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4 mai 2008

Science et religion, par Jean Bricmont

Science et religion : l’irréductible antagonisme par Jean Bricmont - Sur http://www.pseudo-sciences.org.
Texte antérieurement publié dans : « Où va Dieu ? »
Revue de l’Université Libre de Bruxelles, Complexe, Bruxelles, 1999.
Et dans :« Qu’est-ce que croire ? », Agone, Philosophie, critique et littérature, No 23, 2000.
Et dans : Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences.
Sous la direction de J. Dubessy et G. Lecointre, Syllepse, Paris, 2001

Si nous prenons en main un volume quelconque, de théologie ou de métaphysique scolastique, par exemple, demandons-nous : Contient-il des raisonnements abstraits sur la quantité ou le nombre ? Non. Contient-il des raisonnements expérimentaux sur des questions de fait et d’existence ? Non. Alors, mettez-le au feu, car il ne contient que sophismes et illusions.

David Hume (1)

Introduction

Il semble que l’heure soit au dialogue, après des siècles de conflit et de séparation, entre science et foi, ou science et théologie. On ne compte plus les séminaires et les rencontres consacrés à ce thème. Des scientifiques éminents comme Friedrich von Weizsacker et Paul Davies ont reçu le prix « pour le progrès de la religion », offert par la fondation Templeton. L’American Association for the Advancement of Science a organisé récemment (en avril 1999) un débat public sur l’existence de Dieu [2]. L’hebdomadaire Newsweek n’hésite pas à proclamer sur sa couverture que « la science découvre Dieu » (27 juillet 1998). Plus près de nous, l’Université Interdisciplinaire de Paris [3] (UIP) organise de nombreuses conférences sur le thème de la convergence entre science et foi, avec la participation de scientifiques de très haut niveau et cette « université » jouit de soutiens puissants. Le ‘positivisme’ n’est plus de mise en philosophie et la science, post-quantique et post-gödelienne, s’est faite modeste. D’autre part, les théologiens se sont mis à l’écoute de la science qu’ils ont renoncée à contredire ou à régenter. Tout ne va-t-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non. Je vais plaider une thèse qui va à l’encontre de cette tendance et montrer que, si elles sont bien comprises, la démarche scientifique et la démarche religieuse sont en fait inconciliables. Évidemment, la démarche religieuse est aujourd’hui difficile à cerner, parce qu’elle est devenue terriblement vague et diversifiée, ce qui rend la critique malaisée. On peut toujours me répondre que je n’ai pas compris l’essence de la démarche et me renvoyer à la lecture d’un nouvel auteur. Je limiterai par conséquent ma critique à quatre axes qui me semblent caractériser les principales attitudes adoptées aujourd’hui par les croyants face à la science : d’abord, le concordisme, c’est-à-dire l’idée que la science bien comprise mène à la religion. Deuxièmement, la doctrine, opposée à la première, selon laquelle il existe différents ordres de connaissance, l’un réservé à la science, l’autre à la théologie (avec parfois la philosophie entre les deux). Troisièmement, la thèse, réactualisée récemment par le paléontologue Steven Jay Gould [4], affirmant que la science et la religion ne peuvent pas entrer en conflit parce que l’une s’occupe de jugements de fait, l’autre de jugements de valeur. Et, finalement, ce qu’on pourrait appeler le subjectivisme ou le postmodernisme chrétien. Pour conclure, je ferai quelques remarques sur l’actualité et l’importance de l’athéisme.

Pour le dire d’un mot, la racine de l’opposition entre science et religion porte essentiellement sur les méthodes que l’humanité doit suivre pour obtenir des connaissances fiables, quel que soit l’objet de ces connaissances. Un des principaux effets que la naissance des sciences modernes a eu sur notre façon de penser, c’est la prise de conscience, à l’époque des Lumières, des limites que la condition humaine impose à nos possibilités d’acquérir des connaissances qui vont au-delà de l’expérience. Par ailleurs, je suis parfaitement conscient du fait que les idées avancées ici ne peuvent paraître neuves que dans la mesure où elles ont été en partie oubliées. Néanmoins, la confusion qui existe dans une partie du monde intellectuel à propos des rapports entre science et religion force malheureusement les incroyants à réaffirmer régulièrement leurs propres « vérités éternelles » [5].

Le concordisme

N’y a-t-il pas quelque chose d’un peu absurde dans le spectacle d’êtres humains qui tiennent devant eux un miroir et qui pensent que ce qu’ils y voient est tellement excellent que cela prouve qu’il doit y avoir une Intention Cosmique qui, depuis toujours, visait ce but…Si j’étais tout-puissant et si je disposais de millions d’années pour me livrer à des expériences, dont le résultat final serait l’Homme, je ne considérerais pas que j’aurais beaucoup de raisons de me vanter.

Bertrand Russell [6]

L’idée selon laquelle il existe une sorte de convergence entre science et religion est ancienne mais cette approche, après avoir été plus ou moins mise de côté pendant des années, connaît aujourd’hui un regain d’intérêt [7]. Ses partisans soutiennent que la science contemporaine elle-même offre de bons arguments en faveur de l’existence d’une transcendance ; contrairement à la science classique, matérialiste, du 18e siècle, la mécanique quantique, le théorème de Gödel, le Big Bang, et parfois la théorie du chaos, nous offrent une image réenchantée du monde, indiquent les « limites » de la science et suggèrent un au-delà. Un exemple typique de ce genre de raisonnement est basé sur le « principe anthropique » : des physiciens ont calculé que, si certaines constantes physiques avaient été très légèrement différentes de ce qu’elles sont, l’univers aurait été radicalement différent de ce qu’il est et, en particulier, que la vie et l’homme auraient été impossibles. Il y a donc là quelque chose que nous ne comprenons pas ; l’Univers semble avoir été fait de façon très précise afin que nous puissions en faire partie. En fait, il s’agit d’une nouvelle version de ce que les anglo-saxons appellent « the argument from design », à savoir que l’univers semble avoir été fait en fonction d’une certaine finalité et que cette finalité elle-même témoigne de l’existence d’un Grand Architecte [8].

Les scientifiques non-croyants répondent de différentes façons à ce genre d’arguments : par exemple, on peut dire que la situation est temporaire et que d’autres phénomènes qui, dans le passé, ont été considérés comme des preuves évidentes de l’existence de la Providence, tels que l’extrême complexité des êtres vivants, ont été, en principe, expliqués scientifiquement. Par ailleurs, rien ne dit que l’univers observé est le seul qui existe et, s’il en existe plusieurs ayant des propriétés physiques différentes, nous nous trouverons forcément dans un de ceux où la vie est possible [9].

Mais cela ne va pas au fond du problème : les scientifiques « matérialistes » ne sont en général pas assez matérialistes ou, en tout cas, pas assez darwiniens (dans un certain sens du terme). La tradition religieuse ainsi qu’un narcissisme évident nous a laissé l’illusion que nous étions le centre de l’univers et le sommet de la création [10]. Mais dans la vision scientifique du monde, nous ne sommes, métaphoriquement parlant, qu’un peu de moisissure perdue sur une planète quelque part dans l’univers, et que la pression de la sélection naturelle a muni d’un cerveau. En particulier, il n’y a strictement aucune raison de croire que nous pouvons répondre à toutes les questions que nous nous posons [11]. Et il est normal qu’il y ait de l’inexpliqué et du mystérieux dans le monde — c’est l’inverse qui serait surprenant [12]. Personne ne songe à faire jouer les orgues de la métaphysique parce que les chiens ou les chats ne comprennent pas certains aspects de leur environnement. Pourquoi réagir différemment lorsqu’il s’agit de ces animaux particuliers que sont les êtres humains ? Certes, la science fait reculer notre ignorance, mais elle n’élimine pas notre perplexité. En fait, plus on avance, plus on touche à des réalités qui sont soit très petites avec la mécanique quantique, soit très grandes ou très anciennes avec la cosmologie, et il n’est pas déraisonnable de s’attendre à ce que le monde nous apparaisse de plus en plus étrange. Le meilleur remède psychologique contre les dérives métaphysiques liées aux limites des sciences est de changer de perspective et de se dire que ce n’est pas le monde qui est magique, mais nous qui sommes bêtes.

Les partisans de la convergence répondront que l’analyse objective du monde suggère l’existence d’une transcendance et qu’il n’y a aucune raison de la rejeter comme hypothèse ; cette transcendance est peut-être invisible, mais les champs électromagnétiques ou la force de gravitation universelle ne sont pas non plus observables de façon directe. On observe leurs conséquences et, à partir de là, on infère leur existence. Pourquoi ne pas procéder de la même façon avec Dieu ? Pour une raison très simple : comment spécifier ce qu’est Dieu ? Lorsqu’on fait des hypothèses scientifiques, on les formule, du moins en principe, de façon mathématiquement précise et on en déduit des conséquences observables. Comment procéder ainsi pour le transcendant ? C’est impossible, presque par définition. Considérons, par exemple, l’idée que Dieu est tout-puissant : qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Qu’il peut modifier les lois de la physique ? Ou même celles de l’arithmétique (par exemple, faire en sorte que 2+3=6) ? Peut-il s’opposer au libre arbitre humain ? Peut-il empêcher la souffrance ? Sans aucun doute, les théologiens peuvent apporter des réponses cohérentes à ces questions. Le problème est qu’il est relativement facile de trouver toute une série de réponses cohérentes à presque n’importe quelle question, mais qu’il est difficile, en l’absence de tests empiriques, de savoir laquelle est la bonne.

Évidemment, une façon de donner un contenu précis à l’idée de divinité, c’est de se tourner vers l’une ou l’autre révélation. Mais il faut éviter de tomber dans un raisonnement circulaire. On ne peut pas accepter d’emblée qu’il s’agisse là de la parole de Dieu, au contraire, c’est ce qu’il faut établir. Or, il n’existe pas de révélation qui soit empiriquement correcte dans les domaines où l’on peut la vérifier ; par exemple, la Bible n’est pas particulièrement exacte en matière de géologie ou d’histoire naturelle. Pourquoi alors faire confiance aux assertions qu’on y trouve concernant des domaines où elle n’est pas directement vérifiable, tels que les caractéristiques du divin ?

On ne peut que s’étonner du fait que d’éminents scientifiques non-croyants se laissent parfois enfermer dans la problématique du concordisme. Steven Hawking, par exemple, affirme : « Mais si l’Univers n’a ni singularité ni bord et est complètement décrit par une théorie unifiée, cela a de profondes conséquences sur le rôle de Dieu en tant que créateur. » [13] En réalité, cela n’en a aucune, à moins d’arriver à caractériser Dieu de façon suffisamment précise pour servir d’alternative à l’absence de singularité et de bord (qui, eux, sont définis de façon mathématique). Le biologiste Richard Dawkins explique qu’il a un jour déclaré à un philosophe, au cours d’un dîner, qu’il ne pouvait pas imaginer être athée avant 1859, année de la parution de L’origine des espèces de Darwin [14]. Ce qui revient implicitement à critiquer l’attitude des athées du 18e siècle. Pour comprendre néanmoins pourquoi ceux-ci avaient raison, imaginons, ce qui est évidemment impossible, qu’on démontre demain que toutes les données géologiques, biologiques et autres sur l’évolution sont une gigantesque erreur et que la Terre est vieille de 10.000 ans. Ceci nous ramènerait plus ou moins à la situation du 18e siècle. Nul doute que les croyants, surtout les plus orthodoxes, pousseraient un immense cri de joie. Néanmoins, je ne considérerais nullement cette découverte comme un argument en leur faveur. Cela montrerait que nous n’avons, après tout, pas d’explication de la diversité et de la complexité des espèces. Bien ; et alors ? Le fait que nous n’ayons aucune explication d’un phénomène n’implique nullement qu’une explication qui n’en n’est pas une (par exemple, une explication théologique) devienne subitement valable.

La célèbre phrase de Jacques Monod : « L’homme sait enfin qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers d’où il a émergé par hasard » [15] souffre également d’une certaine ambiguïté, qu’on retrouve chez certains biologistes ; que veut dire ici le mot « hasard » ? S’il signifie que l’homme n’était pas prédestiné, ce n’est pas réellement une découverte scientifique ; les explications en terme de causes finales ont été abandonnées pour des raisons similaires à celles qui ont mené à l’abandon des explications de type religieux (impossibilité de les formuler de façon à ce qu’elles soient testées). Mais si le terme désigne ce qui n’a pas de causes (antécédentes), alors la phrase exprime simplement notre ignorance concernant l’origine de la vie ou certains aspects de son évolution. Le hasard n’est pas plus une cause ou une explication que Dieu [16].

En fin de compte, le Dieu soi-disant découvert par la science, comme le hasard, n’est qu’un nom que nous utilisons pour recouvrir notre ignorance d’un peu de dignité.

Notons finalement que, lorsque l’Église s’est décidée à reconnaître ses torts dans l’affaire Galilée (au terme d’une enquête qui a duré de 1981 à 1992), le cardinal Poupard déclara, en présence du pape : « certains théologiens contemporains de Galilée n’ont pas su interpréter la signification profonde, non littérale, des Écritures » [17]. Mais ni lui ni Sa Sainteté ne semblent apprécier l’importance du fait que c’est l’action courageuse de milliers de non-croyants ou de croyants suffisamment sceptiques qui ont amené les théologiens [18] à découvrir cette « signification profonde ». On ne peut s’empêcher d’être perplexe face au comportement d’une divinité qui se révèle dans des Écrits, dont la véritable signification échappe totalement durant des siècles aux croyants les plus zélés et ne finit par être comprise que grâce aux travaux des sceptiques ; les voies de la Providence sont vraiment impénétrables.

Une réalité d’un autre ordre ?

Toute connaissance accessible doit être atteinte par des méthodes scientifiques ; et ce que la science ne peut pas découvrir, l’humanité ne peut pas le connaître.

Bertrand Russell [19]

L’attitude religieuse traditionnelle et pourrait-on dire, orthodoxe, rejette, souvent avec fermeté, l’idée d’une concordance entre science et foi et s’appuie plutôt sur l’idée que la théologie ou la réflexion religieuse nous donne accès à des connaissances d’un autre ordre que celles accessibles à la science [20]. Ce genre de discours commence souvent en observant que l’approche scientifique ne nous donne qu’une connaissance très partielle de la réalité. En effet le monde tel que le représente la science est assez étrange : où trouve-t-on dans cet univers de gènes, de molécules, de particules et de champs ce qui nous paraît faire la spécificité de l’être humain, à savoir nos sensations, nos désirs, nos valeurs ? Ne faut-il pas faire appel à une autre approche, non scientifique, pour appréhender cet aspect essentiel de la réalité ? Et cette autre approche ne pourrait-elle pas nous indiquer le chemin qui mène vers une transcendance ?

Comme cette question est la source de pas mal de confusions, il faut, pour y répondre, distinguer soigneusement nos différentes façons de connaître ; tout d’abord, remarquons que l’immense majorité de nos connaissances ne sont pas « scientifiques » au sens strict du terme. Ce sont les connaissances de la vie courante. Néanmoins, elles ne sont pas radicalement différentes des sciences en ce sens qu’elles visent également à une connaissance objective de la réalité et qu’elles sont obtenues par une combinaison d’observations, de raisonnements et d’expériences. Ensuite, il y a l’approche introspective et intuitive de la réalité, qui nous permet de connaître nos propres sentiments et parfois de deviner ceux des autres. C’est elle qui nous permet d’avoir accès au monde des sensations et de la conscience. Comment relier ce monde subjectif au monde objectif tel que le décrit la science contemporaine est fort problématique et suggère effectivement que la vision du monde fournie par la science est incomplète. À nouveau, on peut soutenir que cette situation n’est que temporaire. Mais surtout, il ne faut pas oublier qu’il est normal que notre rapport à la réalité nous laisse insatisfaits et perplexes.

