mercredi 10 février 2010

mardi 9 février 2010
Athéisme: une impasse philosophique
Sur ce sujet, 3 articles à lire dans l'ordre:
- http://totus-tuus.over-blog.com/article-28226828.html
- http://totus-tuus.over-blog.com/article-28789289.html
- http://totus-tuus.over-blog.com/article-l-atheisme-une-impasse-philosophique-3--43122292.html
lundi 8 février 2010
Les quatre petits enfants de mon ami, par Helder Camara
Ils m'entendaient dire
et redire:
"Cette boîte de chocolats
est pour vous quatre:
un, deux,
trois, quatre...
Lorsque je donnai la boîte
au plus petit d'entre eux
- en lui rappelant encore une fois
que c'était pour les quatre -
le petit gamin
l'étreignit
contre sa poitrine
en s'écriant:
"C'est à moi !
C'est à moi !"
Et j'eus l'impression troublante
de me trouver
dans quelque importante Réunion
des Grands de la Terre.
Helder Camara, A force d'amour,
Editeur Nouvelle Cité,
traduction Arnolfo Ramos de Souza,
p45
dimanche 7 février 2010
La plus belle école du monde
Je viens de passer un merveilleux séjour à Dakar. Je suis arrivé dans la plus belle école du monde, le Cours sainte-Marie de Hann: des tableaux de peintres sénégalais dans toutes les classes, des citations littéraires dans tous les couloirs, des monuments et statues dans les espares verts : carrefour des civilisations, carrefour du dialogue des cultures, monument aux droits de l'homme, ailes de la liberté, une fresque reprenant tous les hommes célèbres du XXe siècle, les noms des grands philosophes, cinq mains de couleurs différentes qui se superposent et qui symbolisent les cinq continents...Un décor où tout invite à la tolérance.
Des musulmans (60%) et des chrétiens (35%) qui se rencontrent, s'estiment et fêtent ensemble Abraham, père de tous les croyants.
Deux filières qui se côtoient : française et sénégalaise, un corps professoral mixte, une école qui a un pensionnat, un restaurant, différents corps techniques qui vivent sur place (plombier, maçon, électricien...). Une ville dans la ville : 4500 élèves, maternel, primaire, secondaire et supérieur pédagogique - licence en sciences de l'éducation, où j'ai donné 20h sur la pédagogie interculturelle.
Luc Collès
samedi 6 février 2010
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vendredi 5 février 2010
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
jeudi 4 février 2010
Le quotidien Le Monde republie, aujourd'hui, les 24 pages du Manifeste du parti communiste, paru en 1848. Jamais texte ne fut plus loué, décrié, déformé et objet d'incompréhension. Sait-on qu'à l'époque, il n'y avait pas de Parti communiste et qu'Engels et Marx, les auteurs, avaient dû se réfugier à Londres où fut écrit ce document brulot, qui enflamma les terres occidentales?
Un livre qui n'en a pas fini de bouleverser l'histoire
Marx n'était pas marxiste. Ses zélateurs eurent tôt fait de lui faire dire ce qu'il ne disait pas et de trahir ce qu'il disait. De nos jours, l'histoire efface les marxistes des pages vivantes que la politique trace, mais Marx réapparait. Va-t-on, enfin savoir ce qu'il annonçait?
Le slogan qui clôt le pamphlet anticapitaliste ("Prolétaires de tous les pays, unissez-vous") est la première exhortation altermondialiste qui se soit faite entendre! Cette parole est d'autant plus actuelle que se sont creusées des inégalités gigantesques, que les prolétaires se comptent par milliards, et qu'ils sont toujours les expropriés des biens terrestres. Le constat que moins de 20% des Terriens disposent de 80% des richesses planétaires devrait suffire à bouleverser l'ensemble des politiques. Ce n'est pas le cas.
Le capitalisme du XIXème siècle n'était pas celui du XXème et ce dernier diffère de celui du XXIème. Des différences considérables, inimaginables du vivant de Marx, ont affecté la démographie, les transports, l'armement, les communications..., mais un lien unit les trois siècles : "l'exploitation de l'homme par l'homme" n'a jamais cessé, le produit du travail n'appartient toujours pas à celui qui vend ses forces et ses capacités à son employeur, mais aussi une constante traverse le système économique libéral et lui fournit sa colonne vertébrale : "enrichissez-vous en produisant toujours plus". Capitalisme et croissance sont inséparables l'un de l'autre!
