A l'indépendant

15 mai 2015

Esclavage: on répare ou on restitue ?

Comme le président François Hollande - victime d'un récurrent contresens érigé en art du déni de dette par la France débitrice dès qu'il s'agit de rendre pécuniairement les 17 milliards d'euros correspondant au montant pris arbitrairement à Haïti au 19ème siècle pour indemniser ses colons - a semblé confondre lors de sa visite en Haïti les lemmes Réparer et Restituer, nous tenons à préciser pour le chef de l'État français, ce qui suit sur les deux termes concernés, à savoir: réparer et restituer.

 

1) Réparer

 

La véritable réparation n'existe logiquement qu'en cas de préjudice matériel ou de la perte de certaines positions sociales subis par la faute d'un individu ou d'un système. Réparer, c'est réhabiliter la jouissance légitime et légale d'un un objet ou d'une situation sociale d'autrui que l'on a empêchée soit en lui consentant une somme convenable pour remplacer ledit bien, soit en lui rendant le bien multiplié ou la place sociale qui lui revient et dont il fut injustement écarté, indignement privé par une personne morale ou physique (un individu, la société, l'État, la commune, une compagnie...).

Nous devons rappeler que réparer, quand il s'agit de reconnaître des torts causés à autrui, tient toujours d'une forme de dédommagement. Par exemple, un enfant dont le père est tué par un chauffard brûlant le feu rouge, recevra un dédommagement qui ne répare rien, parce que ne ramenant pas vivant à l'enfant son père mort! Là, il est simplement question du minimum de justice et de reconnaissance de droit assumé comme dette à la victime du préjudice causé par l'acte criminel irresponsable dudit chauffard coupable de l'accident. Pas plus que l'on ne répare les années perdues par un accusé emprisonné pour un crime qu'il n'a pas commis. Ce qu'on lui verse pour le dédommager après reconnaissance tardive d'innocence, ne sera qu'une manière pour la société de s'excuser et de lui faire sentir qu'il y a de la justice parmi les hommes, que l'on ne vit pas parmi d'horribles monstres qui crient justice et démocratie mais foulent au pied tout principe d'équité. Là, ce que l'on versera au prisonnier innocenté, sans réparer le temps de vie perdu en prison, atténuera ses douleurs par réhabilitation de son nom tout en l'aidant à avoir une vie pécuniairement acceptable à sa sortie de prison. 

 

2) Restituer

 

Restituer, c'est rendre un bien volé ou ravi par des voies arbitraires.

On ne répare que les dommages ayant trait à l'avoir, on ne saurait réparer ce qui touche à l'être. On ne peut réparer des sévices physiques, des morts provoquées, des années détruites, quand on se reconnaît coupable de tels préjudices contre autrui, l'on dédommage les victimes de ces souffrances, ces injustices causées pour s'acquitter de la part possible de justice en ces occurrences. Par contre, la restitution comme reconnaissance-honoration de dette, intervient dans le contexte d'une expropriation arbitraire, d'un vol, il s'agit en toute justice et simplicité de rendre l'argent ou le bien ravi ou volé à son propriétaire.

Sachant que si la France devait dédommager en toute justice les victimes de son colonialo-esclavagisme - sans doute le plus barbare, le plus rétrograde, le plus inhumain de l'histoire - elle serait rendue un pays du tiers-monde, nous ne lui demandons aucun dédommagement pour ses crimes et génocides esclavagistes, non, pour l'heure, ce que nous voulons recevoir, en restitution, ce sont les 17 milliards de dollars pris à Haïti par l'État voyou français du 19ème siècle; cas spécifique pour un pays vainqueur des armées napoléoniennes que la France a pillé grâce à la mollesse permissive de Pétion, notre Pétain tropical, un peu comme les torts subis par les juifs de France à cause de Pétain, ex héros devenu sinistre collabo de Vichy... 

 Nous demandons restitution à la prestigieuse France, pour sa propre dignité, pour que ces intervenants sur tv5, dont Fabius, qui parlent d'art de vivre à la française en faisant ostentation de civilisation face au monde appelé à redécouvrir le raffinement français contre le "french bashing", mais aussi pour la démocratie que la France prétend promouvoir fut-ce par guerres et interventions. Cette restitution montrera au monde le sérieux du statut de défenseur des droits de l'homme de l'État français car la démocratie, c'est aussi en substance, le respect et la promotion des droits économiques des peuples, c'est, par des gestes dignes, enrayer de son propre passé, les ignominies criminelles en restituant ce qui fut pris crapuleusement et criminellement dans le but de détruire et d'appauvrir par haine raciale et aigreur raciste, un petit pays dont la seule faute est d'avoir forcé, précipité l'abolition de l'esclavage tout en montrant à l'humanité occidentale que le colonialo-esclavagisme est un crime qui jette hors de l'humanité, bien avant l'esclave, les civilisés racistes qui l'ont instauré comme trait marquant de leur prétendue civilisation.  

 

 CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
et son remarquable blog http://intellection.over-blog.com/

Posté par Alaindependant à 15:32 - - Permalien [#]
Tags : , , ,

05 mai 2015

Jean Bricmont propose une critique de la "nouvelle" gauche

 

Posté par Alaindependant à 23:41 - - Permalien [#]
Tags : , ,

30 avr. 2015

Il y a 40 ans le Vienam libéré et réunifié

Sous les bombes américaines
Sous les bombes américaines

233699
Saïgon libérée

Posté par Alaindependant à 19:04 - - Permalien [#]
Tags :

26 avr. 2015

Premier mai 2015. Séparés mais ensemble !