La démarche religieuse cherche parfois à utiliser l’aspect subjectif de notre expérience pour justifier ses assertions. Nous sentons « qu’il y a quelque chose qui nous dépasse » ou nous nous sentons en rapport immédiat avec une entité spirituelle, ce qui, poussé à l’extrême, débouche sur l’expérience mystique. Mais comment s’assurer que notre expérience subjective nous donne accès à des entités existant objectivement en dehors de nous, Dieu par exemple, et pas simplement à des illusions ? Après tout, il existe tant d’expériences subjectives différentes qu’il est difficile de croire qu’elles mènent toutes à des vérités. Et comment les départager si ce n’est en faisant appel à des critères non-subjectifs ? Mais faire appel à de tels critères revient à mettre de côté le caractère probant de l’expérience subjective.

Par ailleurs, postuler, par exemple, l’existence d’une âme pour expliquer la conscience [21] est une démarche aussi illusoire que postuler l’existence d’une divinité pour expliquer l’univers. L’âme est-elle immortelle ? Vient-elle à la naissance ou à la conception ? Comment interagit-elle avec le corps ? Cette interaction viole-t-elle les lois de la physique ? Respecte-t-elle la conservation de l’énergie ? Dès que l’on pose des questions concrètes, on se rend compte qu’il est impossible d’y répondre. Ou plutôt, qu’il est toujours possible de donner différentes réponses, mais qu’il n’y a aucun moyen de trancher entre elles. En fin de compte, notre approche subjective du monde ne nous permet pas plus d’inférer l’existence des êtres postulés par les religions (Dieu, l’âme etc.) que notre approche objective.

En fait, l’appel à la vie intérieure comme signe d’une transcendance est une sorte de régression par rapport à la métaphysique classique. Celle-ci cherchait à atteindre un autre ordre de réalité en utilisant non pas notre intuition, mais nos capacités de raisonnement a priori. Hume a très bien résumé le problème que rencontre cette approche : « la racine cubique de 64 est égale à la moitié de 10, c’est une proposition fausse et l’on ne peut jamais la concevoir distinctement. Mais César n’a jamais existé, ou l’ange Gabriel ou un être quelconque n’ont jamais existé, ce sont peut-être des propositions fausses, mais on peut pourtant les concevoir parfaitement et elles n’impliquent aucune contradiction. On peut donc seulement prouver l’existence d’un être par des arguments tirés de sa cause ou de son effet ; et ces arguments se fondent entièrement sur l’expérience. Si nous raisonnons a priori, n’importe quoi peut paraître capable de produire n’importe quoi. La chute d’un galet peut, pour autant que nous le sachions, éteindre le soleil ; ou le désir d’un homme gouverner les planètes dans leur orbite. C’est seulement l’expérience qui nous apprend la nature et les limites de la cause et de l’effet et nous rend capables d’inférer l’existence d’un objet de celle d’un autre. » [22] Ce que montre clairement Hume, c’est que nous sommes en quelque sorte prisonniers de nos capacités cognitives : ou bien nous raisonnons a priori, mais alors nous devons nous limiter aux objets mathématiques ou bien, nous nous intéressons à des questions de fait, et nous devons utiliser des arguments fondés « entièrement sur l’expérience ». Raisonner a priori sur des objets non-mathématiques et vagues tels que la Substance ou l’Être ne peut produire que « sophismes et illusions ».

Une version moderne de l’illusion métaphysique consiste à dire que la science répond à la question du comment, mais pas du pourquoi. C’est à nouveau un faux problème. Si l’on se demande « pourquoi l’eau bout-elle à 100° ? », la réponse sera donnée par la physique. Si l’on veut, on peut reformuler la question en terme de comment : « comment se fait-il que l’eau bout à 100° ? » Mais on s’aperçoit alors que, pour ce genre de questions, la différence entre pourquoi et comment est illusoire. Insister sur le « pourquoi » renvoie implicitement, soit aux explications finalistes qui sont impossibles à tester, soit à des explications « ultimes » qui sont également inaccessibles (toutes les explications scientifiques s’arrêtant quelque part). Et, si l’on y réfléchit, on s’aperçoit vite que les seules questions de « pourquoi » auxquelles nous puissions trouver une réponse fiable sont celles qui sont équivalentes à des questions de « comment ».

Ce que comprenaient bien les penseurs des Lumières, mais qui a été en partie oublié depuis lors, c’est que l’approche scientifique (en y incluant la connaissance ordinaire) nous donne les seules connaissances objectives auxquelles l’être humain ait réellement accès. Si l’approche scientifique nous donne une vision partielle de la réalité, c’est parce que nous n’avons pas accès, de par notre nature finie, à la réalité ultime des choses. Mais il y a une grande différence entre dire que la science nous donne une description complète de la réalité et dire qu’elle en donne la seule connaissance accessible à l’être humain ; la confusion entre ces deux propositions est d’ailleurs soigneusement entretenue par les croyants, ce qui leur permet alors d’attaquer le « scientisme », identifié à la première proposition, et de suggérer non pas simplement qu’il existe des questions auxquelles la science n’a pas de réponses, mais qu’il existe une façon d’apporter à ces questions des réponses fiables. Une fois que cette distinction est clairement énoncée, des édifices entiers de métaphysique et de théologie s’effondrent.

Des domaines de compétence distincts

La Bible dit : « tu ne permettras pas à une sorcière de vivre »… Les chrétiens libéraux modernes, qui soutiennent que la Bible est valable d’un point de vue éthique, tendent à oublier de tels textes ainsi que les millions de victimes innocentes qui sont mortes dans de grandes souffrances parce que, dans le temps, les gens ont réellement pris la Bible comme guide de leur conduite.

Bertrand Russell [23]

Les deux attitudes discutées ci-dessus défendaient avec force la place de la théologie face à la science. Envisageons maintenant les positions de repli, qui ne sont devenues populaires aux yeux de certains croyants que parce que ceux-ci ont fini par se rendre compte que les positions fortes étaient intenables. Une première position consiste à séparer totalement les domaines ; la science s’occupe des jugements de fait et la religion s’occupe d’autres jugements, par exemple les jugements de valeur, le sens de la vie etc. Notons que cette position est différente de la précédente : l’approche « métaphysique » cherche à atteindre des vérités d’un autre ordre que les vérités scientifiques, mais qui sont néanmoins factuelles (l’existence de Dieu etc.). Cette séparation des domaines est défendue par certains intellectuels, par exemple par le paléontologue S. J. Gould [24] qui se déclare « agnostique », mais désire défendre la théorie de l’évolution contre les attaques créationnistes tout en permettant à la religion de garder une certaine place dans la culture. Elle satisfait sans doute aussi certains croyants, mais n’est certainement pas compatible avec la position de l’immense majorité d’entre eux, qui considèrent la métaphysique religieuse comme une vérité objective qu’ils ne sont pas prêts à abandonner. Et, en fait, ils ont en un certain sens raison : si l’on abandonne réellement toutes les questions de fait à la science et qu’on rejette le concordisme, comment justifier les jugements religieux sur les valeurs et le sens de la vie ? Sur l’enseignement contenu dans telle ou telle révélation ? Mais au nom de quoi choisir une révélation plutôt qu’une autre si ce n’est parce qu’elle exprime la « véritable » parole de Dieu ? Et cette assertion nous replonge immédiatement dans des questions ontologiques. Va-t-on suivre l’exemple d’un personnage supposé admirable, comme Jésus Christ ? Mais que sait-on scientifiquement de sa vie ? Pas grand-chose. Pourquoi alors ne pas suivre l’exemple de quelqu’un dont on sait avec plus de certitude ce qu’il a vraiment fait ? Et si sa vie réelle n’a pas d’importance, pourquoi ne pas inventer de toutes pièces un personnage dont la vie serait encore plus admirable et qu’on nous inviterait à imiter ? Finalement, les morales religieuses rencontrent un problème semblable à celui rencontré par l’interprétation non littérale des Écritures : plus aucun croyant ne veut suivre à la lettre, en matière éthique, toutes les prescriptions bibliques. Mais comment fait-on le tri, si ce n’est en utilisant des idées morales indépendantes de la révélation ? Et s’il faut évaluer cette dernière au nom de critères qui lui sont extérieurs, à quoi peut-elle bien servir ?

On entend souvent dire — et on cite Hume à ce sujet — qu’on ne peut pas déduire logiquement des jugements de valeur à partir de jugements de fait. C’est certainement vrai, mais cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas une façon scientifique de raisonner en matière éthique qui, à nouveau, s’oppose à l’attitude religieuse. Cette approche est l’utilitarisme qui repose sur un seul principe éthique non factuel, à savoir qu’il faut globalement maximiser le bonheur. Ce principe ne peut évidemment pas être justifié scientifiquement. Mais, une fois qu’il est admis, à cause de son caractère intuitivement évident, tous les autres jugements moraux sont ramenés à des jugements du type : est-ce que telle ou telle action tend à augmenter le bonheur global ? Et ces jugements-là sont factuels. Évidemment, les adversaires de cette approche font vite remarquer que la notion de bonheur est vague et que les calculs utilitaristes sont souvent impossibles à effectuer. Tout cela est vrai, mais quelle alternative proposer ? On peut justifier a contrario l’utilitarisme en faisant remarquer qu’il est difficile d’imaginer une action qui serait moralement justifiée alors que celui qui la commet sait qu’elle tend à diminuer le bonheur global.

L’approche utilitariste choque souvent parce qu’elle s’oppose à deux aspects profondément ancrés dans notre réaction spontanée face aux problèmes éthiques : l’une, c’est le respect des morales traditionnelles, obéissance à l’autorité, à la communauté, à l’État ou aux préceptes religieux ; pour un utilitariste, toutes ces traditions doivent être critiquées et évaluées à l’aune de la maximisation du bonheur total. L’autre aspect, sont toutes les volontés de vengeance ou de punition. D’un point de vue utilitariste, toute sanction doit être justifiée uniquement en fonction du bonheur global et non pas par un désir de punir les méchants. En particulier, l’utilitarisme met entre parenthèse le problème de la responsabilité et du libre arbitre ; il n’a pas besoin de nier le libre arbitre ; simplement, il ne se préoccupe pas de savoir si les actions humaines sont « vraiment » libres et en quel sens, ce qui est probablement la position philosophique la plus prudente. Finalement, pour un utilitariste, il existe des progrès en éthique, comme en sciences, et l’on y arrive également par l’observation et le raisonnement. On peut, en comprenant mieux la nature humaine, découvrir, par exemple, que l’esclavage est mauvais et que l’avortement ne l’est pas. En fin de compte, non seulement une religion dont on aurait évacué tous les jugements de fait se vide de tout contenu, mais la façon religieuse d’aborder les problèmes éthiques s’oppose radicalement à l’approche basée sur une conception rationnelle du monde.

Croire pour se sentir bien

Je pourrais être plus heureux, et j’aurais sans doute de meilleures manières, si je croyais être descendant des empereurs de Chine, mais tous les efforts de volonté que je pourrais faire en ce sens ne parviendraient pas à m’en persuader, pas plus que je ne peux empêcher mon cœur de battre.

Steven Weinberg [25]

Il existe une tradition de « révolte contre la raison », dont on trouve des accents chez des auteurs aussi différents que Pascal et Nietzsche, et qui rejette toute la discussion précédente en admettant volontiers qu’il n’y a pas d’arguments rationnels en faveur de la religion, et qu’en fin de compte il s’agit uniquement d’un choix personnel. On peut croire, même si c’est absurde, surtout si c’est absurde. Ou bien, il s’agit d’un engagement, d’un style de vie — on fait les « gestes de la foi », prier et implorer, et on finit par croire. Ce genre d’attitude est devenu de plus en plus populaire avec la montée du « postmodernisme » et, plus généralement, de l’idée que ce qui est important n’est pas de savoir si ce qu’on dit est vrai ou faux, ou peut-être même que la distinction entre vrai et faux n’a pas de sens. Ce qui compte, ce sont les effets pratiques d’une croyance ou le rôle social qu’elle joue dans un groupe donné.

Dans la variante postmoderne la plus extrême de cette tradition, le problème de la contradiction entre différentes croyances religieuses ne se pose pas. On a recourt à la doctrine des vérités multiples, c’est-à-dire que des idées mutuellement contradictoires peuvent être simultanément vraies. L’un croit au ciel et à l’enfer, l’autre à la réincarnation, un troisième pratique le New Age et un quatrième pense avoir des extra-terrestres parmi ses ancêtres. Toutes ces vues sont « également vraies » mais avec un qualificatif du genre, « pour le sujet qui y croit » ou « à l’intérieur de sa culture ». Je ne peux que partager le sentiment d’étonnement que ressentent beaucoup de croyants orthodoxes face à cette multiplication des ontologies.

Comme il est inutile d’attaquer ce genre de positions au moyen d’arguments rationnels, je vais me contenter de faire deux remarques à caractère moral [26]. Premièrement, cette position n’est pas sincère et cela se remarque dans les choix de la vie courante : lorsqu’il faut choisir une maison, acheter une voiture, confier son sort à une thérapeutique, même les subjectivistes les plus acharnés comparent différentes possibilités et tentent d’effectuer des choix rationnels [27]. Ce n’est que lorsqu’on se tourne vers des questions « métaphysiques », qui n’ont pas de conséquences pratiques immédiates, que tout devient une question de désir et de choix subjectifs. Ensuite, cette position est dangereuse, parce qu’elle sous-estime l’importance de la notion de vérité objective, indépendante de nos désirs et de nos choix : lorsqu’aucun critère objectif n’est disponible pour départager des opinions contradictoires, il ne reste que la force et la violence pour régler les différends. En particulier, sur le plan politique, la vérité est une arme que les faibles ont face aux puissants, pas l’inverse.

Finalement, Steven Weinberg fait une remarque perspicace à propos du subjectivisme religieux : « Il est très étrange que l’existence de Dieu, la grâce, le péché, l’enfer et le paradis n’aient aucune importance ! Je suis tenté de penser que, si les gens adoptent une telle attitude vis-à-vis des questions théologiques, c’est parce qu’ils ne peuvent se résoudre à admettre qu’ils n’y croient pas du tout. » [28]

Actualité de l’athéisme

L’abolition de la religion en tant que bonheur illusoire du peuple est une exigence de son bonheur réel. Exiger que le peuple renonce à ses illusions sur sa condition, c’est exiger qu’il abandonne une condition qui a besoin d’illusions. La critique de la religion est donc virtuellement la critique de la vallée de larmes dont la religion est l’auréole.

Karl Marx [29]

Tout d’abord, il faut lever une ambiguïté de terminologie : l’attitude défendue ici, qui s’appuie sur les limites des connaissances (fiables) auxquelles l’humanité a accès est souvent considérée comme une forme d’agnosticisme plutôt que d’athéisme [30]. Mais il s’agit là d’une confusion : par exemple, le pape ne se dira pas « agnostique » au sujet des dieux de l’Olympe. Par rapport à eux, il est en réalité, comme tout le monde, athée. Idem pour toutes les religions africaines, polynésiennes etc. En fait, les théologiens les plus orthodoxes et moi-même sommes probablement d’accord (je n’ai pas fait de calculs exacts) sur 99 % des religions existantes ou ayant existé. Personne n’a jamais prouvé qu’Aphrodite n’existait pas.

En réalité, il y a deux sortes d’agnostiques : d’une part, ceux qui constatent qu’il n’y a aucune raison valable de croire en une divinité quelconque et qui utilisent ce mot pour désigner leur position, laquelle n’est pas réellement différente de l’athéisme. Aucun athée ne pense avoir des arguments prouvant l’inexistence des divinités. Ils constatent simplement, face à la multiplicité des croyances et des opinions, qu’il faut bien faire un tri (à moins d’accepter le pluralisme ontologique des subjectivistes) et que dire qu’il n’y a aucune raison de croire en l’existence d’un être revient à nier son existence. Mais d’autres personnes qui se déclarent agnostiques pensent que les arguments en faveur du déisme ne sont pas totalement convaincants mais sont peut-être valides, ou font une distinction entre les religions de l’antiquité et une religion contemporaine, et cette attitude est effectivement très différente de l’athéisme.