Au milieu du XXème siècle, tout était à reconstruire et le "toujours plus" avait comme justification la nécessité. On pouvait se payer le luxe de l'État providence et les bonnes intentions emplissaient les discours des hommes politiques. On n'avait pas encore adopté la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948). Pas même encore sortis de la dernière guerre mondiale, de bons et talentueux représentants des peuples, encore sous le choc épouvantable d'un désastre innommable, signaient, à Philadelphie, un texte dont l'esprit, sinon la lettre était anticapitaliste. On y pouvait lire :
La
Conférence générale de l'Organisation internationale du travail,
réunie à Philadelphie en sa vingt-sixième session, adopte, ce
dixième jour de mai 1944, la présente Déclaration des buts et
objectifs de l'Organisation internationale du travail, ainsi que des
principes dont devrait s'inspirer la politique de ses membres.
I - La Conférence affirme, à nouveau, les principes fondamentaux sur lesquels est fondée l'Organisation, à savoir notamment :
a) le travail n'est pas une marchandise;
b) la liberté d'expression et d'association est une condition indispensable d'un progrès soutenu;
c) la pauvreté, où qu'elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous;
d)
la lutte contre le besoin doit être menée avec une inlassable
énergie au sein de chaque nation et par un effort international
continu et concerté dans lequel les représentants des travailleurs et
des employeurs, coopérant sur un pied d'égalité avec ceux des
gouvernements, participent à de libres discussions et à des
décisions de caractère démocratique en vue de promouvoir le bien
commun.
La suite sur : http://www.aidh.org/Biblio/Text_fondat/OIT_01.htm
On sait ce qu'il est advenu de ce bel engagement international...
Aujourd'hui, nous entrons dans un âge où les promesses sont d'autant plus inutiles que les racines de la croissance, et donc la base même du capitalisme sont littéralement "déterrées", au sens propre comme au sens figuré : les ressources minières, à commencer par le pétrole, ne pouvant être renouvelées à l'infini, il n'est plus possible de compter sur une croissance indéfinie. Le temps des limites, annoncé par Paul Valéry, en 1945, n'est pas seulement commencé, il est profondément engagé, alors même qu'un vide politique béant s'ouvre devant nos sociétés (qui ne savent se penser qu'au sein de politiques qui survivent, de plus en plus malaisément, fondées sur des a priori qui ne résistent pas aux réalités.) C'est bien pourquoi les prises de conscience de Copenhague ne pouvaient déboucher sur rien. Le savoir et le vouloir ne coïncident plus.
La révolution à laquelle nous sommes invitées déborde la révolution sociale voulue par Marx qui contestait le pouvoir des propriétaires mais pas la propriété, sacralisée depuis la révolution française (voir l'article 2 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen). La citoyenneté mondiale n'est pas l'universalisme des Lumières qui voulait conquérir le monde aux idéaux occidentaux; elle exige, à présent, la pluralité, la diversité et non plus l'unité uniformisante. La Terre est un univers dont nous ne pouvons sortir, limité, et appartenant à tous. Ce seul constat suffit à modifier toutes les politiques mais l'écologie ne sortira pas le capitalisme de sa contradiction fondamentale : ce n'est pas en augmentant les dimensions du gâteau qu'on servira à chaque homme sa juste part, mais bien en effectuant un partage équitable. La croissance verte, le capitalisme vert ne sont que des illusions nouvelles, des tentatives pour esquiver la question qui fâche : la lutte des classes n'a jamais cessé et aujourd'hui, plus que jamais, elle interpelle la minorité de ceux des humains qui accaparent les richesses de tous.
La nouveauté, c'est que cette évidence n'étant plus portée par ce qui s'appelait "la gauche", il est devenu urgent de refonder les motivations des partis, mouvements, et autres regroupements citoyens, qui sont restés enfermés dans des doctrines obsolètes qui, peu ou prou, demandent encore à "produire plus pour donner plus à ceux qui ont le moins". Cette fausse logique ne fait point difficulté pour les maîtres de la finance qui veulent "produire plus pour s'enrichir plus". Sortir du capitalisme n'est qu'une formule creuse dès lors qu'on reste convaincu qu'on ne peut satisfaire les besoins vitaux des hommes sans continuer à enrichir l'humanité tout entière! Deux écueils sont sur notre parcours économique : épuiser les ressources qui fondent notre capacité d'activité; tout transformer en marchandises, même l'ordure, pour n'avoir rien à donner, quitte à détruire ce qu'on gâche dans des proportions inimaginables.
La décroissance (l'antidote de la croissance et donc du capitalisme) est l'exact contraire de la rigueur : c'est le renoncement à l'excès pour que nul ne manque de l'essentiel. Plus passent les mois, depuis 2007, et plus la contestation de la décroissance... s'accroît! C'est bon signe : c'est qu'elle trouve place dans le débat public!
Deux visionnaires dont les pensées deviennent compatibles.
