. Et ça, ça pose un vrai problème en termes d'objectifs de politique économique et sociale. Et aussi en termes de stratégie des luttes. Car si "la croissance pour la croissance" (autre nom du productivisme) ne peut résoudre les problèmes, qu'est-ce qui peut lui être substitué ?

 Quant à "l'aliénation", contrairement à ce que disent d'éminents professeurs, Marx n'oublia jamais cette notion, mais les "marxistes" oui ! Faisant du marxisme un "déterminisme économique" , ils firent oublier tout un pan de l'oeuvre de Marx que nous redécouvrons aujourd'hui. "Méthodologie de l'initiative historique" (la formule est de Roger Garaudy), le marxisme, comme le socialisme, comme le communisme, ne se réduit pas à une apologie de la lutte des classes et de la propriété collective des moyens de production et d'échange...L'histoire fait les hommes, mais les hommes font l'histoire. Le matérialiste Marx ne méprisait pas - loin de là - l'idéalisme. "Le sens de la vie", ça a un sens ! On peut en parler justement à propos de l'aliénation.

 Quelques réflexions en vrac sur le thème de l'aliénation.
 C'est vrai que l'aliénation (au sens marxiste du terme) n'est pas l'exclusivité du capitalisme mais découle de la propriété privée des moyens de production en général. Mais l'exploitation également n'est pas l'exclusivité du capitalisme. Le maître d'esclaves exploitait bien son esclave, c'est-à-dire gagnait par le travail de son esclave plus que ne lui coûtait l'entretien de celui-ci. Idem pour le seigneur et son serf.
 L'originalité de l'exploitation capitaliste est qu'elle est masquée par le pseudo contrat de travail, contrairement à l'exploitation dans les systèmes précédents. L'ouvrier n'a aucune obligation légale de rester attaché à tel ou tel patron, mais une nécessité purement économique l'oblige de fait à en avoir un. Aliénation !
 Le choix des fins (individuelles et collectives), caractéristique principale de l'être humain bien vue par Marx (voir la comparaison entre l'homme et l'abeille) et confirmée par l'anthropologie moderne, échappe totalement au prolétaire. Il est aux mains du propriétaire des moyens de production, alors que la société globale lui fait croire qu'il en est le responsable. Aliénation !
 A notre époque (il faut aller à un marxisme du XXIe siècle), l'exploitation ne se réduit pas à la formation de la plus-value. L'ouvrier (pour que les choses soient claires, j'en suis un !) des pays capitalistes développés n'est plus réduit à la famine et à l'épuisement physique comme au temps de Marx, mais il est doublement aliéné: non seulement comme producteur mais aussi comme consommateur. C'est le même système, qui du même mouvement logique, cohérent, rationnel, l'aliène/ le manipule/ le conditionne/ dans son travail et dans sa consommation. L'exploitation n'est plus alors uniquement ce qu'on lui vole comme argent pour réaliser la plus-value, c'est aussi ce qu'on lui vole comme qualité de vie en dehors du travail. Aliénation !
 Le système capitaliste est ainsi le sommet de l'organisation sociale fondée sur la propriété privée des moyens de production et d'échange, le plus perfectionné, le plus efficace. A partir de lui peut se concevoir et s'organiser un autre système de non-domination, d'émancipation, permettant à TOUS les hommes de reconquérir leur caractère humain fondamental: la détermination des fins indivisiblement personnelles et collectives. C'est ce qu'a commencé Marx.