Déclaration des organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires, Unsa:

Le 1er mai, journée de solidarité internationale des travailleurs, aura cette année une dimension européenne particulière.

Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et de réformes, réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale. Il faut stopper ces politiques et investir pour des emplois de qualité et une croissance tenant compte des impératifs de développement durable.

La Confédération européenne des syndicats (CES) a décidé de faire du 1er mai une journée de mobilisation unitaire et convergente des salarié-e-s, retraité-e-s et des chômeurs-es partout en Europe.

Les organisations syndicales françaises affiliées ou non à la CES, CGT, FSU, Solidaires et Unsa, réunies le 15 avril 2015, appellent à y participer pour :
- promouvoir la protection sociale,
- combattre et réduire le chômage,
- permettre la création d’emplois,
- développer les investissements pour relancer l’activité économique,
- promouvoir les services publics,
- améliorer les salaires, les retraites, les pensions et les minima sociaux et promouvoir l’égalité salariale femmes-hommes.

Elles réaffirment, dans la suite du 11 janvier, que la démocratie, la république, la paix, les libertés de pensée et d’expression sont des biens communs qu’elles sont décidées à défendre face à tous les totalitarismes, aux discours haineux, aux tentatives de division et de stigmatisation.

La convergence des mobilisations partout en Europe ce 1er mai sera un signe fort adressé aux différents gouvernements et aux patronats pour exiger une construction européenne fondée sur le progrès social, s’appuyant sur le renforcement du dialogue social et des droits sociaux.

Les organisations syndicales CGT, FSU, Solidaires et Unsa appellent à la réussite des nombreuses manifestations unitaires qui seront organisées dans tout le pays le 1er mai 2015, sur la base de cet appel.

Montreuil, 15 avril 2015

____________________________________________________

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la CGT-Force Ouvrière (FO):

Journée internationale de solidarité et de revendications, le 1er Mai sera cette année encore pour Force Ouvrière l’occasion de marteler notre combat contre l’austérité. Un combat partagé par la Confédération européenne des syndicats, qui explique : « L’austérité a échoué, l’Europe doit investir pour relancer la croissance, créer des emplois et favoriser la consommation. »

Ainsi au niveau européen, quinze pays (dont la France) ont vu leur dette publique augmenter entre 2010 et 2014, signe flagrant de l’échec de l’austérité.

Entre 2000 et 2012, la couverture des travailleurs par la négociation collective a diminué dans dix-neuf pays de l’Union européenne, dont la France, même si elle y reste élevée.

Dans ces conditions, certains projets gouvernementaux en matière de « dialogue social » ne laissent pas d’inquiéter. C’est le cas quand le gouvernement veut laisser se développer les accords d’entreprise en l’absence de délégués syndicaux.

C’est encore le cas quand le Premier ministre confie à un groupe d’experts le soin de réfléchir à la manière de faire une plus grande place à la négociation d’entreprise, « pour une meilleure adaptation des normes », tout en reposant la question de l’articulation loi/contrat.

Là où, pour Force Ouvrière, la négociation d’entreprise doit pouvoir améliorer l’accord de branche, le gouvernement entend faire de l’entreprise un lieu de dérogation (vers le bas) à la branche.

Pour ce faire, comme nous ne cessons de l’expliquer depuis la fameuse position commune de 2008 sur la représentativité, l’accord majoritaire à 50 % est plébiscité au nom du principe « c’est démocratique puisque c’est majoritaire ».

Là encore, on ne peut que dénoncer toutes les mesures de flexibilité sociale correspondant aux rigidités économiques mises en place par les gouvernements successifs sur le plan européen.

Pour protéger le capital financier on fragilise les conditions de travail, les salaires et l’emploi, on pressure la protection sociale collective, on fragilise le service public républicain et la valeur d’égalité de droit.

Lutter contre l’austérité et ses effets en Europe comme en France est un objectif permanent et un espoir pour l’ensemble des travailleurs.

C’est ce que nous affirmerons le 1er mai 2015, en solidarité avec nos camarades en Europe et sur le plan international. 


Posté par Alaindependant à 00:00 - - Permalien [#]
Tags : , , ,

18 avr. 2015

Fusion des régions Rhône-Alpes Auvergne : une catastrophe annoncée ! Réunion publique le 19 mai à Clermont-Ferrand

La nouvelle carte des régions françaises (fusion pour certaines, statu quo pour d’autres), adoptée en décembre 2014 dans la précipitation, a été suivie d’un vote à l’assemblée (mars 2015) sur la nouvelle répartition des compétences entre les différents niveaux (commune, regroupements de communes, départements, régions). Cette réforme, pas encore complètement finalisée, pose de nombreuses questions. Quelles finalités ? Quelles conséquences pour les habitants ?

 

Un déni de démocratie :

La première remarque concerne le manque flagrant de démocratie dans la préparation, l’adoption et la mise en oeuvre de cette réforme.

En effet, aucune concertation des élus locaux pourtant concernés (ni bien sûr des citoyens) n’a été organisée, ni avant ni après. Il est consternant de voir que les récentes élections départementales (avec de nouveaux cantons démesurés) n’ont pas donné lieu à beaucoup de débat à ce sujet (quels médias et partis politiques en ont parlé vraiment ?)

Qu’en sera t-il des prochaines élections régionales de décembre 2015 ? Il reste 7 mois pour que les partis politiques préparent leurs listes, leurs alliances et leurs tactiques… Gageons que le fond de la réforme ne sera guère abordé !