Il est temps de réconcilier Marx et Gandhi! "Il faut vivre simplement afin que simplement tous les hommes vivent" et, pour cela : "Prolétaires de tous pays, unissez-vous". L'écologie sans le social, le social sans l'écologie perdent, l'une comme l'autre, tout leur sens. Reste à tirer les enseignements politiques de cette re-découverte qui commence à être admise mais n'est pas encore bien comprise. Il faut du temps aux peuples pour saisir, avec leur vie, ce qui n'est encore que des mots, certes porteurs, mais pas encore chargés d'énergie libératrice. Qui va donc écrire le... Manifeste du communisme sans parti ?
http://resistancesetchangements.blogspot.com/
jeudi 4 février 2010
Constat
Le
vaisseau terre est en train de sombrer, couler par la "mondialisation",
colonialisme totalitaire… La cassure s’aggrave entre le Tiers Monde et
les nantis ; l’inégalité s’accroît dans le monde, entre ceux qui ont et
ceux qui n’ont pas, la famine de ceux qui sont insolvables et le
chômage ou la famille de ceux dont les bras sont devenus inutiles. Des
vies n’ont plus de sens, d’avenir, ou de but. On s’évade dans le
suicide, la violence gratuite, les musiques pathogènes ou l’autre monde
virtuel de l’information…
Roger Garaudy, Le terrorisme occidental
http://kamitewoman.over-blog.com/article-un-geste-d-amour-pour-eux-par-africamaat-com-43922043.html
mardi 2 février 2010
Lily une chanson toujours d'actualité
Luc Collès, ami (et collaborateur !) du blog nous propose de relire et d'écouter cette chanson:
Lily
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu'on était égaux Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des BlancsElle a déchargé des cageots Lily
Elle s'est tapé les sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l'épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nousElle a essayé l'Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite soeur
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c'est pour conjurer sa peur Lily
Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugus
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleurMais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris.
lundi 1 février 2010
Gaza-strophe
FRANCE Ô ANNONCE LA
DIFFUSION DU FILM "GAZA-STROPHE, le jour d'après..."
documentaire de 55 mn réalisé par Samir Abdallah & Kheridine Mabrouk
Mercredi 10 février à 20h35
Rediffusion : jeudi 11 février à 15h15
et samedi 13 février à 16h
http://www.gaza-strophe.com
"Les réalisateurs Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk sont rentrés
dans Gaza le 20 janvier 2009, au surlendemain du cessez le feu annoncé après la dernière grande offensive israélienne, nommée «Plomb durci» et
jour historique de l’investiture de Barak Obama.
Abu Samer et Joker, deux militants du Centre Palestinien des Droits de
l'Homme de Gaza, guident les deux réalisateurs tout le long de l'étroite bande de Gaza, sur les traces des chars israéliens. Des dizaines de
témoins de la guerre israélienne de 22 jours contre Gaza (27 décembre 2008 au 18 janvier 2009) témoignent devant la caméra. Leurs récits frappent
par la précision des faits et nous font entrer dans le cauchemar palestinien.
Ils sont complétés par des images, dont certaines sont insoutenables,
tournées sous le feu de l’offensive israélienne par plusieurs cameramen
palestiniens. Elles hantent les cauchemars de nos amis,
et les nôtres aussi.
Un documentaire qui raconte la tragédie palestinienne du point de vue de
l’intérieur.
Pour prolonger la réflexion, France Ô vous propose à 21.30 le
documentaire «Le rêve arabe». Un film pour tenter de comprendre les origines de
la colère du monde arabe à l’égard de l’occident."
Coproduction : L'YEUX OUVERTS/ISKRA/FRANCE Ô
Avec le soutien de Media Group Palestine, du P.C.H.R., du CNC, de la
Procirep/Angoa, de la Fondation Un Monde par Tous.
Visitez notre site: htttp:///www.
contact: info@enfantsdepalestine.org
L'idée du communisme
Textes traduits de l’anglais par Christine Vivier et par Noémie Segol
En librairie depuis le 20 janvier 2010
L’Idée du communisme réunit les textes prononcés au colloque « On The Idea of Communism », organisé à l’initiative d’Alain Badiou et de Slavoj Zizek à Londres, en mars 2009. Avec les interventions des philosophes : Alain Badiou, Judith Balso, Bruno Bosteels, Susan Buck-Morss, Terry Eagleton, Peter Hallward, Michael Hardt, Minqi Li, Jean-Luc Nancy, Toni Negri, Jacques Rancière, Alessandro Russo, Roberto Toscano, Gianni Vattimo, Wang Hui, Slavoj Zizek.