Remarquons aussi que le phénomène de la croyance en tant que tel est pratiquement indépendant des arguments pseudo-rationnels discutés ci-dessus. L’immense majorité des gens qui embrassent une foi ne le font pas parce qu’ils sont impressionnés par l’argument anthropique, mais parce qu’ils respectent les traditions dans lesquelles ils ont été élevés, ont peur de la mort, ou trouvent plaisant d’imaginer qu’un être tout-puissant veille sur leur sort. C’est pourquoi même les intellectuels religieux sont souvent « athées » en ce sens qu’ils rejettent les raisons de croire qu’ont la plupart de leurs coreligionnaires.

Les idées développées ici paraissent sans doute aller un peu trop à contre-courant du consensus mou qui domine la pensée contemporaine. La religion n’est-elle pas devenue inoffensive ? À quoi bon la critiquer ? On peut grosso modo classer les attitudes religieuses selon un axe orthodoxe-libéral ; lorsqu’on se déplace le long de cet axe, on passe d’une croyance dogmatique et littérale en certains textes sacrés à des positions de plus en plus vagues et défendues avec de moins en moins de vigueur. Les torts causés par ces variantes de la religion sont évidemment différents. C’est la variante dogmatique qui fait le plus grand tort, qui impose des morales barbares, fonctionne comme opium du peuple et, opposant les vrais croyants aux impies, encourage divers conflits. C’est elle qui domine dans le Tiers Monde, mais pas seulement là [31].

En ce qui concerne les variantes libérales de la religion (qui ont tendance à être répandues plutôt parmi les intellectuels), elles pêchent de deux façons : l’une est de fournir indirectement une pseudo-justification aux variantes les plus naïves et les plus dogmatiques de la religion. Les théologiens, surtout les plus sophistiqués, donnent un bagage intellectuel aux prêtres qui eux-mêmes entretiennent la foi des fidèles. Qu’on le veuille ou non, il existe une continuité d’idées qui relie les ailes apparemment les plus opposées de l’Église. L’autre, est d’encourager une certaine confusion intellectuelle. Pour reprendre ce que Bertrand Russell disait dans un autre contexte [32], l’attitude religieuse moderne « prospère grâce aux erreurs et aux confusions de l’intellect. Par conséquent, elle tend à préférer les mauvais raisonnements aux bons, à déclarer insoluble chaque difficulté momentanée, et à considérer chaque erreur idiote comme révélant la faillite de l’intellect et le triomphe de l’intuition. » [33]

L’attitude des laïcs face à l’évolution de la religion est également surprenante : au fur et à mesure que la religion devenait floue et vague, l’opposition laïque devenait floue et vague. Au nom d’une volonté de dialogue et de respect, on en vient à ne plus affirmer ce que l’on pense. Mais le véritable respect part d’une affirmation claire des positions des uns et des autres, et le dialogue ne peut pas se baser sur un vague consensus humaniste qui occulte, en bioéthique par exemple, les profondes différences qui opposent des morales basées sur l’utilitarisme et sur la révélation.

Avec l’effondrement du marxisme, la critique politique de la religion s’est aussi considérablement affaiblie. En partie parce que le marxisme lui-même a édifié un certain nombre de dogmes. Mais il ne faut jamais oublier que ce qui est important dans l’athéisme, c’est l’attitude sceptique sur laquelle il est basé. Et que la critique politique de la religion doit aller bien au-delà de la critique du soutien apporté par les Églises aux pouvoirs en place. Il faut remettre à l’ordre du jour la critique de la religion comme aliénation. Et l’attitude critique vis-à-vis des vérités soi-disant révélées peut et doit s’étendre petit à petit à toutes les « abstractions » qui sont en réalité des constructions humaines mais qui, une fois réifiées, s’imposent aux hommes comme des fatalités extérieures qui les empêchent de devenir réellement maîtres de leur sort : Dieu, l’État, la Patrie, ou, de façon plus moderne, l’Europe ou le Marché. En tout cas, la critique de la religion reste une étape irremplaçable dans la transformation de cette « vallée de larmes » en un monde véritablement humain, débarrassé à la fois de ses dieux et de ses maîtres.



[1] Hume (David), Enquête sur l’entendement humain, traduit par Baranger (Philippe) et Saltel (Philippe), Paris, GF-Flammarion, 1983 [1748], 247p. Cette phrase, la dernière du livre, peut sembler un peu brutale mais il ne faut pas oublier qu’à l’époque de Hume c’étaient en général les théologiens qui allumaient les bûchers.

[2] Opposant le prix Nobel de physique Steven Weinberg à John Polkinghorne, physicien et pasteur anglican.

[3] Qui n’est pas réellement une université, mais une association qui organise des conférences et édite une revue, Convergences. Dans le conseil scientifique de l’UIP, on trouve, entre autres, Olivier Costa de Beauregard, Jean Staune, Anne Dambricourt-Malassé, Rémy Chauvin, Michaël Denton, Bernard d’Espagnat, John Eccles, Ilya Prigogine, Jean-Pierre Luminet, Trinh Xuan Thuan.

[4] Voir Gould (Steven Jay), Rocks of Ages : Science and Religion in the Fullness of Life, Ballantine Books, 224p.

[5] Pour de bonnes critiques de la religion, d’un point de vue scientifique, voir : Russel (Bertrand), « Pourquoi je ne suis pas chrétien », in Russell (Bertrand) Le mariage et la morale, Paris, Éditions 10/18, 1997, 350p. ; Russel (Bertrand), Religion and Science, Oxford, Oxford University Press, 1961, 256p. ; et Weinberg (Steven), Le rêve d’une théorie ultime, Paris, O. Jacob, 1997, 279p., surtout le chapitre XI.

[6] Russel (Bertrand), Religion and Science, Oxford, Oxford University Press, 1961, 256p. (p. 221-222).

[7] Fortement encouragé par des organisations comme l’UIP et la fondation Templeton.

[8] A une époque où il est de bon ton de dénoncer le « politiquement correct » et la soi-disant politisation des universités américaines par la gauche académique, il n’est peut-être pas inutile de signaler les élans d’enthousiasme que l’argument anthropique suscite chez certains commentateurs de droite ; par exemple, Patrick Glynn, ancien expert de l’administration Reagan, consacre un ouvrage à cette idée qui, d’après lui, offre un « argument puissant et presque incontestable » en faveur de l’existence « de l’âme, de la vie après la mort et de Dieu ». Cet argument permet de combattre « les conséquences néfastes des politiques et de l’expérimentation sociales inspirées par l’athéisme », telles que les atrocités soviétiques et la révolution sexuelle américaine. Un éditorialiste de droite renommé, George Will, ironise en disant que les laïcs devront « porter plainte contre la NASA parce que le télescope Hubble apporte un soutien anticonstitutionnel à ceux qui sont enclins à croire ». Robert Bork, autre intellectuel de droite, se réjouit de ce que cet argument détruit les bases intellectuelles de l’athéisme parce que « la croyance religieuse est probablement essentielle si l’on veut que l’avenir soit civilisé ». Voir : Silber (Kenneth), Is God in the details ?, Reason, Juillet 1999 (disponible sur http://www.reasonmag.com/9907/fe.ks....).

[9] Voir par exemple Weinberg (Steven), op.cit., p. 224, pour une bonne présentation de ce genre d’arguments.

[10] En fait, le plus remarquable dans la religion n’est sans doute pas tant le discours sur Dieu, mais la place que celle-ci attribue à l’homme. On trouve cependant des exemples d’anthropocentrisme aigu chez certains auteurs « matérialistes », par exemple : « … nous avons la certitude que, dans toutes ses transformations, la matière reste éternellement la même, qu’aucun de ses attributs ne peut jamais se perdre et que, par conséquent, si elle doit sur terre exterminer un jour, avec une nécessité d’airain, sa floraison suprême, l’esprit pensant, il faut avec la même nécessité que quelque part ailleurs et à une autre heure elle le reproduise. » Engels (Friedrich), Dialectique de la nature, Paris, Éditions Sociales, 1968, 364p. (p. 46). Premièrement, qu’en sait-il ? Deuxièmement, s’ils connaissaient la dialectique, les éléphants considéreraient peut-être leurs trompes comme la « floraison suprême ».

[11] Par exemple : pourquoi il y a-t-il de l’être plutôt que rien ?

[12] Comme l’a correctement fait remarquer Einstein, le plus mystérieux dans l’univers, c’est qu’il soit compréhensible. Mais il ne l’est que partiellement.

[13] Hawking (Stephen), Une brève histoire du temps. Du Big Bang aux trous noirs, Paris, Flammarion, 1989. On trouve une confusion bien plus grande encore chez Claude Allègre qui considère que « le Big Bang établit la supériorité des religions du Livre sur toutes les autres croyances du monde » Allègre (Claude), Dieu face à la science, Paris, Fayard, 1997 (p. 94). Cité (p. 146) dans Lambert (Dominique), Science et théologie ; Les figures d’un dialogue, Bruxelles, Éditions Lessius, 1999, 218p.

[14] Voir Dawkins (Richard), The Blind Watchmaker, New York, W.W.Norton, 1997, 332p. Dawkins explique correctement l’argument sceptique et pré-darwinien de Hume, mais il ne semble pas apprécier le fait que de tels arguments sont toujours nécessaires, même après Darwin, pour faire face par exemple à l’argument anthropique. La découverte de Darwin déplace le « problème » lié à l’argument basé sur la finalité apparente de l’univers, mais il ne le résout pas. La solution passe, même aujourd’hui, par une critique philosophique de la religion. Ceci dit, il n’y a pas de doute que le darwinisme a apporté un immense soutien psychologique à l’athéisme.

[15] Monod (Jacques), Le hasard et la nécessité, Paris, Le Seuil, 1971, 197p.

[16] Remarquons que cette idée était parfaitement claire aux yeux de certains scientifiques « mécanistes » du 18e siècle ; par exemple, Laplace écrivait, à propos des « événements » : « Dans l’ignorance des liens qui les unissent au système entier de l’univers, on les a fait dépendre des causes finales ou du hasard, suivant qu’ils arrivaient et se succédaient avec régularité ou sans ordre apparent ; mais ces causes imaginaires ont été successivement reculées avec les bornes de nos connaissances, et disparaissent entièrement devant la saine philosophie, qui ne voit en elles que l’expression de l’ignorance où nous sommes des véritables causes ». Laplace (Pierre Simon), Essai philosophique sur les probabilités, 5è édition, Paris, Christian Bourgeois 1986 [1825] (p. 32).

[17] Documentation catholique, n° 2062, 1992 (n° 5), p. 1070. Cité (p. 65) dans : Lambert (Dominique), op.cit.

[18] Lesquels ne se sont pas opposés seulement à Galilée, mais également à l’idée que les comètes n’étaient pas des objets sublunaires, que le soleil avait des taches, ainsi qu’à l’émergence de la géologie, à la théorie de l’évolution, à l’approche scientifique en psychologie et à de nombreux traitements médicaux ; pour plus de détails historiques, voir Russell (Bertrand), Religion and Science, Oxford, Oxford University Press, 1961, 256p.

[19] Russell (Bertrand), Religion and Science, Oxford, Oxford University Press, 1961, 256p. (p. 243).

[20] Pour une bonne critique du concordisme, d’un point de vue catholique, voir Lambert (Dominique), op.cit., ainsi que Lambert (Dominique) « Le `réenchantement’des sciences : obscurantisme, illusion ? » Revue des Questions Scientifiques, n° 166, 1995, p. 287-291.

[21] Ce qui est plus ou moins l’attitude du physicien-pasteur Polkinghorne qui considère la conscience comme un signe intrinsèque d’un créateur ; notons aussi que le pape admet l’évolution pour ce qui est du corps, mais considère qu’il y a un saut ontologique lorsqu’on passe à l’esprit humain.

[22] Hume (David), op.cit. p. 46.

[23] Russell (Bertrand), Religion and Science, Oxford, Oxford University Press, 1961, 256p.

[24] Qui, dans son récent livre (Gould, op.cit.), suggère l’expression « non-overlapping magisteria (NOMA) ».

[25] Weinberg (Steven), op.cit. p. 230.

[26] Pour une critique générale du pragmatisme, en particulier lorsqu’il est utilisé pour défendre la religion, voir les chapitres 29 et 30, consacrés à William James et à John Dewey de Russell (Bertrand), Histoire de la philosophie occidentale, traduit de l’anglais par Kern (Hélène), Paris, Gallimard, 1952.

[27] Encore que, en ce qui concerne les thérapeutiques, leurs choix soient parfois bizarres.

[28] Weinberg (Steven), op.cit. p. 229.

[29] Rubel (Maximilien), Pages de Karl Marx. Pour une éthique socialiste. 1. Sociologie critique, Paris, Payot, 1970, 302p. (p. 105).

[30] Bertrand Russell raconte que, lorsqu’il fut mis en prison pour son opposition à la première guerre mondiale, le garde lui demanda qu’elle était sa religion et il répondit qu’il était agnostique. Le garde le regarda en disant : « bon, de toute façon, nous croyons tous dans le même Dieu ». Plus sérieusement, Russell explique que lorsqu’on lui posait ce genre de questions, il hésitait entre répondre « agnostique », ce qui caractérisait sa position philosophique au sens strict (on n’a pas de preuves de l’inexistence de Dieu) et « athée », ce qui exprimait le fait qu’il ne pouvait pas non plus prouver que les dieux de l’Olympe n’existaient pas et qu’il mettait ceux-ci sur le même pied que le Dieu des chrétiens.

[31] Francisco Ayala, ex-prêtre dominicain et professeur de biologie en Californie explique que « le premier jour de mon cours, il y a toujours une file d’étudiants qui se plaignent : `Professeur Ayala, je suis votre cours pour devenir médecin — je ne peux pas accepter l’évolution parce que je suis catholique’« . (New York Times, 27 avril 1999). Notons que cela se passe dans un État qui est supposé être à l’avant-garde d’un pays qui est régulièrement présenté comme un modèle au reste du monde. Par ailleurs, des sondages montrent que 40 % des Américains considèrent leur relation avec Dieu comme ce qu’il y a de plus important dans leur vie, contre 29 % pour « une bonne santé », 21 % pour « un mariage heureux » et 5 % pour « un travail satisfaisant ». Comme le remarque Noam Chomsky, qui cite ces chiffres, « Que ce monde puisse offrir certain aspects de base d’une vie véritablement humaine n’est pas envisagé. Ce sont les résultats qu’on s’attendrait à trouver dans une société paysanne détruite. Ce genre de vues est particulièrement répandu parmi les Noirs ; ce qui n’est pas étonnant lorsque le New England Journal of Medicine nous apprend que `les hommes noirs à Harlem ont moins de chances d’atteindre l’âge de 65 ans que les hommes au Bangladesh’. »

[32] Il s’agissait de sa critique de Bergson, voir Russell (Bertrand), Histoire de la philosophie occidentale, traduit de l’anglais par Kern (Hélène), Paris, Gallimard, 1952 (p. 762).

[33] Considérons par exemple les théologiens de la libération : on ne peut qu’admirer le courage de ces gens qui doivent se battre sur deux fronts, à la fois contre le pouvoir temporel et contre la hiérarchie réactionnaire de l’Église. Mais leur démarche intellectuelle est très difficile à suivre. Ils ont tendance à mettre de côté l’approche théologique classique et à se concentrer sur une lecture des Évangiles. Admettons, pour simplifier la discussion, que leur interprétation des Évangiles soit correcte. Mais comment, sans faire appel à des arguments métaphysiques, défendre l’idée que l’enseignement de quelqu’un qui a habité en Palestine il y a 2000 ans est pertinente pour résoudre les problèmes contemporains de l’Amérique Latine ?

