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  • De Marx à Teilhard de Chardin, de la place pour (presque) tout le monde...
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24 août 2011

DSK: l'in-justice américaine

 

Le refus de faire juger l'affaire dans laquelle l'ancien directeur du FMI est accusé de viol est une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle aussi pour les femmes .

Car à ce jour la vérité n'est pas dite, ni pour le présumé innocent ni pour la présumée victime.

La décision du procureur fait courir de grands risques au droit des femmes en revenant au temps où les victimes de viols étaient à priori coupables, au temps où le viol n'était pas considéré comme un crime.

Rappelons nous qu'en France le jugement de ces faits par une cour d'Assises n'est pas si vieux que cela! La vigilance s'impose pour que le refus de faire passer la justice aux USA ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences- sexuelles ou non - à l'encontre des femmes .

Marie-George Buffet


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Commentaires
L
Connais pas Louise Michel, très peu Rosa Luxembourg.<br /> En revanche, je connais bien le petit ouvrage synthétique de Simone Weil sur les "causes de l'oppression" à travers les âges, qui identifie la peur comme la cause première du besoin de religion (opium) et du désir d'aliénation ; peur des tribus primitives de la nature le plus souvent menaçante, peur dans la civilisation totalitaire des systèmes technocratiques puissants qui résultent du détournement par la société à son profit des forces élémentaires de la nature. C'est une différence majeure entre le régime soviétique et Marx ; tandis que ce dernier est antitechnocratique, sachant parfaitement le lien entre l'Etat et la technologie,<br /> les soviets ont développé une doctrine sociale technocratique.<br /> S. Weil pose la question de savoir si l'individu peut se libérer de la société suivant les mêmes modalités qui ont permis à la civilisation moderne de s'émanciper de la nature ? La réponse est évidemment non, puisque la technocratie résulte d'un effort collectif. Elle est négative selon Marx lui-même ; il a compris que le rôle du clergé ou de l'élite intellectuelle est d'entretenir la foi dans l'utopie collective, notamment dans les catégories de la population entièrement sacrifiées au destin commun (soldats, ouvriers, tous les soutiers). Avenir, enrichissement, "rêve américain", sont autant d'excitants dont l'élite elle-même peut très bien se passer pour jouir mieux sur le mode présent, mais (et c'est là toute l'ineptie de Nitche) qu'elle ne peut se passer de faire miroiter aux opprimés.<br /> La culture moderne repose donc sur un rapport de forces, les plus faibles épousant la religion des plus puissants.
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A
Ton opinion sur Louise Michel mon cher Lapinos ?
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L
- Le féminisme est le produit du libéralisme. Il y a sans doute eu quelques penseurs féministes par le passé qui n'étaient pas libéraux, mais c'est au triomphe de la pensée libérale que le féminisme doit sa place d'honneur parmi les valeurs actuelles. Il remplit très bien cette fonction indispensable dans le système libéral : la recherche de boucs émissaires. Si la société pue, ce n'est pas parce qu'elle n'est qu'un fromage grouillant de vers, mais c'est à cause des juifs, des anarchistes et des chrétiens selon untel, à cause des hommes selon telle autre, de l'islam ou des banlieues selon un troisième. On pourra vérifier que ce sont systématiquement les personnes les moins bien adaptées à la société et qui ont le moins de prise sur elle qui sont inculpées.<br /> - Prenons un féministe un peu plus sérieux que Marie-George Buffet, Fourier : son "féminisme" est au service des prostituées, victimes du régime marchand libéral. Je ne vois pas aujourd'hui les magazines féminins et féministes à gros tirage, par lesquels le féminisme s'impose, s'attaquer à la prostitution, mais au contraire inciter les femmes à se comporter en objets du désir.<br /> - On sait ce qu'il en est du "féminisme" de "Mai 68" désormais, et qu'il a consisté essentiellement pour quelques étudiants au physique disgracieux à s'approcher plus facilement des femmes qu'ils convoitaient. Don Juan est le plus féministe des hommes, et Don Juan représente la société.
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