 

Les justifications présentées :

On a justifié le nouveau découpage par deux arguments : il faut des régions conformes au modèle européen, il faut des régions riches capables d’affronter le vent de la mondialisation.

 

Ces deux arguments sont aussi fallacieux l’un que l’autre.

Le premier argument est même carrément mensonger. Il n’existe pas de modèle européen pour les régions. Comparer la France et l’Allemagne est une ineptie, car notre voisin est plus petit et plus densément peuplé. Quant au reste de l’Europe, c’est un ensemble complétement hétéroclite quant à l’organisation territoriale. La plupart des régions françaises actuelles sont plus grandes et plus peuplées que beaucoup des pays de l’Union : Luxembourg, Malte, Chypre, Pays Baltes…

Le second argument révèle le motif réel qui sous-tend le découpage Hollande-Valls. Exit la solidarité et la coopération entre les régions. Exit la solidarité nationale. Vive la compétition vers le moins disant fiscal et social. Déjà on donne aux nouvelles régions un pouvoir réglementaire, première étape avant un pouvoir législatif. Il faut être stupide ou malhonnête pour croire qu’on sera plus compétitif parce que la région sera plus grande ou que Lyon fera mieux que Paris.

On a aussi parlé d’économies mais aucun chiffrage sérieux n’a été fait. En attendant, la gabegie est bien réelle : que va devenir le siège tout neuf du CR d’Auvergne ?

 

Le modèle de « décentralisation », version Valls-Hollande, est fondé sur deux principes dominants :

- la compétition territoriale. Il faut donc des entités avec une population nombreuse et une économie forte. Le but de la gestion d’un territoire consistera à créer de l’attractivité pour attirer les investisseurs. Les nouvelles « Métropoles » devront se livrer une guerre sans merci pour conquérir, au dépens des autres, les activités porteuses.

- la réduction du pouvoir des citoyens. Avec les grandes régions, on éloigne le citoyen du centre de décision. Ce sera encore mieux si on arrive à réduire les compétences des départements ou à les supprimer.

Symbole de cette politique, la suppression, en mars 2014, de la DATAR (Direction à l’aménagement du Territoire et à l’attractivité Régionale) noyée maintenant dans un vague Commissariat à l’égalité des territoires. Il n’est plus question d’aménagement mais de déménagement.

Les conséquences sur les services publics

La fusion va avoir de graves conséquences sur les services publics en Auvergne, à commencer par le départ de toutes les directions régionales.

Ce sont sans doute plus de 2000 emplois publics qui vont être transférés à Lyon (ou à Bordeaux).

Quelques exemples concrets du «grand déménagement » qui se prépare. Considérons le secteur de l’Education Nationale : les lycées et leurs personnels non-enseignants vont être gérés à Lyon. Le Ministère étudie sérieusement l’hypothèse d’une seule académie par région : exit le Rectorat de Clermont-Ferrand. La grande idée des néo-libéraux et des adorateurs du « modèle allemand » est de faire éclater le Ministère de l’Education Nationale.

Considérons les transports ferroviaires. Direction Lyon ! On a déjà supprimé la liaison directe Clermont-Marseille, le changement à Lyon-La Pardieu est maintenant une obligation. Les liaisons vers le Limousin et Bordeaux deviennent problématiques. Peu à peu, l’Auvergne devient un cul-de-sac ferroviaire.

Nous avons conscience que le Massif Central et plus particulièrement l’Auvergne sont des zones de montagne (42% des auvergnats vivent au-dessus de 600 m d’altitude, c’est plus que les rhônalpins). Il y a d’autres projets à développer que l’aberrante et coûteuse installation d’une ligne TGV vers Paris. La nouvelle région prendra-t-elle mieux en compte les besoins des citoyens qu’elle ne le faisait avant ?

 

L’ombre de TAFTA :

Depuis deux ans maintenant (et en grand secret), l’Union Européenne négocie avec les USA, un traité commercial transatlantique (dit TAFTA), uniquement axé sur la compétition et la concurrence « libre et non faussée » (chère à Bruxelles et aux libéraux au pouvoir dans l’Union Européenne). Pour cela il faut abolir les derniers droits de douane (essentiellement agricoles) et, pire encore, supprimer toute « contrainte » sociale, environnementale ou sanitaire. Bonjour le poulet chloré, le bœuf aux hormones, les OGM et le Gaz de Schiste, (pour ne citer que quelques exemples).

Ce traité, s’il aboutit, verra les Etats et les collectivités territoriales (en première lignes les régions dotées de la compétence « économique ») entrer en concurrence, pour « attirer » les grandes firmes multinationales censées apporter le développement économique, la sacro sainte croissance et l’emploi !

On en connait les conséquences : chômage, délocalisation, désertification des territoires déjà défavorisés, fermeture des services publics, etc.

Cette réforme (grandes régions, avec métropoles et compétence économique quasi exclusive) semble être le costume sur mesure pour TAFTA !

 

Pour le maintien d’une capitale régionale dans le Massif Central

La fusion de l’Auvergne et de Rhône-Alpes aboutit à la création d’un monstre s’étendant sur 69 711 km2 soit autant que la Belgique et les Pays-Bas réunis.

Dans un ensemble de 7,7 millions d’habitants, les auvergnats ne vont pas peser très lourd. Au sein d’un Conseil Régional composé de 204 membres, les quatre départements auvergnats disposeront au total de 44 représentants, à peine plus que la métropole de Lyon (37 représentants), nouvel avatar de la réforme territoriale.