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Commentaires
J
bonjour , pour information , consultez : jacquessudre canalblog.com , "ZERO" MAITRE DE L'INSTANT . Coexistance de CONTRAIRE n'est pas OPPOSITION . Qu'en pensez-vous ?. <br /> bonne chance , marci pour votre blog .
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V
Pierre BOTHY<br /> Philosophe socialiste et écologiste chrétien.<br /> 33, aux Trois Bonniers, 5020 VEDRIN-NAMUR, Région wallonne, BELGIQUE-EUROPE.<br /> Tél. : 032 / 081-21 11 58 GSM : 0485 62 18 51. <br /> Mail : pierre.bothy@base.be<br /> Site : www.philosophie-socialiste-écologiste-chrétienne.be<br /> Egalement fondateur de :<br /> La Philosophie de La Vérité, de La Vie et de l’Amour©<br /> Et de L’ Ecologie totale, celle de l’ Esprit et du Corps.<br /> Pour l'adhésion de toutes les Nations à<br /> La MORALE OBJECTIVE ET UNIVERSELLE de haute obédience. ©<br /> <br /> Si vous ne voulez pas vivre idiot et mourir idiot, puisez vos idées <br /> dans la plus haute Source d’Inspiration, de Vérité, de Vie et d’Amour <br /> selon votre frère, son humble Serviteur !<br /> Pierre Bothy.<br /> Vendredi 14 mai 2010<br /> Science et Foi.<br /> Réponse à Michel THYS de Waterloo, <br /> Cher Michel, <br /> Tu écris dans ta réponse :<br /> « Du fait de la sécularisation et de la laïcisation croissantes, de plus en plus d’européens désertent en effet les lieux de culte et privilégient l’autonomie de la conscience et la responsabilité individuelle, plutôt que la traditionnelle soumission religieuse à un dieu et à un livre « sacré »...<br /> Dès le départ, on sens d’où le Vent vient !...<br /> Tu présentes déjà les choses d’une manière subjective, partisane, partiale !<br /> Personnellement, j’ai une Foi morale, rationnelle et même scientifique inébranlable ! Mon adhésion à Dieu, au Christ est totalement libre tout en gardant une certaine autonomie et une responsabilité personnelle solide !<br /> Tout en étant viscéralement, totalement dévoué au Christ corps et âme, je me sens l’homme le plus libre du monde !<br /> Tu n’as jamais entendu parler <br /> « de la Liberté des Enfants de Dieu » ?...<br /> C’est totalement libre que j’ai adhéré à la Religion du Christ et cela n’a rien de « traditionnel », absolument rien de mécanique, d’automatique !<br /> Mon Dieu n’est pas un dieu quelconque et mon Livre sacré, un précieux Guide de pensée, de vie, de foi, de sagesse et même de science !<br /> Tu donnes une image antipathique, fausse de La Religion de Vérité, de Vie et d’Amour !<br /> Tu as été protestant, même si ta foi si faible qu’elle n’a résisté que très peu de temps, tu devrais savoir, que les papes, patriarches, etc... ont un souverain mépris de ces grandes Références scripturaires où heureusement sont consignés fidèlement tous les précieux Enseignements du Christ !... <br /> L’Erreur majeure de bien des incrédules, surtout à gauche, c’est de confondre Dieu avec ces papes fort peu dignes de leur hautes Fonctions !<br /> Les Révérants protestants sont encore pire !...<br /> Tous ignorent qu’on ne peut servir deux maîtres inconciliables : Dieu ET Mammon !<br /> <br /> « Les religions réagissent donc par des tentatives, flagrantes ou hypocrites, de réinvestissement des consciences, de reconfessionnalisation de l’espace public et de recléréricalisation de la politique européenne tandis que les sectes, expertes en manipulation mentale et en abus de faiblesse, spéculent sur la quête de sens qui subsiste »<br /> Réinvestissement des consciences !<br /> Dès ton entrée en scène, tu commets déjà des « procès d’intentions malveillantes »<br /> L’Esprit qui t’anime et te fourvoie en même temps t’empêche de percevoir que les Consciences du monde sont bien malades !<br /> Pas toutes pourries, jusqu’à la moelle, Dieu merci mais largement contaminées et amputées de l’Essentiel !<br /> Réinvestir les Consciences, et surtout les régénérer est un Devoir de tout honnête homme lucide, bien inspiré, divinement inspiré !<br /> On pourrait d’ailleurs retourner ton argumentation contre toi et tes amis :<br /> Les organisations et individus athées et matérialistes, sous le couvert hypocrite de « tolérance » craignent comme la peste qu’on redresse et remoralise les Consciences et qu’elles échappent ainsi à leur influence plus que douteuse, voire délétère !...<br /> Car Réinvestir les Consciences, et surtout les régénérer<br /> ce n’est pas une mince Affaire mais un Travail titanesque !<br /> Devant l’Ampleur du Désastre, je pense même que Seul le Christ en Personne pourrait accomplir ce Miracle !<br /> Les efforts de Détracteurs de La Vérité conjointe à la faiblesse des autorités morales et religieuses, ont fait que les consciences sont aussi polluées que les corps et que la Terre avec sa précieuse écologie !<br /> Je constate et c’est logique que tu as une peur bleue, congénitale, « neurologique » de la reconfessionnalisation de l’espace public et de recléréricalisation de la politique européenne !<br /> Par contre, que la société, sous votre influence, se déchristianise fait plutôt votre affaire !<br /> Par contre, quand il s’agit de tes adversaires comme ce brave Rocco. Buttiglione, Politique italien exclu de l’Europe Parce ce qu’il a déclaré timidement « L’homosexualité est un péché ! » Il n’ aurait jamais osé ajouter : « Selon la Bible, digne de mort !... »<br /> Et qu’il a osé dire que « la place de la femme est à son foyer », même Berlusconi n’ a pas pu l’empêcher d’être exclu de cette grande Europe « démocratique » si respectueuse de ta chère liberté d’opinion !...<br /> <br /> D’autre part, je comprends très bien que Autant tu aies lu avec ravissement le texte de Jean BRICMONT, qui est du même Tonneau que le tien !<br /> Autant celui de Pierre BOTHY t’a déçu, sa principale argumentation en faveur de la croyance religieuse aurait consister finalement à traiter les athées de crétins, d’escrocs intellectuels, etc.<br /> <br /> Je te ferai remarqué que ton grand ami Jean Bricmont écrit des insanités envers Dieu :<br /> Science et religion : l’irréductible antagonisme par Jean Bricmont - Sur http://www.pseudo-sciences.org<br /> « Intrusions spiritualistes » et « impostures intellectuelles » en sciences.<br /> <br /> Qu’est-ce que l’AFIS ? <br /> <br /> L’AFIS se donne pour but de promouvoir la science contre ceux qui nient ses valeurs culturelles, la détournent vers des œuvres malfaisantes ou encore usent de son nom pour couvrir des entreprises charlatanesques. <br /> Elle se veut indépendante de tout groupe de pression et veut éviter toute concession au sensationnalisme, à la désinformation et à la complaisance pour l’irrationnel<br /> <br /> Il est probable que ton grand ami trouve comme toi que :<br /> « La Foi en Dieu repose sur une imposture intellectuelle!... »<br /> « Que les croyants n’ont pas à faire des « intrusions » dans leur conception plus que douteuse de la science dont ils seraient les Maîtres exclusifs et absolus !<br /> Et que mes actions comme celles de mes amis sont « des oeuvres malfaisantes » !...<br /> Et que nous sommes « pleins de complaisance pour l’irrationnel !... »<br /> <br /> C’est pour cette raison que j’ai répliqué par une réponse adéquate :<br /> Impostures matérialistes !<br /> Escroqueries et impostures intellectuelles de la science dans l’optique faussée de toutes les formes de matérialisme et d’athéisme.<br /> <br /> Pour cette raison et bien d’autres car voilà des lustres que j’ai perçu l’inanité des théories et calembredaines pseudo-scientiques des philosophes et chercheurs matérialistes !<br /> Leur inanité et leur terrible nuisance !<br /> Et s’il y a un irréductible antagonisme, ce n’est pas entre La Science et La Foi mais <br /> Entre les Croyants à La Vérité et les incrédules insensés et pervers qui haïssent sottement cette Vérité spirituelle !<br /> Dans mon chef, Foi, Religion, Science et morale font bon ménage et vivent en pleine Harmonie !...<br /> <br /> Ma principale argumentation en faveur de la Vérité religieuse, de la Foi en Christ est solide, amplement fondée, logique, rationnelle et même scientifique !<br /> Mais toi et tes amis, en dépit de leur bon sens solide et irrécusable sont imperméables, rétifs, foncièrement opposés à cette Logique irréfragable, irréfutable !<br /> Du Temps de Jésus, les pharisiens ne pouvaient ignorer ni réfuter les nombreux miracles qu’Il accomplissait !<br /> Mais ils ont commis un Péché contre l’Esprit de vérité, ils ont prétendus que « C’était par la Puissance du Diable qu’Il accomplissait ces Prodiges !... »<br /> Les docteurs médecins athées appelés par Rome pour constater les miracles de lourdes, ne peuvent non plus nier les faits mais ne les reconnaissent pas pour des miracles « mais des phénomènes que (leur pauvre conception de) La Science n’a pas encore pu expliquer !... »<br /> Je suis forcé de dénoncer la folie des athées insensés et pour les plus savants, leurs véritable Escroquerie intellectuelle et même morale !<br /> <br /> « Exclure Dieu de La Science » <br /> voilà votre idée fixe, votre Obsession, perverse et même diabolique !<br /> <br /> C’est d’ailleurs les travaux de Jacob et Monod, il y a bien longtemps qui m’ont permis de déceler cette véritable Supercherie pseudo-scientifique !...<br /> Exclure Dieu de La Science et de la conscience des hommes, Cela vous permettrait de faire votre petite philosophie et même votre « morale » ; voire pour certains, leurs petites religions à leur convenance, subjectivement, selon leur bon plaisir et les idées aussi saugrenues que perverses !<br /> <br /> Sans doute vous croyez-vous plus savant que la Puissance créatrice qui a formé tout l’univers des galaxies et surtout toute le monde vivant et relativement conscient !<br /> <br /> Vous pouvez chasser Dieu de votre coeur et de votre esprit mais de La Science, c’est une autre Affaire !<br /> Les incrédules sont comme des chauffards ivres morts : Ils sont dangereux pour eux-mêmes mais aussi pour tous les usagers de la Route !<br /> Si vous prenez la « liberté » de nier la grande Evidence, non seulement je suis libre de vous contredire mais c’est aussi mon Devoir, un Devoir sacré, essentiel, vital !<br /> Car mine de rien, vous contribuez à ruiner la terre et, sans peut être, ne pas être foncièrement mauvais, vous vous faites le complice du Diable !...<br /> On peut être tous dans l’Erreur mais de bonne foi : <br /> mais « votre » Erreur est si énorme que je doute de votre bonne foi !<br /> Ne « vous » sentez pas visé personnellement, ce « vous » est un pluriel général : C’est toute la société corrompue et abêtie qui est visée, qui est individuellement mais aussi collectivement accusée !<br /> Si vous aviez conscience de votre sottise, vous auriez honte de vous !<br /> Et si vous aviez conscience de votre nuisance et où elle va vous conduire, vous seriez effrayés au dernier degré !...<br /> Si vous aimez vivre idiot et mourir idiot, on pourrait dire : « C’est votre affaire !... »<br /> Mais le fait que vous semiez vos Poisons, vos Pollutions, vos Erreurs, vos Mensonges, vos jugements iniques, vos approximations désinvoltes et que vous tentiez de les ériger en « principes scientifiques » à tous vents, vous rend très dangereux, très nuisibles, néfastes, funestes !<br /> Vos pensées, propos, écrits, philosophie, prétentions scientifiques vous rendent éminemment nocifs ! <br /> Car elles sont dommageables et préjudiciables à la Santé morale de toute la Planète que vous polluez abondamment !<br /> Le Combat entre cette haute Vérité divine et vos Erreurs matérialistes ne sont pas une simple Joute oratoire de dilettantes désoeuvrés !<br /> C’est une Question de Vie et de Mort mais dans une Dimension que vous ne pouvez imaginer !<br /> <br /> « Tandis que les sectes, expertes en manipulation mentale et en abus de faiblesse, spéculent sur la quête de sens qui subsiste ! »<br /> <br /> Pour ce qui est « de manipulation mentale » et en fait « d’expertises » tous les philosophes, scientifiques et chercheurs athées, matérialistes sont les Champions !...<br /> Egalement pour ce qui est d’abuser « de la faiblesse » de vos victimes, vous êtes un peu là aussi !<br /> Si la quête de sens subsiste, vous en êtes aussi les grands responsables avec la complicité inconsciente des autorités religieuses faiblardes et pleutres ! »<br /> Tu écris : <br /> J’ai pourtant lu jusqu’au bout sa prose visant à convaincre que « Création et Evolution procèdent toutes deux de l’ « Esprit » (c’est son bon droit : la croyance se vit et n’a pas à se démontrer), mais je me suis ensuite posé plusieurs questions, sans chercher par mes réponses à convaincre qui que ce soit :<br /> Tu as lu jusqu’au bout ma solide argumentation mais, ferré dans tes idées plus que douteuses, tu es resté incrédule et rétif !<br /> Pour qu’une oeuvre évolue, il faut d’abord qu’elle naisse !<br /> C’est absolument, scientifiquement, logiquement vrai que <br /> « Création et Evolution procèdent toutes deux de l’ « Esprit »<br /> Pourquoi faut-il reléguer la Création comme « croyance » alors qu’elle est un Fait aussi réel et essentiel de La Science que l’ Evolution !?...<br /> Mon Analyse critique et spirituelle de : Science et religion, par Jean Bricmont est irréfutable mais tu es tellement réfractaires à La Vérité, tellement imprégné de tes idées fausses et perverses, tellement imprégné de tes préjugés diaboliques que tu es irrécupérable !<br /> ( Si cela peut te consoler, dans ce vaste Chemin de Perdition, tu n’es pas le seul, mais un Foule, car ce Chemin est large et tous les Moutons de panurge s’y engouffre par millions !...)<br /> <br /> « 1. Pourquoi les créationnistes ou partisans du "dessein intelligent » le sont-ils ? Ont-ils vraiment choisi de l’être ? »<br /> Pour qui nous prends-tu, cher génie de la science bornée des matérialistes ?<br /> Je suis à la fois créationniste et évolutionniste parce ce que ces deux faits sont réels, ne s’opposent nullement et sont tellement compatibles qu’ils sont indissociables !<br /> ( Je regrette évidemment que mes frères « créationnistes » ne l’aient pas perçu ni compris, car ils disposent d’une argumentation solide, eux aussi ! Mais en niant un aspect réel de la vie et de son évolution, ils déforcent leur argumentation et finalement nuisent à la véritable et complète science !<br /> Rien de plus fâcheux que des honnêtes hommes qui défendent maladroitement une excellente Cause !... Sans le vouloir, ils prêtent ainsi le flanc à la critique malveillante de leurs adversaires !...<br /> Comme dans moult problèmes, de moeurs par exemple, les excès des uns font le jeu des excès des autres : Entre le puritanisme desséchant et la débauche totale, il y a un juste Milieu des humains bien équilibrés !...)<br /> <br /> Et je te ferai remarquer qu’un « Dessein » n’en déplaise à tes maîtres penseurs, qu’il soit intelligent ou non, vient toujours de Quelqu’Un !<br /> Lui aussi procède de l’Esprit et y a sa source première, n’en déplaise à tes maître Jacob et Monod and C° qui quoique pris Nobel, sont des insensés et des esprits faux, intellectuellement malhonnêtes !<br /> Un phénomène qui me dépasse quoique j’en connaisse la Cause métaphysique, comment de telles âneries peuvent-elles sortir de la pensée et de la plume de tels scientifiques, techniquement de haut niveau mais de moralité douteuse et être accréditées par trop de scientifiques et d’élèves, de chercheurs ???...