12 juin 2013
La didactique des langues interrogée par les compétences
| Mohamed Miled | ![]() |
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La didactique des langues interrogée par les compétences
Cet ouvrage clarifie l’évolution du concept de « compétence », ses apports à la didactique des langues (DDL) et sa contribution à l’émergence d’un nouveau paradigme méthodologique : l’approche actionnelle, développée notamment à partir du Cadre européen commun pour les langues (CECR).
Dans une première partie, l’ouvrage explicite la migration de cette notion, du monde professionnel (celui de l’entreprise) à celui de l’éducation (l’approche par les compétences adoptée par plusieurs systèmes éducatifs), puis à celui de la DDL où les méthodes inspirées du CECR ont introduit un renouvellement méthodologique. Un aperçu historique, où le concept de « compétence » est attesté ou présent en filigrane, nous conduit des travaux de Chomsky (compétence et performance), à ceux de Hymes (la compétence de communication fondée sur des aspects socioculturels), au niveau-seuil (les actes de parole), puis aux modélisations didactiques de l’approche communicative (Coste, Moirand, Boyer...), pour aboutir aux méthodes issues du CECR.
La seconde partie traite des convergences au niveau du traitement de la compétence : dans le CECR : les activités de communication langagières, les tâches et les stratégies de compréhension et de production destinées à développer « la compétence à communiquer langagièrement » ;
et dans le monde du travail, où sont valorisés la tâche, le savoir agir et la capacité d’analyser les pratiques, laquelle requiert le langage.
La DDL se trouve ainsi renouvelée par la notion de tâche, rattachée à la compétence, qui est souvent soumise aux besoins socioéconomiques.
La troisième partie explicite le nouveau paradigme en DDL, né de cette perspective actionnelle et inspiré d’une approche humaniste et moins strictement fonctionnelle de la compétence. Elle analyse les orientations méthodologiques et didactiques qui se sont enrichies par l’introduction de ce concept. C’est ainsi que la tâche, jugée insuffisamment délimitée dans le CECR, est redéfinie comme la compréhension/production de genres de discours liés à des échanges socioculturels ou professionnels. Le projet, outil méthodologique pertinent, peut constituer un espace significatif d’appropriation de ces discours. Le schéma d’une séquence (unité) didactique est aussi revisité ; une tâche porteuse de sens ou un projet y deviennent un principe de cohérence fondamental.
Ce renouvellement didactique implique la formation d’un « enseignant actant » investi d’un nouveau rôle de mises en situation d’apprentissages significatifs pour l’élève et de capacités de réflexion sur ses pratiques d’enseignement.
Un ouvrage fort instructif sur les usages des compétences en DDL et leur contribution au développement d’une approche actionnelle, encore en gestation.
Mohamed Miled
Université de Carthage (Tunisie)
Source : http://www.bulletin.auf.org/index.php?id=1407
Dans une première partie, l’ouvrage explicite la migration de cette notion, du monde professionnel (celui de l’entreprise) à celui de l’éducation (l’approche par les compétences adoptée par plusieurs systèmes éducatifs), puis à celui de la DDL où les méthodes inspirées du CECR ont introduit un renouvellement méthodologique. Un aperçu historique, où le concept de « compétence » est attesté ou présent en filigrane, nous conduit des travaux de Chomsky (compétence et performance), à ceux de Hymes (la compétence de communication fondée sur des aspects socioculturels), au niveau-seuil (les actes de parole), puis aux modélisations didactiques de l’approche communicative (Coste, Moirand, Boyer...), pour aboutir aux méthodes issues du CECR.
La seconde partie traite des convergences au niveau du traitement de la compétence : dans le CECR : les activités de communication langagières, les tâches et les stratégies de compréhension et de production destinées à développer « la compétence à communiquer langagièrement » ;
et dans le monde du travail, où sont valorisés la tâche, le savoir agir et la capacité d’analyser les pratiques, laquelle requiert le langage.
La DDL se trouve ainsi renouvelée par la notion de tâche, rattachée à la compétence, qui est souvent soumise aux besoins socioéconomiques.
La troisième partie explicite le nouveau paradigme en DDL, né de cette perspective actionnelle et inspiré d’une approche humaniste et moins strictement fonctionnelle de la compétence. Elle analyse les orientations méthodologiques et didactiques qui se sont enrichies par l’introduction de ce concept. C’est ainsi que la tâche, jugée insuffisamment délimitée dans le CECR, est redéfinie comme la compréhension/production de genres de discours liés à des échanges socioculturels ou professionnels. Le projet, outil méthodologique pertinent, peut constituer un espace significatif d’appropriation de ces discours. Le schéma d’une séquence (unité) didactique est aussi revisité ; une tâche porteuse de sens ou un projet y deviennent un principe de cohérence fondamental.
Ce renouvellement didactique implique la formation d’un « enseignant actant » investi d’un nouveau rôle de mises en situation d’apprentissages significatifs pour l’élève et de capacités de réflexion sur ses pratiques d’enseignement.
Un ouvrage fort instructif sur les usages des compétences en DDL et leur contribution au développement d’une approche actionnelle, encore en gestation.
Mohamed Miled
Université de Carthage (Tunisie)
Source : http://www.bulletin.auf.org/index.php?id=1407
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