Il est à craindre, qu’à terme, le nombre de ces représentants soit moindre, car, dans le nouvel ensemble, l’Auvergne, avec 18% de la population, ne peut légitimement revendiquer plus de 38 élus.

Il faut noter la faible représentation de certains départements ruraux dans les nouvelles assemblées régionales : 6 conseillers régionaux pour le Cantal, 4 pour la Creuse.

Avec la disparition de la région Limousin, annexée par Bordeaux, on débouche sur la marginalisation du Massif Central (85000 km2) et son effacement de la carte administrative régionale.

Si on reporte sur une carte de France les nouvelles capitales régionales, on constate un grand vide. Entre Orléans et Toulouse d’une part et Lyon et Bordeaux d’autre part, il n’y a plus rien.

La « nouvelle » région Auvergne Rhône-Alpes a 12 départements.

La France à 13 régions et ses métropoles (existantes et à venir) :

Lille, Rouen, Brest, Rennes, Paris, Strasbourg, Nantes, Lyon,

Bordeaux, Grenoble, Toulouse, Montpellier, Marseille, Nice.

 

Le Massif Central a besoin d’une capitale régionale et Clermont-Ferrand est la ville la mieux placée pour jouer ce rôle.

 

Elle ne peut se mesurer à Lyon mais là n’est pas la question. Elle a au moins autant d’atouts que Dijon ou Orléans qui restent capitales régionales. Pour ce qui est du tracé de la région, ce qui doit prévaloir, c’est son étendue. Elle doit rendre possible un minimum de démocratie.

On pourrait peut-être demander l’avis des populations concernées. Cela n’a visiblement pas effleuré l’esprit de nos élus et de nos ministres. On est stupéfait de constater avec quelle facilité les élus ont accepté le nouveau découpage. Que de trahisons ! Que de reniements ! La perspective d’aller siéger dans l’ancienne capitale des Gaules semble avoir tourné les têtes.

 

Quelques exemples de distance entre un chef-lieu de département et sa nouvelle capitale régionale : (Trajet le plus court en temps)

Aurillac-Lyon : 313 Kms en 3H26 (Aurillac est à 2H02 de Clermont-Ferrand) Guéret-Bordeaux : 291 kms en 3H14 (Guéret est à 1H 41 de Clermont-Ferrand) Mende-Toulouse : 254 kms en 2H59 (Mende est à 1H58 de Clermont-Ferrand)

 

Vers la suppression des communes ?

Un rapport présenté au Sénat envisageait de diviser par deux le nombre de communes en France !

La réforme territoriale prévoit (pour l’instant) de regrouper les communautés de communes existantes. La norme sera de 20 000 H, par regroupement (ramenée à 5 000 en zones peu peuplées avec un maximum de 50 communes !)

Ces nouvelles communautés se verront dotées de compétences étendues, « enlevées » aux communes qui n’auront plus la compétence générale (c’est-à-dire la possibilité de prendre en charge les sujets de leurs choix).

On va doucement vers des communes qui n’auront plus rien à gérer, si ce n’est le pouvoir « de police » (pour mieux contrôler les populations ?)

La commune, lieu de démocratie de proximité, est appelée à disparaître au profit d’entités correspondantes à la logique libérale, pour se fondre dans les nouvelles régions.

 

Et les départements ?

Après avoir envisagé de les réduire à une simple représentation du pouvoir de l’état (préfecture sans conseils élus !), le gouvernement a fait provisoirement marche arrière mais les nouvelles métropoles n’en feront plus partie.

Le transfert de compétences aux nouvelles régions, ne va laisser aux départements que la solidarité (ramenée à sa plus simple expression), l’entretien des routes (avec quels moyens ?) et la gestion des collèges (sans contrôle sur les transports scolaires !)

La nouvelle organisation territoriale, ainsi dessinée, est claire : de grandes communautés de communes (en concurrence locale, évidemment), de grandes régions (en compétition internationale), des « Métropoles » qui vont siphonner les emplois.  Quid de la démocratie, de la gestion des territoires, des services publics pour tous, de l’expression des citoyens, du respect des cultures locales, de la répartition des activités, de l’agriculture paysanne, de la protection de notre environnement, de notre santé, de l’éducation ????

Pour une autre réforme :

Une vraie réforme des collectivités territoriales devrait reposer sur les principes suivants :

- Garantir l’unité et l’indivisibilité de la République Française en faisant de la loi nationale le garant de l’égalité de tous les citoyens

- Donner la prééminence à une logique de coopération et de solidarité entre les territoires et entre les territoires et la nation

- Soumettre toutes les autorités à la légitimité démocratique de la souveraineté populaire à travers le suffrage universel et le contrôle citoyen.

 

Ne nous laissons pas faire :

Une fois de plus une minorité de décideurs choisit à notre place, c’est peut-être bien une fois de trop !

Il n’est pas trop tard, toute réforme peut être remise en cause !

Les prochaines élections régionales (décembre 2015) doivent être l’occasion pour que les citoyens s’expriment en refusant ce jeu de dupe et en exigeant du gouvernement qu’il suspende cette réforme inapte et autoritaire !

Un collectif : « Pour une région Auvergne démocratique » (composé de citoyens d’origines diverses), se constitue, rejoignez le en signant l’appel qui vous est proposé.