<br /> La Vérité est tellement évidente, visible à l’oeil nu, accessible au simple bon sens des honnêtes hommes !!!...<br /> Il n’y a d’autres Alternative que la Bêtise ou la mauvaise foi, peut être l’inconscience ?<br /> Ta foi en Dieu ne devait pas être de hautes qualité ni très solide, encore moins affermie, mais peut être te souviens-tu de cette Vérité :<br /> « Je te remercie Père, d’avoir révélé cela aux plus petits des miens et de les avoir caché « aux sages de ce siècle !... »<br /> Il se vérifie et s’avère de plus en plus que, il faut que Dieu ouvre l’esprit des hommes pour atteindre les plus évidentes et plus solides Vérités ! Dieu doit nous guider, nous conduire et nous inspirer pour que nous accédions à quelque sagesse et une excellente et vraie Science ! <br /> Et dans les choses les plus simples, les plus évidentes !!!...<br /> Et les plus vitales, aussi, essentielles à une vie paisible et heureuse !<br /> <br /> « Pourquoi sont-ils manifestement imperméables à toute argumentation rationnelle et scientifique, et ne changent-ils jamais d’avis ? écris-tu »<br /> Ce que tu appelles argumentation rationnelle et scientifique, pardonne-moi, n’a rien de rationnel ni de scientifique !<br /> « Rationnel » signifie : Fondé sur la Raison, la logique et le Bon Sens !<br /> Mais vos calembredaines pseudo-scientifiques, matérialistes et bornées n’ont absolument rien de rationnel ni de logique ni de raisonnable ni même de simple et solide bon Sens !<br /> Ayant établi une solide Conception de la Vie, pourquoi voudrais-tu que nous changions d’avis comme des girouettes « soumises à tous vents de doctrines spécieuses » ???...<br /> « Pourquoi des scientifiques croyants, ne pouvant plus contester le fait de l’Evolution, tentent-ils de faire du « dessein intelligent » une « théorie scientifique" digne d'être enseignée au même titre que l’évolutionnisme, alors qu’il s’agit d’une croyance ? »<br /> Pourquoi la Création, le Dessein intelligent aussi réel que l’évolution ne seraient-ils pas enseigné « au même titre que l’Evolution » ?<br /> En quelque sorte, vous êtes des « Négationnistes » de la Science et de la Logique ! <br /> Votre athéisme nie la Réalité du Créateur, ce qui est une aberration logique ! Et il fausse tout votre jugement !<br /> C’est votre athéisme et tous ses dérivés qui sont des croyances négatives !<br /> Il fausse gravement vos jugements, vos idées et votre vie !<br /> Les psychothérapeutes eux aussi ont des congrès et à l’un de ceux-ci, ils ont constaté que les psychothérapeutes chrétiens avaient des résultats bien meilleurs que les athées !<br /> Une de celle-ci m’a confié : « Je ne le dis pas car cela pourrait indisposer certains malades mais je me sers de La Religion pour guérir mes malades !... »<br /> « Pourquoi veulent-ils à tout prix tenter de concilier la foi et la raison, la religion et la science ?... »<br /> Parce que Foi, Raison, Religion et Science sont très compatibles et font un excellent ménage !<br /> En moi, Elles forment un tout indissociable, solide et harmonieux !<br /> Comme mes trois Idéaux que j’affiche dans mon site !<br /> <br /> Foi, Raison, Religion et Science ont le même objet : La Vérité !<br /> Et de ce Fait <br /> sont absolument indissociables !<br /> <br /> Je continue péniblement à te citer : « Je propose, avant d’y revenir, quelques hypothèses explicatives. Notamment : <br /> - parce que la plupart des humains supportent mal les incertitudes métaphysiques imaginaires et qu’ils ont besoin d’explications immédiates. <br /> -parce que les notions de commencement, et donc de création et de finalité, sont anthropomorphiques, simples et sécurisantes. <br /> - parce qu’il est difficile, à notre échelle moins que centenaire, de se représenter l'influence que des centaines de millions d'années, et même des milliards, a eue sur l' Evolution, ce qui explique pourtant à suffisance la complexification du vivant et la variétés des espèces.<br /> - parce que, comme l’a dit le Pasteur évangélique Philippe HUBINON à la RTBF : <br /> « S’il n’y a pas eu création, tout le reste s’écroule ! » … (et donc aussi Dieu … !).<br /> - mais sans doute aussi, voire surtout, à cause des influences éducatives inconscientes, même chez des scientifiques par ailleurs éminents.<br /> Pardonne-moi, cher Michel Thys « tes quelques hypothèses explicatives » ne sont que des idées charnelles qui, comme d’habitude, n’expliqueront rien du tout, rien de solide. <br /> La plupart des humains, tout occupés qu’ils sont par leurs activités professionnelle, leur « Panem et circenses », en majorité très « charnels » se moquent comme une guigne de tes « incertitudes métaphysiques imaginaires »<br /> Et dès lors, n’ont nul besoin d’explications ! <br /> <br /> Les notions de commencement, et donc de création et de finalité, seraient selon toi, « anthropomorphiques, simples et sécurisantes. » ???... <br /> Ce serait donc selon vos conceptions matérialistes des « Tendance à attribuer aux objets naturels, aux animaux des caractères propres à l’homme. ???...<br /> « Les notions de commencement, et donc de création et de finalité » sont naturelles et même spontanées à « l’Homme pensant »<br /> Dès qu’il est sorti de son animalité, qu’il pu parler et penser à l’aide de mots, d’idées, c’es naturellement, spontanément que l’Homme pensant « devenu spirituel » se soit poser ces grandes Questions !<br /> C’est évidemment une caractéristique exclusive et propre de l’Homme pensant qui se donne la peine de réfléchir sainement, ce qui semble cruellement vous faire défaut !?...<br /> « Simples ? » Pas aussi simples que cela ! Au contraire !<br /> Et « sécurisantes ? »... » ???... <br /> « Les Sages de ce siècle » Eux voguent dans les nuages de leur stupide orgueil, tout infatués de leur prouesses techniques mais plus nuisibles qu’utiles trop souvent !<br /> Bientôt tu vas nier le fameux « Big Bang » que tout le monde reconnaît mais qui vous indispose parce que cela confirme :<br /> « Qu’il ait eu lieu un Commencement !... »<br /> « Qu’il n’y avait que des Ténèbres et que la Lumière fut !... »<br /> La Genèse ; visiblement, ne plaît pas aux fils et complices du Diable !...<br /> - parce qu’il est difficile, à notre échelle moins que centenaire, de se représenter l'influence que des centaines de millions d'années, et même des milliards, a eue sur l' Evolution, ce qui explique pourtant à suffisance la complexification du vivant et la variétés des espèces.<br /> Il ne sert strictement à rien d’évoquer les 4 milliards d’années pour vouloir « expliquer » à suffisance la complexification du vivant et la variété des espèces.<br /> Sans le Maître Esprit qui domine l’Univers dans l’Eternité, pas de création et encore moins d’évolution !<br /> Aucune oeuvre ne se crée toute seule et n’évolue toute seule !<br /> C’est une impossibilité matérielle à laquelle les Incrédules insensés s’accrochent désespérément, vainement et malignement !<br /> Car hélas, trop de gens crédules, adhèrent étourdiment à leurs calembredaines stupides, maléfiques et délétères !<br /> <br /> - « parce que, comme l’a dit le Pasteur évangélique Philippe HUBINON à la RTBF : <br /> « S’il n’y a pas eu création, tout le reste s’écroule ! » … (et donc aussi Dieu … !). »<br /> La Bêtise humaine est la meilleure Alliée du Diable, et les Ennemis de Dieu sont autant au sein des Eglises que dans les Antres des philosophes pervers !<br /> Insensés : S’il n’y a avait point eu de Création, nous n’existerions pas !<br /> C’est ahurissant mais l’athéisme et les matérialisme rendent les gens tout à fait idiots !!!<br /> Voilà des années, voire des décennies que j’entends ces fariboles et qui persistent sans qu’il ait une puissante réaction pour balayer ces Absurdités où s’allient la sottise et la perversité !!!<br /> Et je m’en étonne toujours !...<br /> <br /> - « mais sans doute aussi, voire surtout, à cause des influences éducatives inconscientes, même chez des scientifiques par ailleurs éminents. »<br /> Mais mon ami Thys, je pourrais te retourner ton argument :<br /> <br /> C’est à cause d’ influences éducatives inconscientes, ou conscientes d’ailleurs, de tes lectures charnelles, matérialistes, athées, fanatiques, néfastes, bornés, attentatoire à la simple, puissante et indiscutable Vérité que malgré une certaine culture tu persiste dans tes Folies, dans tes Absurdités à prétentions « scientifiques » mais qui en sont totalement absentes !<br /> A mois que tu crois comme ce cher François De Brigode, « que pour être scientifique il faut être idiot ?... »<br /> Il est parfaitement normal que d’éminents scientifiques soient divinement inspirés et ne s’en cachent pas !<br /> La véritable et complète Science comme la Foi se nourrissent avidement de Vérité !<br /> Le Savoir faussé est malsain ! Partout mais surtout en philosophie, en biologie et dans toutes les sciences dites « humaines » comme la psychologie, la sociologie, la politique, l’économie « orpheline d’un Au-delà » et toutes sciences où l’homme et sa spiritualité joue en plein !<br /> Les mathématiques, la géométrie, la physique peuvent se passer de Dieu<br /> Et encore, les physiciens atomiques sans morale ont tué beaucoup de gens et empoisonné le terre pour des millénaires !... <br /> « Les savants devenus fous vont inventer des armes capables de détruire la terre en quelque minutes » a prophétisé notre Mère du Ciel à Fatima en... 1917 !!!...<br /> <br /> <br /> Il se fait tard et je n’ai plus le temps d’examiner le reste de tes travaux, cher Michel Thys, mais j’y reviendrai !<br /> J’y ai jeté un petit coup d’oeil et comme d’habitude je déplore ton aveuglement matérialiste ! Tes travaux sont noyés de « Pétition de principe », de vérités partielles et partiales, de procès d’intention malveillant et dénigrants, « d’à peu près », de sophismes et paralogismes, et de jugements où tu n’es guère compétent !<br /> <br /> « Seul l’Homme spirituel qui connaît parfaitement la Pensée de Dieu, les Enseignements du Christ, peut juger de tout et n’être jugé par personne !... »<br /> Cette Voie diabolique est vraiment dangereuse car parmi les Erreurs monumentales où ton incompétence est flagrante et même grave, voire criminelle c’est où tu nies l’origine matérialistes de la violence du nazisme et du stalinisme !<br /> Les philosophes compétents savent que beaucoup de philosophes comme Fichte et surtout ce monstrueux Nietzsche et bien d’autres évidemment ont joué un Rôle vraiment maléfique et diaboliques !<br /> Mais je dois tout de suite ajouter : Pour comprendre tous les affreux Drames qui ont ensanglanté le XXe siècle, il faut avoir des connaissances métaphysiques solides !<br /> Mais c’est une autre Histoire qui te dépasse encore plus que la tienne !<br /> Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mon non plus ! Mais Dieu ne peut p as tenir le Coupable pour innocent, son humble serviteur non plus !<br /> Sachez tous que « les Blessures d’un ami valent mieux que les Flatteries d’un Ennemis !... »<br /> Fraternellement, que « l’Esprit de Vérité, vous conduise dans TOUTE La Vérité !... »<br /> Pierre Bothy.<br /> __________________________________
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M
Déjà avant le scandale de la pédophilie occultée de nombreux prêtres, le christianisme (sauf l’évangélisme importé des USA) était en chute libre.<br /> Du fait de la sécularisation et de la laïcisation croissantes, de plus en plus d’européens (les musulmans exceptés) désertent en effet les lieux de culte et privilégient l’autonomie de la conscience et la responsabilité individuelle, plutôt que la traditionnelle soumission religieuse à un dieu et à une livre « sacré ».(sauf en Irlande, en Pologne, à Chypre, à Malte …).<br /> Les religions réagissent donc par des tentatives, flagrantes ou hypocrites, de réinvestissement des consciences, de reconfessionnalisation de l’espace public et de recléréricalisation de la politique européenne (par exemple le chanoine-président SARKOZY), tandis que les sectes, expertes en manipulation mentale et en abus de faiblesse, spéculent sur la quête de sens qui subsiste (cf les évangélistes américains, les créationnistes, etc.).<br /> <br /> Autant j’ai lu avec ravissement le texte de Jean BRICMONT, autant celui de Pierre BOTHY m’a déçu, sa principale argumentation en faveur de la croyance religieuse consistant finalement à traiter les athées de crétins, d’escrocs intellectuels, etc.<br /> J’ai pourtant lu jusqu’au bout sa prose visant à convaincre que « Création et Evolution procèdent toutes deux de l’ « Esprit » (c’est son bon droit : la croyance se vit et n’a pas à se démontrer), mais je me suis ensuite posé plusieurs questions, sans chercher par mes réponses à convaincre qui que ce soit : <br /> <br /> 1. Pourquoi les créationnistes ou partisans du "dessein intelligent » le sont-ils ? <br /> Ont-ils vraiment choisi de l’être ?<br /> Pourquoi sont-ils manifestement imperméables à toute argumentation rationnelle et scientifique, et ne changent-ils jamais d’avis ? <br /> Pourquoi des scientifiques croyants, ne pouvant plus contester le fait de l’Evolution, tentent-ils de faire du « dessein intelligent » une « théorie scientifique" digne d'être enseignée au même titre que l’évolutionnisme, alors qu’il s’agit d’une croyance ? <br /> Pourquoi veulent-ils à tout prix tenter de concilier la foi et la raison, la religion et la science ? <br /> <br /> Je propose, avant d’y revenir, quelques hypothèses explicatives. Notamment : <br /> - parce que la plupart des humains supportent mal les incertitudes métaphysiques imaginaires et qu’ils ont besoin d’explications immédiates. <br /> -parce que les notions de commencement, et donc de création et de finalité, sont anthropomorphiques, simples et sécurisantes. <br /> - parce qu’il est difficile, à notre échelle moins que centenaire, de se représenter l'influence que des centaines de millions d'années, et même des milliards, a eue sur l' Evolution, ce qui explique pourtant à suffisance la complexification du vivant et la variétés des espèces.<br /> - parce que, comme l’a dit le Pasteur évangélique Philippe HUBINON à la RTBF : <br /> « S’il n’y a pas eu création, tout le reste s’écroule ! » … (et donc aussi Dieu … !).