 Opposer exploitation et aliénation c'est dresser un obstacle théorique à une pleine compréhension de formes particulièrement actuelles de misère au travail et hors du travail. L'aliénation du travail telle que décrite par Marx (et non comprise dans une signification pré-marxiste), dépossession du fruit du travail, dépossession du but du travail, dépossession des méthodes et des moyens du travail, est bel et bien une caractéristique du capitalisme. De cette aliénation du travail découle toutes les autres formes de l'aliénation: fétichisme de la marchandise sur le plan économique - le fétichisme de la marchandise est à la source de la formation de la plus-value donc de l'exploitation capitaliste -, mystification de l'Etat et de la liberté sur le plan politique, "monde des hommes doubles" (pour reprendre une phrase d'un personnage d'Aragon) sur le plan spirituel. Marx souligne à de nombreuses reprises que l'aliénation est née avec la propriété privée des moyens de production. Et disparaîtra avec elle sous l'effet de la lutte de classe du prolétariat. De ce point de vue le communisme ne se présente pas comme une sorte de "généralisation de "l'avoir" - ça c'est sainte Croissance ! - au sein du système général aliénant du capitalisme - mais comme une réalisation de l'être véritable de l'homme, le prolétaire mais aussi le bourgeois, cessant d'être double pour être rendu à lui-même, pour être désaliéné.

 Le centre du marxisme, c'est donc pour moi (et je conçois évidemment qu'il y ait d'autres points de vue) la conception de l'homme comme créateur de son avenir. L'analyse de l'exploitation capitaliste renforce, justifie, argumente, fonde scientifiquemment cette conception où l'aliénation a une place fondamentale, faisant de Marx un penseur toujours actuel. L'homme de science du "Capital" enrichit mais ne contrarie jamais le philosophe des "Manuscrits". Althusser et ses épigones n'ont jamais pu prouver le contraire.

 Bien sûr se pose le problème de la conscience. C'est là qu'interviennent les questions de l'engagement social et politique, de l'éducation populaire et du type d'organisation, au centre des débats, et des disputes et des ruptures (c'est normal !) dans tous les milieux où l'on cherche d'une manière ou d'une autre, clairement ou confusément, à construire un avenir à visage humain ("socialisme","communisme", la bataille des mots...) en sachant bien qu'il y faudra quelque chose comme une révolution ou une mutation et non un simple aménagement du système. 


Extraits et réécriture de trois messages postés par Alaindépendant sur le forum ami "Sans se prendre le chou"

Posté par Alaindependant à 00:11 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
Tags : , ,
20 novembre 2011

Triste Europe

En France, pendant que meure le premier SDFde la saison dans l'indifférence de la mediacrature,
que le gouvernement le plus réactionnaire depuis Guy Mollet humilie les chômeurs et les pauvres, ponctionne les malades, poursuit les sans-papiers, bénit les suppressions d'emplois, soumet de plus en plus le prolétariat au joug patronal, que devient la politique côté "forces du progrès" ?

Le vert-europe prend la nuance moisissure au contact de la gauche institutionnelle (ce qui n'est pas nouveau, reconnaissons-le, au niveau de l'Europe).
L'auto-proclamée "gauche de la gauche" n'ayant pas à l'évidence les moyens de ses intentions officielles fait dans l'imprécation et le grand-gueulisme. Ses syndicats aussi.
Les massives manifs indignées débouchent sur des remaniements gouvernementaux incluant les inspirateurs mêmes du ressentiment populaire (Italie, Espagne) - et pire encore (Grèce). Le peuple se demande: et demain pour la France ?

La comédie de la démocratie de marché, si nécessaire pour légitimer le capitalisme, bat son plein.
Il ne se passera rien d'utile si les masses ne se mettent pas en mouvement. La responsabilité est à la fois individuelle et collective: qu'est-ce que nous faisons là où nous sommes pour reconquérir le monde dont nous excluent le capitalisme et son camouflage, la démocratie de marché.

Posté par Alaindependant à 18:14 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
Tags : ,
03 octobre 2011

Soutien à Houria Bouteldja

Solidarité avec Houria Bouteldja : une accusation « qui nous insulte tous »

Politis.fr

Militante de longue date contre toutes les discriminations racistes, Houria Bouteldja est poursuivie pour « injure raciale contre les Français ». L’assignation se fonde sur des propos tenus lors d’une émission de télévision, où Houria a dit « souchiens » pour « Français de souche ». Cette initiative émane de l’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), groupuscule toulousain connu pour ses positions d’un racisme extrémiste.