 

Venez échanger et débattre avec nous

Mardi 19 mai – à 20h

Maison du Peuple à Clermont Ferrand

 

Posté par Alaindependant à 09:14 - - Permalien [#]
Tags : , ,

12 avr. 2015

Servir l'unité humaine

L'Humanité, dans la diversité de ses composantes, est un tout indivisible.
Fondement de tous les autres devoirs, le devoir primordial des communautés et de leurs membres est de servir cette unité et son développement créateur.
Il exclut toutes les tyrannies et garantit tous les droits.
Il exclut toute prétention à l'exclusivité et à la domination d'une croyance, d'une nation, d'un groupe comme d'un individu.
Il garantit :
-  la liberté d'expression à tout humanisme (c'est-à-dire à toute doctrine servant les intérêts de l'humanité comme un tout) ;
- la liberté d'expression, de foi ou de pratique à toute religion (c'est-à-dire à toute croyance attribuant une origine divine à cette unité);
- toute aspiration nationale apportant la contribution de sa culture spécifique à la symphonie de cette unité mondiale;
- l'épanouissement, en tout individu (quel que soit son sexe, son origine, sa vocation) de toutes les possibilités créatrices qu'il porte en lui.

Lire la suite: ici

Posté par Alaindependant à 08:17 - - Permalien [#]
Tags : ,

08 avr. 2015

Défendre la langue française ...en France !

Communiqué de l'A.FR.AV

(http://www.francophonie-avenir.com)

 "I Velib' I can fly" ! Peut-être avez-vous vu cette publicité à Paris ?

Afin de lutter contre cette énième attaque méprisante pour notre langue, nous vous proposons d'aller coller un autocollant de protestation sous ce slogan en anglais partout où il apparaît à Paris, comme nous l'avons fait à Nîmes contre le "We are the Bridge" de la société publique du Pont-du-Gard (http://youtu.be/rRSAMetCBsA).

Les affichettes autocollantes sont signées de l'Afrav, mais nous pouvons les imprimer - au cas où vous seriez intéressés d'aller en coller, et si vous le désirez -, du nom de votre association ou de votre organisme, ou des deux noms, ou sans aucun nom, c'est vous qui décidez.

(Suite et dossier complet sur : http://www.francophonie-avenir.com/fr-Info-breves/96-Lettres-a-Mme-Hidalgo-maire-de-Paris)

 
 

Lettre ouverte à Mme Hidalgo, maire de Paris

Madame Anne HIDALGO, maire de Paris (anne.hidalgo@paris.fr),

 Au vu de l’affiche en anglais "I Vélib I can fly" sur un abri d’autobus parisien - voir la photo ci-jointe  -,  une affiche, qui plus est, signée « Mairie de Paris »,  je me demande si nous sommes encore en France, dans notre capitale ? http://blog.velib.paris.fr/ivelibicanfly/

 … et tout ça après une semaine dite « de la francophonie » où Mme Hidalgo a reçu TV5Monde à l'Hôtel de ville de Paris pour vanter les valeurs que véhicule la langue française !

Ah quoi bon ?

 

 

 

Pourquoi ce slogan Aïl Vélibe, Aïl Canne Flaille ?

Ce slogan ne démontre-t-il pas, s’il en était encore besoin malheureusement, que l’invasion anglo-américaine est pire que jamais ? Et il est atterrant de constater que la mairie de Paris y participe aussi activement… 

En outre, l’affiche est hors la loi, puisque non conforme aux articles 3 et 4 de la loi 94-665 du 4 août 1994, relative à l’emploi de la langue française (dite parfois « Loi Toubon »).

Aussi aimerais-je savoir ce que vous envisagez de faire rapidement et très concrètement pour que cette communication « Vélib » ne reste pas dans l’illégalité ?

 Etc.

(Suite et dossier complet sur : http://www.francophonie-avenir.com/fr-Info-breves/96-Lettres-a-Mme-Hidalgo-maire-de-Paris)

 

 Réagir

Comme pour l'affaire de l'affichage illicite du Pont-du-Gard à Nîmes (affaire "We are the Bridge"), nous avons l'impression avec Mme Hidalgo et Cie, que la défense et la promotion de notre langue sont le cadet des soucis de nos dirigeants.

Ces gens-là ont l'air de participer à des évènements plus pour se faire voir que pour défendre une cause, plus pour gérer leurs intérêts particuliers que pour aller au secours d'un bien commun en danger.

Bien évidemment, nous ne recevrons aucune réponse de Mme Hidalgo. Et si par hasard, nous en recevions une, ce serait encore une réponse langue de bois de type : « Nous avons pris bonne note de votre remarque, et l'avons transmise au service compétent qui...» ou pire : « Vu le caractère international de cet évènement, etc. ».

Non ! La seule solution pour contrer l'anglomanie qui nous assaille et les sbires qui y collaborent, c'est d'aller coller sous les slogans en anglais illicite, des autocollants ou affichettes dénonçant le viol de notre langue, car il y en a assez d'envoyer des lettres de protestation qui finissent toutes à la poubelle et de discuter pour rien !

Amis, Sympathisants, Adhérents de Paris et de sa région, l'Afrav vous offre des affichettes autocollantes au format A4 pour aller les coller sous les slogans en anglais que Mme Hidalgo, la "Francophone", laisse mettre partout dans Paris.

Ces autocollants sont signés de l'Afrav, mais nous pouvons les signer du nom de votre association ou de votre organisme, ou des deux noms, c'est vous qui décidez.

Faites des photos, filmez, n'hésitez pas à montrer que la Résistance est en train de sortir du bois.