<br /> - mais sans doute aussi, voire surtout, à cause des influences éducatives inconscientes, même chez des scientifiques par ailleurs éminents. <br /> <br /> 2. Les musulmanes voilées sont-elles vraiment libres ? <br /> Question délicate, parce qu’elle touche à la subjectivité et à l’intimité, et qu’elle peut même être perçue comme dévalorisante, voire insultante, lorsqu’on se demande si c’est « en toute liberté » que des musulmanes portent ces symboles de soumission, d’obéissance et d’inégalité. A l'exception des musulmanes non voilées, parce que leur père ou frère sont tolérants et, dans le cas contraire, de celles qui ont le courage de résister aux impératifs coraniques machistes, les musulmanes voilées, même de chez nous, ont-elles eu la possibilité de vraiment «choisir» de croire ou de ne pas croire, en connaissance de cause, c’est-à-dire après avoir été informées aussi bien des alternatives proposées par d’autres religions que par celles de la laïcité philosophique (qui, si elle se passe de toute référence transcendantale, n’est pas pour autant antireligieuse) ? <br /> Ont-elles eu la possibilité de changer de religion ou, au contraire, de choisir le déisme, ou l’incroyance, ou l’agnosticisme, ou l’athéisme, conformément à l’article 18 de la Déclaration Universelle des Droits Humains de 1948 ? Pour rappel :"Toute personne a droit à la liberté de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction (...)". Il est évident que non, d’autant moins que l’apostasie est théoriquement punie de mort par le coran pris à la lettre et par la charia … Ce « droit » me paraît donc plus symbolique qu’effectif. <br /> <br /> C’est que, dans toutes les religions (mais plus encore dans l’islam), l’éducation religieuse familiale, certes légitime mais affective et unilatérale, laisse des traces indélébiles dans le cerveau émotionnel, de plus en plus confirmées par IRM fonctionnelle, et qu'elle anesthésie, à des degrés divers, le cerveau rationnel et donc l’esprit crique et le libre arbitre ultérieurs, dès qu’il est question de religion, donc indépendamment de l’intelligence et de l’intellect. L’éducation coranique en témoigne hélas à 99,99 % ... : même universitaires, la quasi-totalité des musulmanes portant le voile (j’aimerais me tromper !) sont sincèrement convaincues d’avoir «librement » choisi cette soumission. Surtout, lorsque déjà croyantes, elles sont converties à l’islam, certaines témoignent de leur imperméabilité à toute argumentation rationnelle ou scientifique, par exemple à propos du créationnisme. <br /> <br /> 3. Pourquoi Monsieur LEONARD (et non "Monseigneur", qualificatif obsolète et inégalitaire !) s’obstine-t-il paradoxalement à être le fossoyeur de l’Eglise catholique belge, tout comme le sera, au niveau européen, le dogmatique et clérical Benoît 16? <br /> LEONARD veut en effet que l'enseignement religieux "porte avant tout sur Jésus", alors que ce personnage est sans doute composite, que son historicité reste contestée, et qu' il n'a certainement jamais dit tout ce qu'on lui a fait dire dans des "évangiles", apocryphes et manipulés au cours des siècles pour dominer les consciences. <br /> <br /> Au contraire, loin de favoriser la paix, les religions n’ont-elles pas abondamment fait la preuve de leur piètre aptitude à développer une conscience morale autonome et le respect de la dignité humaine ? Du fait de leur prétention à détenir chacune LA Vérité, ne sont-elles pas à l’origine de toutes les intolérances, de la plupart des violences et des guerres ? <br /> <br /> Si l’on excepte l’influence de certaines tumeurs cérébrales et celle de carences éducatives non récupérées, voire de violences parentales, et si l’on se place dans le contexte génétique et neurophysiologique de son cerveau reptilien, l'animal humain, placé dans un certain contexte éducatif, culturel, affectif, hormonal, ..., reste virtuellement capable de haine et de violence, a fortiori s'il a été endoctriné. <br /> <br /> De nos jours, cette violence est de moins en moins contenue par les « commandements » religieux d'antan ("Tu ne tueras point !"). <br /> Par contre, les religions témoignent de leur remarquable aptitude à inciter, dès l’enfance, à la soumission et à l’obéissance à un texte « sacré » puis à ceux qui exploitent la soumission religieuse. <br /> <br /> Je ne partage pas l’opinion fréquente selon laquelle la violence du nazisme et du stalinisme, notamment, serait due à l’ « athéisme » de ces idéologies. Au contraire, il me semble que l’absence totale de respect de la dignité humaine d’un Hitler et d’un Staline, d’un Mussolini, d’un Pétain, …, de même que la soumission et la violence de ceux qu’ils ont endoctrinés, sont explicables par leur commune éducation religieuse initiale, qui a constitué un terreau favorable à la volonté de puissance des premiers et à la soumission des seconds. Les religions, malgré le message d’amour du christianisme, et à cause de leur prétention à détenir chacune LA Vérité et LE Vrai dieu, m’apparaissent comme responsables de toutes les intolérances et de la plupart des violences. Hier comme aujourd’hui et hélas demain …<br /> <br /> L'actuel déclin de la religiosité, du moins chez nous, n'a hélas pas été compensé par une éducation laïque "humanisante". Je pense en effet que la conscience morale, le sens des valeurs, le respect de l'autre et de sa différence enrichissante (si elle n’est pas fondamentaliste), loin d'apparaître spontanément, ne s'acquièrent que par une éducation familiale puis scolaire, fondées sur l'autonomie, la responsabilité individuelle, l'apprentissage des limites et du respect des autres et de soi-même, sur l'exemple des parents et des éducateurs, non pas intellectuellement, mais par des expériences affectives, vécues ou suggérées par empathie, parfois a contrario, etc. <br /> Mais cette morale laïque est rétive à tout prosélytisme, ce dont profitent évidemment les responsables religieux de l'éducation ...<br /> <br /> Actuellement, l'enseignement confessionnel belge, élitiste, prosélyte, inégalitaire et donc obsolète, a toujours le droit légal de ne pas se conformer aux principes du Décret de Neutralité de 1993, pourtant inspirés notamment par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.<br /> Cet enseignement, même s’il a récupéré hypocritement certaines valeurs laïques, (une certaine autonomie et une certaine responsabilité individuelle), ne renoncera jamais à son projet éducatif de mainmise sur les consciences. Il ne respecte pas "la liberté de conscience" des élèves" (art.3) puisqu'il prolonge et conforte, sans aucune alternative non aliénante, l'éducation religieuse imposée par les parents, certes de « bonne foi », légitime et constitutionnelle, mais unilatérale et communautariste.<br /> Il ne garantit par non plus (art.4) "à l'élève ou à l'étudiant de droit d'exercer son esprit critique et, eu égard à son degré de maturité, le droit d'exprimer librement son opinion". Et pour cause : les autres religions et a fortiori les options laïques, l'humanisme laïque, la spiritualité laïque, le libre examen, ..., sont volontairement occultés. Sa malhonnêteté intellectuelle et morale est flagrante, mais toujours "tolérée" ... Jusqu’à quand la «tolérance » (opportuniste, voire électoraliste) tolérera-t-elle l’intolérable ?…<br /> <br /> 4. Pourquoi Pierre BOTHY, malgré les arguments pertinents de Jean BRIMONT, est-il manifestement incapable de remettre en question ses certitudes, alors que, personnellement, j’y suis parvenu ? Ayant été croyant (protestant, donc un peu libre exaministe, il est vrai) jusqu’à 21 ans, je me suis demandé pourquoi il m’avait quand même fallu 4 ans pour devenir athée, alors que j’avais pourtant eu la chance de découvrir des horizons nouveaux. De plus, je ne me serais sans doute pas affranchi de ma croyance quelques années plus tard …! Il est rare en effet, et même parfois impossible pour les adultes, surtout au-delà de 25 ans environ, d’encore parvenir à remettre en question leurs conceptions fondamentales. En effet, s’ils rejettent la croyance comme étant illusoire, et en l’absence d'alternatives laïques, ils risquent fort de se déstabiliser ou de sombrer dans l'individualisme, dans l'indifférence, voire d’être happés par une secte ...<br /> En fait, mon apostasie est le résultat d’une approche neuroscientifique, et donc inhabituelle du phénomène religieux. <br /> Je m’explique, sans chercher à avoir raison.<br /> <br /> Sans vouloir simplifier ou réduire l’infinie complexité du psychisme humain, et en particulier la sensibilité religieuse, à des « mécanismes » psycho-neuro-physio-génético-cognitivo-éducatifs, n’est-il pas légitime de compléter son approche traditionnelle (philosophique, métaphysique, théologique, psychanalytique, anthropologique, sociologique …) par les observations neuroscientifiques actuelles ?<br /> <br /> Entendons-nous bien : les neurosciences ne visent évidemment pas à démontrer l’inexistence de « Dieu » (par définition, aucune inexistence n’est démontrable). <br /> Mais il est vrai, du moins à mes yeux, qu’elles peuvent inciter à conclure à son existence subjective, imaginaire et donc illusoire. Elles ne permettent pas non plus de prouver son existence, comme l’avait espéré la Fondation TEMPLETON en finançant les travaux du Canadien neurophysiologiste, évidemment croyant, Mario BEAUREGARD, qui a sérieusement espéré trouver dans le lobe temporal, l’ »antenne », le récepteur que « Dieu » y aurait placé pour recevoir sa « Révélation ». En vain, évidemment ! D’autres cherchent même, par « stimulation magnétique transcrânienne », à renforcer la croyance, et même à rendre une athée croyant !<br /> <br /> A contrario, et aussi partielle soit-elle encore, cette nouvelle approche permet déjà, à mon sens, d’élaborer des hypothèses explicatives quant à l’origine et à la fréquente persistance de la foi, et donc à l’anesthésie, partielle ou totale, de l’esprit critique en matière de religion. <br /> <br /> Actuellement, selon moi, la liberté constitutionnelle de conscience et de religion est actuellement plus symbolique qu’effective. <br /> En effet, l'émergence de la liberté de pensée, de conscience, de religion, de croire ou de ne pas croire est généralement compromise, à des degrés divers. D’abord par l’imprégnation de l’éducation religieuse familiale précoce, forcément affective puisque fondée sur l’exemple et la confiance envers les parents (influence légitime mais unilatérale et communautariste). Ensuite par l’influence d’un milieu éducatif croyant excluant toute alternative humaniste non aliénante. L’éducation coranique, exemple extrême, en témoigne hélas à 99,99 %, la soumission y étant totale.<br /> <br /> Après Desmond MORRIS (« Le singe nu »), qui l’avait déjà pressenti en 1968, Richard DAWKINS estime que la soumission est génétique : déjà du temps des premiers hominidés, le petit de l’homme n’aurait jamais pu survivre si l’évolution n’avait pas pourvu son cerveau tout à fait immature de gènes le rendant totalement soumis à ses parents (et donc plus tard à un dieu). <br /> <br /> Déjà en 1966, le psychologue-chanoine Antoine VERGOTE, alors professeur à l’Université catholique de Louvain, avait constaté (son successeur actuel Vassilis SAROGLOU le confirme) qu’en l’absence d’éducation religieuse, la foi n’apparaît pas spontanément, et aussi que la religiosité à l’âge adulte en dépend (et donc l’aptitude à imaginer un « Père » protecteur, substitutif et anthropomorphique (cfr Freud !), fût-il « authentique, épuré, Présence Opérante du Tout-Autre » …).<br /> <br /> Les neurosciences tendent à confirmer l' imprégnation neuronale du sentiment religieux. Des neurophysiologistes ont constaté que les hippocampes (centres de la mémoire explicite) sont encore immatures à l’âge de 2 ou 3 ans, mais que les amygdales (du cerveau émotionnel), elles, sont déjà capables de stocker des souvenirs inconscients, et donc les comportements religieux, puis les inquiétudes métaphysiques des parents, sans doute reproduits via les neurones-miroirs du cortex pariétal inférieur. L’IRM fonctionnelle suggère que le cerveau rationnel, le cortex préfrontal et donc aussi bien l’esprit critique que le libre arbitre ultérieurs s’en trouvent inconsciemment anesthésiés, à des degrés divers, indépendamment de l’intelligence et de l’intellect, du moins dès qu’il est question de religion. <br /> <br /> Ce qui expliquerait l’imperméabilité des croyants, notamment créationnistes, à toute argumentation rationnelle ou scientifique, et donc la difficulté, voire l’impossibilité de remettre leur foi en question.<br /> <br /> Il est logique dès lors que certains athées, comme Richard DAWKINS, ou agnostiques comme Henri LABORIT, au risque de paraître intolérants, perçoivent l’éducation religieuse, bien qu’a priori sincère et de bonne foi, comme une malhonnêteté intellectuelle et morale. Henri LABORIT l’avait bien compris : « Je suis effrayé par les automatismes qu’il est possible de créer à son insu dans le système nerveux d’un enfant. Il lui faudra, dans sa vie d’adulte, une chance exceptionnelle pour s’en détacher, s’il y parvient jamais.(…) Vous n’êtes pas libre du milieu où vous êtes né, ni de tous les automatismes qu’on a introduits dans votre cerveau, et, finalement, c’est une illusion, la liberté ! ». <br /> <br /> Dans cette optique, les conversions religieuses deviennent compréhensibles : même si l'on ne peut pas actuellement expliquer le processus biochimique qui enclenche le “switch », l’interrupteur qui fait basculer de l’incroyance vers la croyance, le fait est là : dans tous les cas, un bouleversement des neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, …) a lieu, un peu comme dans le cas du coup de foudre amoureux. Comment expliquer par exemple la conversion de Paul CLAUDEL, ancien croyant, en entendant le Magnificat de BACH à N-D de Paris ? J’émets une hypothèse explicative audacieuse : indépendamment de sa brillante intelligence et de son intellect, tout se passe comme si l’environnement sensoriel (grandes orgues, odeur d’encens, décorum, …- avait provoqué un bouleversement émotionnel, au point de faire « disjoncter » son cerveau rationnel au profit de son cerveau émotionnel. Les sensibilités poétique, musicale, religieuse, …, y ont d’ailleurs des localisations voisines. <br /> <br /> Les exemples sont nombreux, dans d’autres circonstances, par exemple la conversion du docteur Alexis CARREL, qui avait perdu la foi pendant ses études, et qui l’a retrouvée lors d’un voyage à Lourdes, ou celle d’Eric-Emmanuel SCHMITT perdu sous le firmament glacial du Sahara. Contrairement à un Henri LABORIT, par exemple, aucun d’eux n’avait compris le fonctionnement de leur cerveau …<br /> <br /> Vers une école pluraliste …<br /> Pour que les libertés de conscience et de religion, et en particulier celle de croire ou de ne pas croire, deviennent plus effectives que symboliques, il faudrait donc en arriver à un système éducatif pluraliste proposant à tous une information minimale, progressive, objective et non prosélyte, à la fois sur le "fait religieux" (sans cacher la soumission que la foi implique), ET sur le "fait laïque" actuellement occulté (l’humanisme laïque, la spiritualité laïque, les options qui incitent à l'autonomie, à la responsabilité individuelle, au libre examen, ...). Et donc à la fusion des réseaux officiel et confessionnel.<br /> La religion est une affaire privée qui n’a pas sa place à l’école. Elle ne devrait y être mentionnée que lors d’un cours d’histoire ou de philosophie, parce qu’un un minimum de culture religieuse fait partie de la culture générale.<br /> <br /> Un tel enseignement pluraliste compenserait ainsi l’influence familiale. Chacun pourrait choisir, en connaissance de cause, aussi librement et tardivement que possible, ses convictions philosophiques (OU religieuses puisque le droit de croire restera toujours légitime et respectable, a fortiori si cette option a été choisie plutôt qu’imposée).<br /> Cela permettrait enfin la recherche de valeurs communes, « universalisables », parce que bénéfiques à tous. <br /> Mais cela impliquerait de devoir repenser au préalable les notions de neutralité de l’Etat et de libre choix des parents, qui n’est pas prioritaire par rapport à l’intérêt supérieur de l’enfant.<br /> Dans une génération peut-être, puisque le principe de la laïcité "politique", séparant les religions et l'Etat, n'est toujours pas inscrit dans la Constitution belge ! <br /> <br /> Michel THYS à Waterloo michelthys@base.be http://michel.thys.over-blog.org<br /> <br /> Références bibliographiques : <br /> Mes hypothèses explicatives quant à l’origine psychologique et éducative de la foi, ainsi qu’à sa fréquente persistance neuronale sont le résultat de nombreuses lectures. Notamment :<br /> <br /> - Antoine VERGOTE, chanoine, « Psychologie religieuse », du, Ed. Dessart 1966.<br /> ancien professeur à l’Université catholique de Louvain.1966.<br /> - Vassilis SAROGLOU (son successeur) & HUTSEBAUT, D<br /> Religion et développement humain »,. 2001.<br /> - Patrick JEAN-BAPTISTE « La biologie de dieu » 2003 Agnès Viénot 2003.<br /> - Jean-Didier VINCENT : « Voyage extraordinaire au centre du cerveau » Odile Jacob 2007.<br /> - V.S. RAMACHANDRAN « Le fantôme intérieur ». Odile Jacob 2002.<br /> - Jean-Pierre CHANGEUX « L’homme neuronal »1993, « L’homme de vérité » 1994<br /> - Pascal BOYER « Et l’homme créa les dieux ».<br /> - Antonio DAMASIO « L’erreur de Descartes »2001 et « Spinoza avait raison’.<br /> - Henri LABORIT « Une vie » 1996 « Derniers entretiens »<br /> - Mario BEAUREGARD « Du cerveau à Dieu » « The spiritual brain » <br /> - Michaël PERSINGER « On the possibility of directly accessing every human brain by electromagnetic induction of fundamental algorythms ».1995.<br /> - Paul D. Mac LEAN « Les trois cerveaux de l’homme » 1990.<br /> - Joseph LEDOUX « Emotion, mémoire et cerveau » 1994.<br /> - John SAVER & John RABIN « The neural substrates of religion experience » 1997.<br /> - Francis CRICK « Une vie à découvrir »<br /> - Via Internet : « Le cerveau à tous les niveaux ». Etc.