Que ceux-là mêmes qui exercent les pires violences à l’encontre des minorités puissent se présenter comme de courageux défenseurs des Français [blancs, de souche] insultés, ce n’est pas un fait isolé, c’est le signe d’une dérive inquiétante. Les soussignés déclarent qu’ils soutiennent Houria Bouteldja dans sa juste défense contre une accusation qui nous insulte tous.

Signer la pétition

- Premiers signataires : Alain Badiou, philosophe ; Etienne Balibar, philosophe ; Saïd Bouamama, sociologue, militant ; François Burgat, politologue ; Sharon Courtoux, association Survie  ; Christine Delphy, directrice de recherche au CNRS ; François Gèze , éditeur ; Jean-Marie Gleize, écrivain, professeur des universités ; Eric Hazan, éditeur ; Stéphane Lavignotte, pasteur ; Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Jacques Rancière, philosophe ; Denis Sieffert, directeur de la rédaction de Politis ; Odile Tobner, auteur de Du racisme français  ; Enzo Traverso, Professeur de sciences politiques ; Antoine Volodine, écrivain.

- Ainsi que : Omar Alsoumi, ancien président de la GUPS et de Génération Palestine ; Armelle Andro, maîtresse de conférence, co-responsable de l’Unité de recherche ’Démographie, genre et sociétés’ - INED ; Paola Bacchetta, sociologue, Berkeley ; Mohamed Bensaada, militant QNQF (Quartiers Nord, Quartiers forts) ; Pascale Casanova, enseignante ; Maxime Cervulle, enseignant-chercheur ; Grégoire Chamayou, philosophe, chercheur CNRS ; Michèle Cohen-Halimi, Maître de conférences en philosophie ; Raphaël Confiant, écrivain ; Cédric Durand, économiste ; Inez Fisher-Blanchet, historienne au centre de recherches caraïbes-amériques ; Ramon Grosfoguel, Professeur, University of California at Berkeley ; Nacira Guénif ; Ghazi Hidouci, ancien ministre de l’économie (Algérie) ; Hugues Jallon, éditeur ; Razmig Keucheyan, maître de conférences en sociologie ; Stefan Kipfer, Professeur, York University ; Asma Lamrabet, présidente du GIERFI (groupe international d’études et réflexion sur femmes et islam) ; Oruno D. LARA, historien directeur du centre de recherches caraïbes-amériques ; Laurent Lévy, essayiste ; Raphaël Liogier, Professeur des universités, Directeur de l’Observatoire du religieux ; Stella Magliani-Belkacem, La fabrique éditions ; Gustave Massiah, économiste ; Marwan Mohammed, sociologue ; Karine Parrot, professeure de droit ; Mathieu Rigouste, chercheur en sciences sociales ; Joël Roman, philosophe et éditeur ; Catherine Samary, Maître de conférence en économie ; Patrick Simon, démographe ; Rémy Toulouse, éditeur.

Houria Bouteldja est porte-parole des Indigènes de la République.

Posté par Alaindependant à 20:48 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : ,
18 septembre 2011

De la Constitution, de l'élection présidentielle, du communisme et de la "gauche", le point de vue de Michel Peyret

 

« TUER » LA CONSTITUTION, CE N'EST PAS LA FAIRE VIVRE !

« Tuer la Constitution », c'est le titre d'un article que j'ai écrit il y a peu et que les lecteurs qui le désirent pourront retrouver facilement.

 

UNE EVIDENCE

Mon titre d'aujourd'hui m'apparaît être une évidence !

Mais il est des évidences qu'il convient de mettre en évidence si l'on veut qu'elles deviennent effectivement des évidences, pédagogie oblige.