Écrivez à l'Afrav par retour de courriel, pour recevoir des affichettes autocollantes !

 

 

Résistant-Colleur en action

 

http://youtu.be/rRSAMetCBsA


Merci de signer, pour ceux qui ne l'auraient pas encore fait,  notre pétition en ligne : http://www.petitions24.net/non_a_langlicisation_de_carrefour_de_la_france_et_de_leurope

 
(Reproduction et diffusion, hautement recommandées)

Posté par Alaindependant à 23:34 - - Permalien [#]
Tags :

04 avr. 2015

Clermont-Ferrand en lutte: 7 et 9 avril

9avril

150407_ul_clermont_photo_reunion

Posté par Alaindependant à 18:36 - - Permalien [#]
Tags : , ,

01 avr. 2015

Capitalisme et déshumanisation consentie

Capitalisme: insidieuse sphère d'une déshumanisation consentie.

Par Camille Loty Malebranche

 

Le capitalisme établit le règne de l’argent pour effacer l’homme. Sauf cette agression anti-humaine explique la déchéance de lhumanité tellement barbare en pleine civilisation, car nul homme le moindrement humain, ne saurait, à moins d’être déshumanisé, accepter de s’évaluer par l’avoir et être prêt à toutes sortes de servitudes et d’excès de zèle au profit d’autres prétendus humains par le seul fait que ces autres ont plus d’avoirs que lui. Tout règne, tout primat de l’économie dans les rapports humains, est immonde et finit par souiller le mental des majorités qui l’appuient et y trouvent un lieu d’émulation. Les riches utilisent les choses et les humains, chosifiés à souhait, tout en se vautrant dans leur perversion, leurs bassesses qu’ils font louer par leurs asservis de classe. Le capitalisme met en scène une ronde de larbins grimaçants, excellant dans la farce des apparences, la singerie d’une fierté qu’ils n’ont pas, ayant déserté leur droit de dire non à l’imposture bourgeoise qu’ils préfèrent essentialiser. Essentialisme déshumanisant où ils se reconnaissent eux-mêmes volontairement choses des possédants dits riches.

 

La dialectique du pauvre et du riche constitue la pire sphère d’esclavage mental puisqu’elle essentialise la situation objective de classe qu’elle étaie idéologiquement comme naturelle. C’est pourquoi dans le capitalisme, la plupart se donnent en performance au service du bourgeois dans l’espoir d’une ascension parmi les riches, d’un changement de classe, d’un transfert bourgeois… À peu près tous passent leur vie et dépensent toute leur énergie à servir les bourgeois, les singer, les flagorner tout en les enviant, n’ayant en tête que le rêve de devenir bourgeois. Ils souffrent d’une frénésie bourgeoisiale virale. Pour eux, il est une essence sacrée qu’on pourrait appeler la « bourgeoisité » qui ouvre et ferme le monde et ils vendent allègrement leur être pour s’en affubler dans la superstition laïque, l’illusion dy appartenir. L’économie capitaliste hiérarchise les individus et engendre une échelle des importances individuelles prenant forme dans le tissu de pathologies névrotiques et psychotiques liées aux interactions sociales.

 

Derrière le comportement des mégalomanes de la consommation, des complexés de l’argent, des crapules propriétaires de banques, des tueurs à gage, des politicards larbins, des grossières arrogances de bourgeois, du philistinisme immonde des grands possédants, de tous les répugnants flagorneurs, de l’exploitation du sud par le nord, de la référence intumescente aux institutions de pouvoir et de finance, il y a toujours la grivoiserie capitaliste et ses nocuités mentales, pathogènes infligées comme naturelles selon une « métaphysique » de l’ordre économique, et l’idolâtrie de l’argent. Là, le rêve des esclaves consentants, décorés des breloques de la consommation en consolation et dissimulation de leur déchéance, consiste à mimer les maîtres richissimes et vouloir les adorer en piétinant les moins fortunés.

 

Malgré les baragouins médiatiques des petits-bourgeois pérorant sur la justice sociale, il n’y a pas de volonté de révolution, quand la société travaille le larbin qui rêve de devenir maître par flatterie et assimilation. Pas de volonté de changement quand le scolarisé idolâtre et singe le maître social pour imposer ses propres diktats. Le mental petit-bourgeois très répandu est, hélas, précisément, la base mentale gagnante de la compétition sociale, celle qui appuie toutes les sordidités du capitalisme et fait de l’individu, un pitoyable sous-objet, simple reflet par le mimétisme de classe, pitoyable suiviste du « supérieur » social!

 

Hélas, quand le mental est asservi et que toute transcendance se joue dans les miasmes du matérialisme bourgeois et de ses fanges d’une mentalité de mégalomanie s’exprimant par des signes artificiels de classe, c’est en vain que l’on parle d’humanité! L’humanité n’est pas une immédiateté automatique de l’individu relevant de l’espèce, ni une contemporanéité génétique du phylum; l’espèce comme lignée ne fournit que l’individuation, seule la conquête globale spirituelle, intellectuelle et morale selon une héno-humanité assumée érige la personne humaine, l’élevant, en la projetant par delà l’appartenance de classe et au-dessus des conditionnements sociaux et culturels réifiants.

 

La catastrophe humaine du capitalisme, est que toute la déshumanisation avérée que celui-ci entraîne, vit de la reddition de soi par les majorités aliénées, introjectant les hideurs du bourgeoisisme qui les réifie en sous-objets où elles sexhibent arrogamment dans les pires manières de choses utiles des maîtres dun ordre du monde qui nest pas le leur et vit à leurs dépens.    