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V
Pierre BOTHY<br /> Philosophe socialiste et écologiste chrétien.<br /> 33, aux Trois Bonniers, 5020 VEDRIN-NAMUR, Région wallonne, BELGIQUE-EUROPE.<br /> Tél. : 032 / 081-21 11 58 GSM : 0485 62 18 51. <br /> Mail : pierre.bothy@base.be<br /> Site : www.philosophie-socialiste-écologiste-chrétienne.base.be<br /> <br /> <br /> Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /2009 12:22 <br /> L'athéisme : une impasse philosophique (1)<br /> Par Matthieu BOUCART <br /> - Publié dans : Questions sur la foi - Communauté : Praedicatho.com<br /> - http://totus-tuus.over-blog.com/article-28226828.html<br /> - http://totus-tuus.over-blog.com/article-28789289.html<br /> - http://totus-tuus.over-blog.com/article-l-atheisme-une-impasse-philosophique-3--43122292.html <br /> <br /> Chers amis,<br /> <br /> Je voudrais répondre au commentaire de notre ami Hervé au sujet de l’article publié la semaine dernière sur l’athéisme.<br /> <br /> Le texte de cet article était issu du remarquable ouvrage de Claude Tresmontant sur l’existence de Dieu, et tendait à démontrer l’inexistence de l’athéisme sur le plan philosophique. « Dieu n’existe pas ! » claironnent les athées. « L’athéisme n’existe pas » pourrait-on aisément leur rétorquer.<br /> <br /> Le texte de Tresmontant a suscité parmi vous de nombreuses réactions, dont celle de notre frère Hervé :<br /> <br /> « Salut Matthieu ! Je ne veux pas défendre le point de vue des athées, mais pour combattre leurs idées, il ne faudrait pas les minimiser : il ne me semble pas exact de dire qu'il n'y pas réellement d'athéisme ou qu'aucune philosophie ne répond aux problèmes métaphysique de manière rationnelle sans tomber dans le panthéisme.<br /> <br /> Si l'on peut admettre que les athées de l'Antiquité étaient en fait sceptiques ou critiques (mais pas de "purs athées"), depuis le 18ème siècle, il y en a eu des tas : les rationalistes des "Lumières", puis Feuerbach, Karl Marx, Nietzsche, Comte (et les positivistes), les existentialistes du type Sartre ou Camus et actuellement tous les "libres-penseurs" comme Onfray, pas très solides mais influents. Il y en aurait bcp d'autres (notamment à l'étranger), mais je ne suis absolument pas spécialiste de la question et préfère utiliser mon temps pour lire les auteurs chrétiens ;-)<br /> <br /> Cela me semble donc un peu rapide d'éliminer l'athéisme d'un revers de manche en niant que des penseurs aient réfléchi sérieusement aux problèmes métaphysiques.<br /> <br /> On peut défendre la foi chrétienne sans caricaturer ses opposants, qui ne sont pas si nuls que ce que laisse supposer ton article. Par contre, on peut souvent démonter leurs arguments et expliquer patiemment que ce en quoi nous croyons n'est pas insensé ! »<br /> <br /> Tout d’abord, une précision importante : je ne dis pas qu’il n’y a pas de personnes athées ! Je dis que l’athéisme n’existe pas ; que la pensée athée n’existe pas ; que l’athéisme n’est pas une pensée. Il ne sert de rien par conséquent de me citer tous les grands auteurs athées des siècles passés ; je ne les connais que trop, et Claude Tresmontant aussi !<br /> <br /> Non, mon propos n’est pas là. Il consiste à dire que l’athéisme n’existe pas sur le plan philosophique :<br /> <br /> Ø SOIT qu’il dérive vers le panthéisme – et nous allons voir que pour demeurer dans la rationalité, l’athéisme est obligé de se convertir en panthéisme ;<br /> <br /> Ø SOIT qu’il dérive vers l’irrationalisme – et nous allons voir que pour éviter le panthéisme, l’athéisme n’a d’autre issue que de se réfugier dans l’absurde…<br /> <br /> Il est donc loin le temps où l’on assimilait l’athéisme à la Raison éclairée, et les croyances religieuses aux superstitions irrationnelles !<br /> <br /> Je dis qu’il n’existe pas de philosophie athée au sens où :<br /> - une philosophie panthéiste ne peut plus se prétendre (si les mots ont un sens) athée ;<br /> - et où un athéisme irrationnel ne peut plus se prétendre une philosophie – la philosophie n’étant pas l’art de dire tout et n’importe quoi, mais de penser le monde et notre rapport au monde de manière rationnelle.<br /> <br /> OU BIEN l’athéisme opte pour une conception panthéiste (passéiste ?) de l’univers, et il ne peut plus se dire athée. OU BIEN l’athéisme opte pour une conception irrationnelle de l’univers, et il ne peut plus se prétendre une philosophie. Mais dans les deux cas, il est abusif et erroné de parler de « philosophie athée » – les deux termes, en vérité, sont antinomiques.<br /> <br /> Sans doute existe-t-il une philosophie des athées, une philosophie pour les athées – ainsi que le suggère Pneumatis sur ce fil, commentaire n°17 –, en ce sens que les athées, à partir de leur présupposé athée, vont concevoir une pensée, élaborer une doctrine, former une philosophie, qui va les aider à vivre dans le monde réel en athée. Le penseur athée a beau nier l’existence de Dieu ; cette négation posée, il faut bien vivre… Le penseur athée va donc chercher à « réinventer » le réel à partir de son préjugé athée pour se donner des raisons de vivre, et trouver son Salut sans Dieu. Telle est d’ailleurs la manière dont Luc Ferry définit la philosophie : la doctrine du Salut sans Dieu. Il est bien clair pourtant que cette définition ne peut désigner la philosophie dans son ensemble – car alors, elle serait une discipline interdite aux croyants (un comble !) ; elle ne peut désigner en vérité que cette philosophie dont nous parlons, la philosophie des athées, c’est-à-dire la philosophie de tous ceux qui croient que Dieu n’existe pas, et qui s’efforcent, par les ressources de leur intelligence et avec tout leur génie, de trouver des raisons de vivre sans Dieu ; des moyens de se sauver – essentiellement de la peur de la mort –, sans Dieu.<br /> <br /> Mais cette philosophie des athées, cette doctrine du Salut sans Dieu, n’est en aucune manière une philosophie de l’athéisme. C’est le philosophe qui est athée, non l’athéisme qui est pensé ! L’athéisme du philosophe ne secrète pas une philosophie de l’athéisme – comme on pourrait s’y attendre – mais une philosophie découlant de son athéisme, ce qui n’est pas la même chose. L’athéisme lui-même n’est pas pensé ; il n’est pas réfléchi jusqu’au bout ; il est simplement posé là, comme un postulat de départ ; comme un dogme.<br /> <br /> Si l’athéisme est une philosophie, alors elle est une philosophie « Canada Dry » (publicité non payée…) : elle a la couleur de la philosophie, l’odeur de la philosophie, le goût de la philosophie, mais… elle n’est pas une philosophie en ce sens qu’elle ne propose aucune explication plausible et rationnelle à l’existence de l’univers. Et quand elle s’y essaye, elle se dissout immédiatement dans le panthéisme (cessant dans ce cas d’être athée) ou l’irrationalisme (cessant dans ce cas d’être une philosophie – la destruction de la raison n’étant pas une philosophie). C’est soit l’un, soit l’autre ! Il n’y a pas de troisième voie possible ! La troisième voie : c’est la doctrine de la Création – qui est une métaphysique croyante, celle-là même que combattent ensemble les athées, les panthéistes véritables, et les « irrationalistes » – puisqu’il convient bien de les appeler ainsi…<br /> <br /> L’athéisme est tellement dans l’impasse qu’il a dû se fabriquer lui-même une troisième voie pour échapper à ce dilemme insupportable entre un panthéisme mythique et un irrationalisme délirant ; cette troisième voie, c’est celle qui est suivie par les athées modernes, et qui consiste… à faire l’impasse pure et simple sur la question de l’être de l’univers ! L’athéisme, qui se trouve dans une impasse philosophique, se voit contraint, pour en sortir, de faire l’impasse sur les questions métaphysiques – jugées vaines ou insolubles…<br /> <br /> L’athéisme moderne ne s’interroge donc plus sur l’être de l’univers. Il rejette les métaphysiques croyantes (et au-delà : toute métaphysique, puisque toutes les métaphysiques sont croyantes) – le plus souvent au nom de la raison : l’athée estime que les raisons de ne pas croire en Dieu sont supérieures aux raisons de croire, et il décide en conscience de ne pas croire – ce qui donne à l’athéisme un semblant de rationalité. Sauf que… Sauf que notre athée oublie de traiter un tout petit problème ; il oublie d’expliquer et de rendre compte philosophiquement de l’être de l’univers, de son existence, de sa genèse, de son évolution, et de ses étonnantes caractéristiques… L’athéisme élimine le Créateur, mais il nous laisse orphelin. Il « oublie » de nous donner une autre clef d’explication à l’existence de l’univers ! C’est un peu comme si quelqu’un venait réparer votre ordinateur (disons : notre conception de l’univers), qu’il vous sortait la pièce jugée inappropriée (le théisme) et omettait de vous la remplacer par une autre ! Avec la pièce inappropriée, votre ordinateur ne marchait peut-être pas à votre convenance, mais il marchait ; sans cette pièce, il ne marche plus du tout !<br /> <br /> Tel est l’athéisme : un système de pensée qui, appliqué jusqu’au bout, ne « marche » pas ; ou qui ne fonctionne que pour autant que la prémisse posée (l’inexistence de Dieu) ne soit pas contestée, et que l’on ne cherche pas (surtout pas !) à la remettre en question en s’interrogeant sur l’être du monde et de l’univers.<br /> <br /> Si l’athéisme est une philosophie, alors elle est une philosophie inachevée. Et à dire vrai, inachevable, en ce sens qu’elle aboutit finalement – si on la pousse au bout de sa logique interne – au panthéisme (qui est la négation de l’athéisme) ou à l’irrationalisme (qui est la négation de la philosophie).<br /> <br /> Il est sans doute facile de concevoir une morale sans Dieu – ainsi que s’y essayent un André Comte-Sponville ou un Miky (dont nous attendons les travaux avec impatience !). Car la loi morale est inscrite dans la nature de l’homme. Il suffit donc de savoir lire et comprendre cette nature pour en déduire un art de se comporter en société qui permette à tous et à chacun de vivre dans la paix, le respect mutuel et la tolérance – sinon l’amour au sens chrétien.<br /> <br /> Beaucoup plus difficile en revanche est de fonder une ontologie sans Dieu. C’est même chose impossible si l’on veut éviter les deux récifs du panthéisme et de l’irrationalisme. Dès que l’on aborde la question de l’être de l’univers, l’athée transpire… ; il tremble sur ses fondations, il « vacille »… C’est pourquoi il a finalement décidé de fermer boutique et de ne plus s’intéresser au problème. Il considère dorénavant que la question de l’existence de l’univers ne se pose plus, ou que, si elle se pose, elle est de toute façon insoluble ; que la métaphysique est sans intérêt ; qu’elle ne peut rien nous enseigner avec certitude ; que si l’univers est ce qu’il est comme il est, c’est parce que c’est comme ça et pas autrement ! Il n’y a pas lieu de s’en étonner ou le lui chercher une raison d’être que nous ne pouvons pas connaître. Dieu n’existe pas, c’est tout – c’est d’ailleurs le titre d’un blog athée…<br /> <br /> L’ironie de l’histoire, c’est qu’au moment même où l’athéisme moderne a décidé de tirer un trait sur la métaphysique de la nature, les sciences positives sont venues nous révéler l’inévidence de l’univers, et sa très grande « étrangeté » (selon l’expression du physicien Georges Lemaître)… Jamais l’univers (cet univers fini dans le temps et dans l’espace, en régime d’évolution vers des formes nouvelles et toujours plus complexes d’êtres qui n’existaient pas auparavant), jamais cet univers, disais-je, n’avait autant interpellé la raison humaine que depuis les grandes découvertes du siècle dernier.<br /> <br /> L’athéisme ne peut donc être considéré comme une opposition sérieuse aux métaphysiques croyantes. Non seulement l’athée ne démontre pas l’inexistence de Dieu, mais beaucoup plus embêtant : il ne nous montre pas comment l’univers pourrait être ce qu’il est comme il est, sans Dieu. C’est pourtant le minimum qu’on serait en droit d’attendre de la part d’un interlocuteur non croyant ! Qu’il nous explique comment l’univers peut exister et évoluer comme il le fait sans Dieu ; qu’il remplace l’explication « Dieu » par une autre explication, au moins aussi satisfaisante sur le plan rationnel ! Il ne suffit pas de rejeter en bloc un système de pensée en le jugeant – hâtivement – non valide ; il faut encore proposer un autre système de pensée plus satisfaisant. C’est bien là le moindre. Détruire, tout le monde sait le faire. Mais rebâtir sur les ruines que l’on a soi-même provoquées, c'est une autre paire de manche ! Or, si les athées excellent dans l’art de détruire toute croyance religieuse, force est de constater qu’ils sont dans l’incapacité de proposer la moindre explication alternative à l’être du monde – sauf, je le répète, à verser dans le panthéisme (qui n’est pas athée) ou dans l’irrationalisme (qui n’est pas plus satisfaisant sur le plan rationnel).<br /> <br /> L’athéisme n'existe donc pas sur le plan philosophique. Il a peut-être l’apparence de la philosophie – puisqu’une fois posée le postulat de l’inexistence de Dieu, il est tout à fait possible d’élaborer une doctrine cohérente, une vision du monde et un art de vivre sans Dieu. Mais il n’en a pas la réalité, puisqu’un système philosophique, pour être valide, doit fournir à la raison humaine une réponse satisfaisante à l’être du monde – qui est la première des questions métaphysiques, celle dont tout le reste découle !