A l'évidence également, certains qui se pensent communistes, quoique de « gauche » (1), ont choisi de faire vivre cette constitution, notamment en présentant, ou en soumettant l'idée que les communistes (de « gauche ») (1) devraient soutenir, et donc présenter un candidat lors des prochaines élections présidentielles.

Il y a quelques années, j'aurais certainement pensé et agi comme eux.

Mais les situations évoluent, les réalités changent, il est de première importance de prendre en compte ces mouvements si l'on ne veut pas être en décalage avec eux.

 

EN 1958 ET 1962, AVEC LE PCF, J'AI DIT NON

Pour ma part, je n'ai jamais cessé de me rappeler qu'en 1958 et 1962, j'ai voté contre, avec le PCF de l'époque, contre l'essentiel du contenu de la Constitution de la 5ème République, et notamment contre l'élection du Président de la République au suffrage universel.

Avec cette Constitution, il s'agissait d'en finir avec les Constitutions issues de la Résistance et de la Libération.

Ces institutions étaient jugées alors par la classe capitaliste, demeurée dominante et qui avait repris du « poil de la bête », comme un obstacle au déploiement libre et entier d'une politique totalement au service de cette classe, alors qu'elle avait dû quelque peu « partager » le pouvoir an lendemain de la Libération.

Les entreprises capitalistes voulaient avoir les mains totalement libres, il leur fallait donc une Constitution qui leur permette d'organiser l'Etat et la politique qu'il conduirait à leur guise.

C'est ce qu'elles firent sous la houlette et l'autorité du Général de Gaulle, et ils en firent approuver les principes essentiels avec l'appui indispensable des plus importantes forces politiques de droite et de « gauche » (1), le PCF ayant pour sa part appelé à dire NON lors des référendums de 1958 et de 1962.

 

« GAUCHE » ET COMMUNISME, CE N'EST PAS LA MEME CHOSE

Est-ce à cette époque, ou un peu plus tard, que j'ai commencé à ne pas confondre « gauche » et communisme.

En fait, j'avais appris de mes lectures, et aussi de l'observation de la réalité, que les confondre pouvait conduire à de graves mécomptes.

En fait, depuis 1920 et la constitution d'un PCF qui s'affirmait révolutionnaire, la « gauche », comme la « droite » d'ailleurs, étaient devenues violemment anticommunistes, violemment opposées aux politiques inspirées par la IIIème Internationale, préférant conduire des politiques conformes aux intérêts capitalistes.

Il n'est que de feuilleter les oeuvres de Maurice Thorez, en tant que documents historiques, pour prendre conscience que c'est avec la « gauche », et notamment avec le « Cartel des gauches », auquel le PCF n'a jamais appartenu, que le PCF avait l'essentiel de ses démêlés, lesquels perdurèrent jusqu'à la période dite de « Front Populaire », et atteignirent toutefois leur point culminant avec le décret d'avril 1940 du socialiste Sérol, lequel permettait la condamnation à mort des communistes. (2). Les nazis n'allaient pas tarder à prendre la relève !

 

LA GENERALISATION DU CONCEPT DE « GAUCHE »

Manifestement, avec l'arrivée du pouvoir gaulliste en 1958, les débats perdurèrent, et pas seulement à propos de la Constitution, malgré les efforts des communistes qui, avec Waldeck Rochet, lancèrent l'idée de « programme commun ».

Et c'est certainement de cette époque, qui vit l'utilisation du concept de « gauche » se généraliser, que date l'habitude que je pris de dire que je n'étais pas de « gauche » mais communiste.

Cette distinction me fut par la suite très utile pour commencer à comprendre l'origine des difficultés que rencontre le PCF, notamment à partir du moment où, après l'élection de Mitterrand en 1981, des ministres communistes participèrent aux différents gouvernements sous direction socialiste, et donc de « gauche ».