 

Posté par Alaindependant à 20:57 - - Permalien [#]
Tags : , ,

31 mars 2015

La collection des livres d'art de Roger Garaudy est à céder pour valorisation

Roger Garaudy, qui fut entre autres un professeur d'esthétique apprécié (ceux qui furent ses étudiants à Poitiers s'en souviennent encore) possédait une riche bibliothèque, à son image c'est-à-dire d'une grande variété de centres d'intérêts, en art notamment. Plus de 600 livres d'art sont ainsi en attente de rayonnages...et de lecteurs. Un ou des particuliers peuvent évidemment être intéressés sinon par la totalité du moins par des lots soit d'auteur soit thématique ou autre, mais une association, une bibliothèque, une école seraient sans doute mieux à même de valoriser cet héritage. Voilà pourquoi le blog lance cet "appel d'offres".
La liste détaillée des ouvrages est consultable ici.
Les propositions sont à faire via le formulaire de contact (colonne de gauche) du blog
"Roger Garaudy  A contre-nuit"

Posté par Alaindependant à 15:09 - - Permalien [#]
Tags :

27 mars 2015

Soutien aux grévistes de Radio-France

Je soussigné, auditrice ou auditeur de Radio France, affirme comprendre et soutenir l'appel à la grève illimitée lancé le 19 mars 2015 par plusieurs organisations syndicales portant sur les difficultés budgétaires et la défense de l’emploi dans l'entreprise.
Je dénonce, comme les personnels en lutte, le désengagement de l'État, l’étranglement budgétaire et le manque de transparence des projets de restructuration de la direction de Radio France, qui menacent l'emploi dans tout le réseau et nuisent à la mission de service public de la radio.
Je refuse que Radio France soit abîmée par la nouvelle vague de mesures d'austérité qui s'annonce. Solidarité !
Je demande que les revendications de l'intersyndicale soient satisfaites.

******************

Secrétariat signatures: contact@radiofrancelutte.fr

Caisse de Grève: Chèques de soutien aux grévistes à l'ordre de "CCE radiofrance dons". Adresse postale : CCE de Radio France 116 av du Pdt Kennedy 75220 paris cedex 16

SIGNER LA PETITION

Posté par Alaindependant à 20:35 - - Permalien [#]
Tags :

Le crash de l'A 320

Andreas Lubitz : l'Altruicide

Posté par Alaindependant à 07:18 - - Permalien [#]

22 mars 2015

Clermont-Ferrand le 26 mars: le RAP au Centre

Amis du Temps des Cerises

Conférence co-organisée dans le cadre des 1éres Rencontres « Littérature au Centre »,  en partenariat avec le CELIS (UFR éréLettres, Langues et Sciences Humaines de l’université Blaise Pascal), l’association  Littérature au Centre d’Auvergne et le Service Université Culture de Clermont Université


Le 26 mars 2015  à la Maison de quartier de Croix-Neyrat (Rue des Hauts-de-Chanturgue)

 
  19h  Buffet Participatif interculturel animé par la Compagnie Dédale (Cabaret de la Pleine Lune). En partenariat avec les associations du           quartier.
  20h30  Conférence de Karim Hammou, "Une Histoire du Rap en France" organisé par les Amis du Temps des Cerises, en collaboration avec LIRA

Karim Hammou
Une histoire du Rap en France


Lorsque rap et hip-hop apparaissent en France au tournant des années 1980, nombreux sont ceux qui n’y voient qu’un phénomène éphémère. Trente ans plus tard, ce genre musical est non seulement bien vivant, mais il fait durablement partie des industries musicales, et la scène rap française est même l’une des plus visibles au niveau international.

Comment le rap est-il né en France et comment s’est-il développé ? Qui a tiré profit de la commercialisation de ses chansons ? Pourquoi ce genre musical est-il si étroitement associé aux banlieues ? Qui sont les artistes qui l’ont promu, et en s’appuyant sur quelles ressources ? Pourquoi continue-t-il régulièrement à déchaîner les passions ?

Émaillé de nombreux entretiens réalisés auprès de rappeurs, de DJ, d’animateurs, de professionnels de l’industrie du disque, etc., ce livre décrit comment l’émergence et l’inscription durable du rap en France ont été possibles. En s’intéressant aux artistes, mais aussi amateurs, en circulant des MJC des quartiers populaires aux bancs de l’Assemblée nationale, en observant les plateaux de télévision et les radios locales, Karim Hammou montre comment s’est imposée en France une nouvelle spécialité artistique, fondée sur une forme d’interprétation originale, ni parlée ni chantée : rappée.

Karim Hammou est sociologue, membre associé au Centre Norbert Elias (Marseille). Ses recherches actuelles portent sur les rapports de pouvoir dans les industries musicales. Il est aussi l’animateur du carnet de recherche Sur un son rap : http://surunsonrap.hypotheses.org.


Partenariats :UFR LLSH, SUC,  Radio Campus, Editions La Découverte, Librairie "Les Raconteurs d'Histoires",  Les Amis de l'Huma63
 

Facebook Association des Amis du Temps des Cerises

@AmisTpsCerises
https://twitter.com/AmisTpsCerises

Les conférences sont en écoute libre sur:
http://www.mixcloud.com/amitempsdescerises

Une question, un renseignement, des infos sur notre association, une seule dresse mail :
amistempsdescerises@ouvaton.org

Posté par Alaindependant à 18:41 - - Permalien [#]
Tags : , , ,

17 mars 2015

Et pendant ce temps-là en Palestine occupée...