<br /> <br /> C’est là un fait objectif, que tout un chacun peut vérifier par soi-même, que l’athéisme est radicalement impuissant à expliquer l’existence du monde sans Dieu, sauf à se renier lui-même.<br /> <br /> La philosophie des athées, pourrait-on dire, est comme un corps sans âme. Extérieurement, le raisonnement est impressionnant de complexité et paraît extrêmement savant. Mais à l’intérieur, c’est le vide abyssal, le néant. La philosophie des athées est comparable à une maison construite sans fondations. La maison est belle, ça oui, elle est bien bâtie ; tout le génie intellectuel de l’homme s’y exprime. Mais la maison n’a pas de fondations. A la première intempérie, elle s’écroule… Elle ne supporte pas la nature et ses caprices. Eh bien ainsi en est-il de l’athéisme : il ne supporte pas la réalité, l’être de la nature, les caprices de ce réel qui refuse obstinément de se plier aux critères d’un univers sans Dieu. C’est pourquoi l'athéisme évite d’être affronté au problème, et quand il ne peut l’éviter, s’effondre tout seul sur lui-même…<br /> <br /> On a décidément bien tort de considérer l’athéisme comme une philosophie rationnelle – a fortiori comme la seule philosophie, selon Luc Ferry –, et de l’opposer aux religions considérées comme des croyances irrationnelles. Les croyances religieuses ont beau paraître irraisonnées et instinctives – puisqu’on les retrouve dans les tribus les plus primitives – il n’empêche ! elles sont issues de métaphysiques rationnelles puissamment enracinées dans le réel (à la portée de tout homme, fût-il le moins civilisé) ; tandis que l’athéisme se présente comme une pure croyance sans aucun fondement ontologique ; un vrai « pari ». Sans autre motif que son intime conviction, l’athée va faire le « pari » de l’incroyance, et miser toute sa vie sur l’inexistence de Dieu. Il va mettre sa vie en jeu sans prendre la précaution minimale de vérifier au préalable la validité de son choix par le moyen d’une réflexion élémentaire sur l’être de l’univers. Un vrai saut dans le vide… et sans parachute de surcroît, puisque l’athée se refuse dorénavant à s’interroger sur l’être de l’univers…<br /> <br /> Ainsi que l’affirme Tresmontant dans son ouvrage, « il n’y a que deux métaphysiques possibles : la métaphysique panthéiste et la métaphysique de la Création. L’athéisme pur est impossible, impensable, et il n’a jamais en fait été pensé. Si des hommes pensent pouvoir se dire athées, c’est qu’ils n’ont pas traité le problème que pose l’existence du monde. Ils ont négligé de traiter ce petit problème. Leur athéisme est donc purement verbal. Ce n’est pas un athéisme philosophique. Ce n’est pas un athéisme qui résulte d’une analyse sérieuse, solide rationnelle, tenant compte du donné. Un tel athéisme n’existe pas encore. Personne n’a jamais montré comment on pouvait penser l’existence du monde dans la perspective de l’athéisme ».<br /> <br /> Ah si ! répond Hervé ! Il y a les Lumières ! Il y a Marx, Freud et Nietzsche ! Il y a le courant positiviste et le courant existentialiste ! Il y a Onfray ! etc.<br /> <br /> Outre qu’il faille parfois se garder de toute simplification hâtive – tous les philosophes des Lumières, par exemple, se sont pas athées – nous allons voir dans un prochain article que l’on peut regrouper tous ces « penseurs » en trois grandes catégories – ou plutôt deux grandes et une petite :<br /> <br /> 1°) ceux qui n’ont pas réfléchi à la question (les athées modernes pour qui la métaphysique est sans intérêt) – la « petite » catégorie ;<br /> <br /> 2°) ceux qui ont réfléchi à la question mais dont la doctrine dérive immanquablement vers le panthéisme (ex. le matérialisme marxiste) ;???<br /> <br /> 3°) ceux qui ont réfléchi à la question, qui ont absolument voulu éviter l’écueil du panthéisme, mais qui ont finalement abouti à une conception irrationnelle de l’existence de l’univers et de toute existence (ex. Sartre).<br /> <br /> (à suivre…) <br /> <br /> Ecrire un commentaire 42 - Voir le commentaire - Voir les 42 commentaires - Partager<br /> _____________________________<br /> <br /> Mes propres commentaires, P.B. :<br /> Dimanche 9 mai 2010.<br /> Il est malaisé de rédiger un commentaire sur votre site, cher Matthieu Broncart ni surtout de faire des « copier-coller » ce qui m’oblige à recopier manuellement de longs travaux que j’ai rédigés dans ma longue vie de recherche ( Né en 1932)<br /> D’abord je suis heureux de tomber sur votre site car les médias les plus répandus, les plus puissants sont avares de Vérités spirituelles !<br /> Et quand ils daignent parler de religion, ils ne sont guère compétents et encore moins divinement inspirés !<br /> De plus votre site ne semble guère rapide : Chez « Alaindependant » mes commentaires apparaissent quasi instantanément !...<br /> A tel point que c’ »st par leur entremise que je vais m’adresser à vous.<br /> <br /> Depuis l’âge de 14 ans j’ai toujours été vivement intéressé par la Justice sociale et mine de rien, ai fait de grandes découvertes :<br /> La Vie n’est qu’un Jeu d’Influences, Influences diverses, parallèles mais souvent opposées et contradictoires !<br /> Les religions ne sont guère à la Hauteur de leur Tâche !<br /> Mais les philosophes insensés, charnels, matérialistes y ajoutent leurs contradictions, leurs propres confusions, de telle sorte qu’ « Un Embrouillamini diabolique » parfois inconsciemment de la part de gens distraits et peu critiques et sciemment par des esprits plus pervers tels que Karl Marx, Fichte, Nietzsche (le dément) Freud et une foule d’autres « Complices du Diable » ( Cfr : Günther Schwab, un grand écologiste allemand)<br /> Je pourrais démanteler et confondre tous ces Esprits faux, voire diaboliques, aussi bien chez les incrédules que chez les croyants beaucoup trop indulgents avec ces démons, ces « démons déguisés en anges de lumière »<br /> Je n’ai fais que parcourir en vitesse vos écrits mes frères et mes Adversaires mais vraiment vous êtes inconscients du Danger !<br /> Je ne dis pas « en dehors de l’Eglise point de Salut ! » mais en dehors de Dieu, en dehors de La Vérité, ce qui est nettement différent, effectivement, il n’y a point de salut, non seulement pour l’Eternité mais ici, à l’instant présent sur terre !<br /> L’idéal serait que vous preniez connaissance de mes travaux, recherches et grandes Découvertes sur mon « petit » et modeste site, m ais en attendant voici quelques réflexions : <br /> Démontrer l’inexistence de l’athéisme sur le plan philosophique. « Dieu n’existe pas ! » claironnent les athées. « L’athéisme n’existe pas » pourrait-on aisément leur rétorquer.<br /> Les insensés ont beau claironner tout ce qu’ils veulent, nier tout ce qu’ils veulent, ils ne pourront jamais détruire ni anéantir les puissantes Vérités, les puissantes Réalités ni du monde naturel ni encore moins du monde spirituel !<br /> Alors mes frères, qu’en avons-nous à faire de leurs sottises sinon que de les dénoncer une bonne fois pour toutes !<br /> C’est d’ ailleurs parce qu’on vit dans un monde abêti, car leurs idioties sont tellement évidentes, criantes qu’elles sont totalement insignifiantes !<br /> Insignifiantes mais dangereuses, car même des professeurs d’ »universités catholiques se prennent à leur piège !<br /> Un professeur de l’université de Namur me disait : Vous m’étonnez car comme je m’extasiais devant la Providence divine, un de ses collègues lui a sorti ceci :<br /> « Pense-tu, ce n’est que le hasard !... » Ce célèbre « hasard » l’idole des scientifiques idiots et pervers !<br /> Alors si un professeur dit cela que penseront ses élèves peu affermis dans la Foi ?<br /> « Athéisme ? Panthéisme ?... » Les incrédules insensés et pervers ne croient à rien ! Ni en Dieu, ni au Diable (que pourtant ils servent) et encore moins aux dieux des païens !<br /> Ils ont d’autres « idoles » l’Argent, les Sports, la célébrité, le pouvoir, les sottises et aberrations pseudo-philosophiques, pseudo-scientifiques, où ils ne peuvent puiser la moindre sagesse, etc...<br /> Au contraire, ils faussent TOUT ! La Science, les bonnes Moeurs, la famille, les moeurs politiques et économiques et sèment la désolation partout !<br /> « Qu’aucune philosophie ne répond aux problèmes métaphysiques de manière rationnelle sans tomber dans le panthéisme ???... »<br /> Aucune philosophie matérialiste ne peut répondre « aux problèmes métaphysiques » puisqu’ils en nient l’existence ou la fausse !<br /> Ce n’est pas dans le « panthéisme’ qu’ils tombent mais dans d’autres idolâtries tout aussi pernicieuses, aussi périlleuses !<br /> Exercez votre sens critique et entrez dans La Logique de La Vérité, dans la Logique et l’Optique spirituelle, et vous ne perdrez pas de temps et surtout vous ne risquerez pas de vous laisser insidieusement piégé au mal insidieux de toutes déviances de l’Esprit !<br /> Il n’existe rien de rationnel ni de scientifique dans les Errements de la « Matière », de la perverse Incrédulité !<br /> On peu atteindre les plus hauts Niveaux de La Science par un raisonnement sain, par des déductions correctes ! Exemple :<br /> Une construction rationnelle ne peut naître sans l’Esprit qui l’a « raisonnée » !<br /> Les matérialistes donnent aux choses, aux êtres vivants dépourvus de neurones, à la Matière, les Attributs exclusifs de l’Esprit ! @ Pierre Bothy 1990.<br /> Et votre humble serviteur n’a pas eu besoin ni de cyclotron, ni de microscope électronique ni de titre universitaires, ni surtout pas de prix Nobel, pour l’affirmer !<br /> « Le Culte de La Vérité » et « l’Esprit de Vérité » lui ont suffit !...<br /> Des incrédules, des « moqueurs » depuis Salomon et même avant, il y en a toujours eu !<br /> Les rationalistes des fameuses « lumières » dont le monde impie fait tant de cas, ne sont guère fiables voire pas du tout !<br /> Quant à vos Feuerbach, Karl Marx, Nietzsche, Comte (et les positivistes), les existentialistes du type Sartre, ils ne sont que des Pantins du Diable, des individus hyper dangereux, qui ont engendré les Hitler et tous ses Emules ; Marx, Lénine, Staline, Mao et tous les petits et grands dictateurs qui encombrent et polluent encore toute la planète !<br /> (Je vous signale que le plus dangereux, cet immonde Nietzsche, créateur de « SurHomme » a fini par être frappé de démence !...)<br /> <br /> « Cela me semble donc un peu rapide d'éliminer l'athéisme d'un revers de manche en niant que des penseurs aient réfléchi sérieusement aux problèmes métaphysiques. » ???...<br /> Que veux-tu qu’un athée puisse « réfléchir sérieusement » amputé de ce qu’il existe de plus fondamental en l’Homme, sa Conscience ?<br /> Effectivement, s’ils se donnaient la peine de réfléchir sainement avant de s’engouer de folies et de perversités !<br /> Mais ta conclusion est saine :<br /> <br /> « Je préfère utiliser mon temps pour lire les auteurs chrétiens ! »...<br /> Là tu as mille fois raison : Pour étudier ces mécréants, il faut agir comme un chercheur qui étudie des animaux nuisibles et dangereux, des animaux vénéneux, des virus ultra-dangereux :<br /> Etre bien protégé par la solide protection de la Foi, mais d’une Foi solide et affermie, hautement inspirée !<br /> <br /> <br /> _______________________<br /> <br /> « Non, mon propos n’est pas là. Il consiste à dire que l’athéisme n’existe pas sur le plan philosophique :<br /> Ø SOIT qu’il dérive vers le panthéisme – et nous allons voir que pour demeurer dans la rationalité, l’athéisme est obligé de se convertir en panthéisme ;<br /> Ø SOIT qu’il dérive vers l’irrationalisme – et nous allons voir que pour éviter le panthéisme, l’athéisme n’a d’autre issue que de se réfugier dans l’absurde… » Matthieu <br /> <br /> Que, me chantes-tu là cher Matthieu ? La philosophie grecque ancienne, toujours bien prisés par le monde impie actuel en pullule « de philosophes athées » « libérés de la Tutelle et de la crainte des dieux !... »<br /> Mais un athée ne peut demeurer dans la rationalité puisque « sa raison » est<br /> malade, faussée, pervertie ! Et qu’irait-il faire « dans le panthéisme » Quel dieu pourrait-il lui rendre sa raison ? Ou lui fournir quelque sagesse ?<br /> Et en fait de « dérive » un athée est en plein dedans !<br /> Les athées se moquent bien de panthéisme mais il ne voudra jamais reconnaître l’Absurdité de son incrédulité où il est déjà »réfugié » !<br /> Je me demande où vous puisez toutes vos idées et ratiocinations vaines et inutiles ? « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » et point besoin de fioritures ni de savantes gymnastiques intellectuelles !<br /> Cela alourdit les Problèmes, les compliquent inutilement, risquent d’ajouter à la Confusion générale, embrouiller diaboliquement les esprits et faire perdre un Temps précieux aux Applications pratiques et positives dont le monde a tant besoin ! <br /> « – tous les philosophes des Lumières, par exemple, se sont pas athées ? »<br /> « 1°) ceux qui n’ont pas réfléchi à la question (les athées modernes pour qui la métaphysique est sans intérêt) – la « petite » catégorie ; (Ou plus simplement ne veulent pas y réfléchir, asservis qu’ils sont à leurs additions et autres faiblesses)<br /> <br /> »2°) ceux qui ont réfléchi à la question mais dont la doctrine dérive immanquablement vers le panthéisme (ex. le matérialisme marxiste) ; (???...)<br /> <br /> »3°) ceux qui ont réfléchi à la question, qui ont absolument voulu éviter l’écueil du panthéisme, mais qui ont finalement abouti à une conception irrationnelle de l’existence de l’univers et de toute existence (ex. Sartre). »<br /> <br /> « Marx dérivant dans le panthéisme » ???... Marx issu d’une famille juive convertie au Protestantisme dans sa jeunesse était un petit et excellent chrétien puis un jour, ayant subi quelque mauvaise influence des nombreux philosophes allemands les plus pervers, a sombré dans le diabolisme !<br /> Il a ainsi contribué à la ruine de l’Idéal communiste et socialiste qu’il disait défendre ! Réf. :<br /> « Karl Marx et Satan » de Richard WURMBRAND, Apostolat des Editions, 1978.<br /> Où tu as raison Matthieu c’est dans la fin de ta conclusion :<br /> Non pas que : qui ont absolument voulu éviter l’écueil du panthéisme, dont ils se moquent éperdument mais,<br /> Avec toutes leurs acrobaties nauséeuses ont finalement abouti à une conception irrationnelle de l’existence de l’univers et de toute existence !...<br /> (Ex. Sartre). » <br /> « L’insensé dit en son coeur, il n’y a point de Dieu » (L’Ecclésiaste) et d’un insensé on ne peut rien attendre de bon !<br /> Sartre si prisé par les médias modernes mais dont la pensée est nauséeuse, poisseuse et faisandée : il a contribué largement à la dégradations des bonnes moeurs et de la famille !...
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V
Décidément, je n'en finirai pas de corriger mes petits commentaires :<br /> <br /> « N » pourrait être ce grand Nombre astronomique, par exemple Celui qui détermine le Nombre de particules élémentaires qui peuplent l’Univers einsteinien de toutes les galaxies :<br /> N = 2 x 1079 !...<br /> <br /> En réalité ce npmbre N n'est pas 2 X 1079 MAIS :<br /> 2 X 10 exposant 79!<br /> Ce n'est pas tout à fait la même chose et même "légèrement" diffirent!...<br /> <br /> Excusez cette "coquille" astronomique mais ce n'est pas de ma faute mais des mécanismes de transmission numérique.
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