En fait, alors que le PCF recueillait plus de 20% des suffrages avant 1981, Georges Marchais n'en recueillait plus que 15% à cette date, et le PCF se retrouvait autour de 10% à la veille de la chute du mur de Berlin.

 

LE CAPITALISME DISPARAIT

De fait, avec la généralisation de l'emploi du concept de « gauche », et, corrélativement, celui de « droite », c'était tout un fondement politique de classe qui disparaissait : la « gauche » prétendait combattre la « droite », le capitalisme avait disparu en tant qu'ennemi des travailleurs, de même que les différences entre réformistes et révolutionnaires.

Les conditions se créaient pour aller, comme aux Etats-Unis, vers deux grandes forces politiques dont aucune ne remet en cause l'existence du capitalisme, même si des nuances peuvent apparaître sur tel ou tel aspect de la politique menée.

Le tour était joué ! Le capitalisme et son Etat pouvaient conduire leur politique qui n'était plus alors remise en cause dans son fondement essentiel : à savoir l'existence même du système capitaliste et de son exploitation-aliénation des travailleurs.

 

HEUREUSEMENT, LE PEUPLE ETAIT LA !

Heureusement, il y avait le peuple français !

Et il n'allait pas tarder à s'affranchir du poids de la « pédagogie du renoncement » qu'avait patiemment distillée Mitterrand pour faire oublier qu'il avait préconisé la « rupture avec le capitalisme » !

Le premier signal de ce retournement fut sans doute, en 1992, le résultat du référendum sur le Traité de Maastricht où, à la surprise générale, le résultat est proche des 50/50, alors que l'essentiel des forces politiques, à l'exception du PCF, appelait à voter OUI.

Puis ce fut le vaste mouvement social de 1995 et, dans la foulée, l'arrivée du gouvernement Jospin (Gayssot, MGB) en 1997 et la sanction sévère de son action en 2002, sanction partagée alors par Robert Hue.

 

LA VICTOIRE DE 2005

Le mouvement populaire poursuit son offensive en 2005, et, lors du référendum sur le TCE, il emporte alors la victoire !

Il convient de le dire et redire, et avec force : en 2005, avec le référendum et ses résultats, le peuple français a gagné, et sa victoire est aussi celle de tous les peuples européens.

Avec cette victoire, c'est non seulement le TCE qui est récusé, mais l'ensemble des traités européens qu'il reprend, y compris le Traité constitutif de Rome.

C'est toute la construction européenne qui est récusée, puisque il suffisait qu'un seul pays le décide pour que ce devienne réalité !

 

LE COUP D'ETAT

Alors ? Alors, il ne fallait pas moins d'un coup d'Etat pour voler cette victoire au peuple français et aux peuples européens !

Lequel peuple français n'est en effet jamais revenu sur sa décision, laquelle est donc toujours valable, et la seule valable légalement !

C'est ce que dit avec force la constitutionnaliste Anne-Marie Le Pourhiet, et que personne n'a jamais contredit à ma connaissance !

C'est elle qui dit que le Président de la République, en ne respectant pas le verdict du peuple français, s'est rendu coupable d'un double coup d'Etat, et qu'il est en conséquence passible de la Haute Cour de Justice !

Tout le monde mesure la gravité de l'accusation !

 

LA CAUTION DES FORCES POLITIQUES

Le scandale, parce qu'il y a un scandale, c'est que personne, à part quelques gaullistes historiques, n'en parle, et notamment les principales forces politiques françaises toujours muettes sur le sujet !

Et non seulement elles n'en parlent pas mais elles vont cautionner les différentes étapes du coup d'Etat, en particulier en mandatant leurs députés et sénateurs pour aller débattre à Versailles du Traité de Lisbonne, lequel ne constitue en fait que la reprise du TCE récusé par le peuple français !

 

LES PRESIDENTIELLES DE 2007

Entre-temps ont eu lieu les élections présidentielles

Elles ont participé également du sabotage de la victoire de 2005.

Alors qu'avec les résultats de 2005 une perspective réelle existait de faire vivre une alternance anticapitaliste, tout a été mis en oeuvre pour qu'elle ne puisse voir le jour !

Et, effectivement, elle n'a pas vu le jour !

La candidate Marie-George Buffet sera, avec 1,8% des suffrages exprimés, particulièrement sanctionnée pour le rôle qu'elle a joué dans cet échec.

Pour ma part, c'est à l'automne 2006, qu'indigné parce que conscient de ce qui se trame contre le peuple, et que ne pouvant cautionner, je donne ma démission du PCF dont j'avais été membre pendant 53 années !

 

LE PEUPLE PERSEVERE

Les élections présidentielles passées, le peuple français va reprendre et trouver de nouvelles formes pour sa lutte anticapitaliste.

C'est notamment le cas avec les dernières élections au Parlement européen où il boycotte le scrutin à hauteur de 60% des électeurs inscrits à l'unisson d'ailleurs avec la quasi-totalité des peuples européens.

C'est encore le cas aux élections aux élections cantonales qui suivent où le boycott est particulièrement important dans les quartiers populaires où le PCF trouvait auparavant l'essentiel de sa force.

Et à l'automne 2010, c'est le très conséquent mouvement pour le retrait du projet présidentiel relatif aux retraites, mouvement qui a le soutien de 70% de l'opinion française.

 

POUR 72%, LE CAPITALISME EST NEGATIF

Au fond, ces faits, car se sont des réalités, illustrent et concrétisent les résultats d'une enquête TNS-SOFRES d'octobre 2009, qui met en évidence – entre autres réponses et données fournies par les salariés avec lesquels les enquêteurs se sont entretenus – que 72% des salariés (de France) considèrent le capitalisme comme négatif, et il serait étrange que ce pourcentage ait diminué avec l'approfondissement de la crise du capitalisme.

J'attire de nouveau l'attention sur l'importance de ces 72% qui ressentent le capitalisme négativement : à ma connaissance, c'est la première fois au monde qu'un peuple porte un tel jugement sur le capitalisme !

C'est en conséquence un fait hautement significatif de la situation politique nationale !

 

LE PEUPLE SANS LES FORCES POLITIQUES

Et cette donnée est d'autant plus remarquable qu'il n'y a aucune force politique organisée qui ait une prise de position aussi conséquente sur le capitalisme, toutes ayant plus ou moins participé à sa gestion à différents niveaux de la société ces dernières années, en donnant pour l'essentiel satisfaction au capital.

Voilà donc qui illustre parfaitement la constatation que faisait Marx en son temps, à savoir que ce sont les masses qui font l'histoire, ou bien que l'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-mêmes.

 

EN 1789, NI PARTI NI ELECTION

Aussi, on le voit bien au travers de ce rapide récapitulatif, ces travailleurs n'attendent pas que quelqu'un prenne des décisions à leur place, puisqu'aussi bien ces décisions ne sont pas venues, ni escomptent un résultat quelconque d'une quelconque élection puisqu'aussi bien c'est le boycott qui est largement majoritaire ces derniers temps.

Il y a d'ailleurs des précédents dans l'histoire de France, et pas des moindres !

En 1789 par exemple, il n'y avait ni parti ni élection, et pourtant le peuple français, souverain avant la lettre, a su se réunir dans les paroisses pour établir les Cahiers de doléances et désigner les délégués qui les porteraient aux Etats Généraux. La suite est bien connue...

 

DES COMMUNISTES MAITRES DE LEUR ORGANISATION

Sans doute une organisation communiste peut-elle contribuer à ce que le peuple prenne ainsi la parole et décide de ce qu'il a à faire.

Dans cet esprit, les communistes qui veulent rester communistes, et non devenir de « gauche », c'est-à-dire gestionnaires du capitalisme, doivent eux-mêmes se réunir et décider de l'organisation qu'ils veulent se donner.

On voit mal qui prétendrait le faire à leur place !

Les communistes doivent donc être, et demeurer, à tous les niveaux, à tous les moments, les maîtres de l'organisation dont ils doivent décider. Les moyens techniques existent aujourd'hui pour faire vivre cette exigence, nous ne sommes plus au temps où Marx considérait les chemins de fer comme un progrès considérable pour l'existence d'une telle organisation.

C'est dans cet esprit qu'a été avancée l'idée d'Assises du communisme par un certain nombre d'entre-nous (voir mon article à ce sujet dans ma « Tribune » de « Rouge Midi »).

Michel Peyret

19 septembre 2011

 


 

 

Note1 : les guillemets sont de Maurice Thorez, voir ses oeuvres..

 

Note2 : Albert Sérol a été député socialiste, puis Ministre du Travail (gouvernement Léon Blum) et enfin Ministre de la Justice dans le gouvernement Paul Reynaud. Il signe en avril 1940 comme garde des sceaux le décret Sérol qui étend la condamnation à mort à tout français qui aura participé sciemment à une entreprise de démoralisation de l'armée ou de la nation ; Le décret du 12 avril 1940 visait plus particulièrement les communistes, dont le parti avait déjà été dissous par le décret-loi du 26 septembre 1939 et dont les élus avaient été déchus de leurs mandats par la loi du 20 janvier 1940, nombre de députés condamnés à mort ou embastillés.

 


Note de Alaindependant: Je rappelle que je me suis à plusieurs reprises (voir notamment http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/02/22/15722833.html) prononcé sur ce blogue non pour la constitution d'un nouveau parti mais pour un rassemblement plus vaste, plus démocratique, plus décentralisé, pour le socialisme (front, fédération, mouvement, coordination, réseau...?) au sein duquel le courant communiste dans sa propre originalité organisée a évidemment son rôle. Qui n'est pas un rôle d'avant-garde ou de direction, mais d'éveil, de conscientisation, d'éducation. Mais rôle que personne ne peut tenir à sa place, et qu'il doit donc tenir faute de quoi il manquera quelque chose d'essentiel au rassemblement.

Posté par Alaindependant à 23:38 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , ,
17 juillet 2011

Questions auxquelles il ne faut pas se défiler

En suggérant de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un défilé civil, Eva Joly a soulevé - sans le vouloir ? - , par cette fausse (fausse car le défilé est un aspect secondaire dans cette affaire) bonne proposition, de vraies questions: comment la France peut-elle assurer sa défense, l'armée professionnelle (jointe à la dissuasion nucléaire) est-elle la seule solution, ou ne faut-il pas sous des formes à réinventer réintroduire la conscription, c'est-à-dire la participation concrète du peuple à l'effort de défense, quelles sont les missions intérieures et extérieures de l'armée ? Ces questions ne sont jamais débattues, pourquoi ? Ne serait-ce pas en définitive parce que poser le problème de la défense, c'est d'abord se demander collectivement ce que l'on a à défendre ? La France de Sarkozy-Fillon, qui fait le tri entre les Français ("de souche" et d'origine étrangère, riches et pauvres,...)  qui maintient une action notamment militaire de type colonialiste en Afrique (Côte d'Ivoire, Lybie, récemment), qui met l'armée au service de l'Empire (Afghanistan,...), ne veut pas de ce débat car à part quelques potentats de la finance et des affaires personne n'est prêt à défendre cette France-là. Si bien que poser les questions des buts de la défense c'est poser la question fondamentale du type de société que nous voulons, que nous serions prêts à défendre personnellement. Voilà pourquoi ILS (et dans ce "ils" que la gauche bien-pensante se sente aussi visée !) ne pardonneront pas à Eva: joli !...

Posté par Alaindependant à 11:27 - - Commentaires [3] - Rétroliens [0]
Tags :


  1  2  3  4