On ne peut attendre d'un Etat qu'il soit parfait. Ses idéaux devraient l'être.
P. Klutznick, Ancien président du Congrès juif mondial

Etre vrai partout, même sur sa patrie. Tout citoyen est obligé de mourir pour sa patrie; personne n'est obligé de mentir pour elle.
Montesquieu

Bien des nations ont fait de pénibles efforts pour s'accommoder de la défaite, mais les difficultés d'Israël proviennent de la victoire.
Abba Eban (The New Diplomacy)

Ce que tu ne veux pas qu'on te fasse, ne le fais pas à l'autre: voici toute la Torah, le reste n'est que commentaire.
Hillel

La politique n'est pas un jeu de hasard. C'est un jeu sévère, mais, somme toute, un jeu exact. Tous les mérites et toutes les vertus n'y sont pas récompensés, mais toutes les fautes s'y paient.
Léon Blum

Il vaut mieux changer ses désirs que l'ordre du monde.
Descartes

Le défaitisme, c'est de désespérer de la réconciliation avec les nationalistes.
Raymond Aron (L'Algérie et la République)

Il faut un esprit hors du commun pour saisir la signification de l'évidence.
Whitehead

Aucun accord israélo-arabe, si limité qu'il fût, n'a jamais été obtenu sans l'aide d'une tierce-partie; et les fautes des médiateurs bien intentionnés ont souvent été aussi décisives que l'entêtement des parties en cause.
Abba Eban (id)

 

Posté par Alaindependant à 22:48 - - Permalien [#]
Tags : ,

16 mars 2015

Des textes de Garaudy sur Calameo

Sur Calameo, les textes de Roger Garaudy, à lire uniquement (pas de téléchargement), proposés par le blog "Roger garaudy A contre-nuit"

Teilhard de Chardin, point de rencontre entre christianisme et marxisme

La contribution historique de la civilisation arabe
Napoléon Bonaparte
La poésie de Saint John Perse
A propos de « La Semaine sainte » d’Aragon
Du surréalisme au monde réel, l’itinéraire d’Aragon
Sur le livre d’Elsa Triolet « Le grand jamais »
Charte de Séville. Congrès international des musulmans européens. 1985
L’Occident est un accident. Extrait de « L’avenir mode d’emploi »
Le travail, les autres, le passé, le présent. 4 chapitres de « Parole d’homme »
Une foi. Extrait de « Parole d’homme »
Le marxisme et la personne humaine. Conférence. Bruxelles. 1961
Civilisational Dialogue. Its meaning and scope. 1997

Islam y teologia de la liberacion. 1989
Révolution et bloc historique 
La philosophie occidentale au 20e siècle. Première partie
La philosophie occidentale au 20e siècle. Deuxième partie
Philosophie de l'être et philosophie de l'acte
La théologie de la libération
Les mythes fondateurs de la politique américaine
Le rôle de la Russie 
Le Pont transcontinental 
De la démocratie+Déclaration des devoirs 
Un programme concret
Manifeste du "Projet espérance"
Islam et crise de l'occident
Le nouveau désordre mondial
Sur Fichte, Hegel, Lénine et Althusser
Sur la foi et la religion 
"Mythes fondateurs de la politique israélienne": Le Monde du 31/01/1996 et réponse de Garaudy
Apport de l'Islam à la civilisation universelle. Amman 1991 
Sur la chari'a. Entretien avec Mr Tourabi, Khartoum, 01/07/1993

Posté par Alaindependant à 23:24 - - Permalien [#]
Tags :

15 mars 2015

Obama ne doit pas menacer le Vénézuela !

Défaite d’Obama : la totalité des gouvernements sud-américains lui demande de retirer son décret contre le Venezuela

unasur-oficx1x.jpg_1718483346

Cinglante défaite pour Barack Obama et nouveau pas dans l’unité et la souveraineté latino-américaines : tous les Etats membres de l’Union des Nations Sud-Américaines (Unasur), à savoir l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela se sont réunis en session extraordinaire à Quito ce samedi 14 mars 2015 pour manifester leur rejet unanime du décret pris par Washington contre le Vénézuéla le 9 mars 2015 parce qu’”il constitue une menace d’ingérence et de violation de la souveraineté et du principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’autres États”.

Chargé de lire la déclaration finale, le chancelier de l’Uruguay a expliqué que les douze gouvernements ont réaffirmé leur engagement “avec la pleine actualité du droit international, la solution pacifique des controverses et le principe de non-intervention” et, dans une claire allusion à la possibilité d’un blocus économique ou d’une invasion militaire, ont appelé tout gouvernement “à s’abstenir de mesures coercitives unilatérales qui violent le droit international”. Les participants à la réunion de Quito ont demandé instamment aux États-Unis d’évaluer et de mettre en pratique “des alternatives de dialogue avec le Gouvernement du Venezuela basée sur les príncipes de souveraineté des peuples« .

Cinglante défaite pour Barack Obama et nouveau pas dans l’unité et la souveraineté latino-américaines : tous les Etats membres de l’Union des Nations Sud-Américaines (Unasur), à savoir l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela se sont réunis en session extraordinaire à Quito ce samedi 14 mars 2015 pour manifester leur rejet unanime du décret pris par Washington contre le Vénézuéla le 9 mars 2015 parce qu’”il constitue une menace d’ingérence et de violation de la souveraineté et du principe de non-intervention dans les affaires intérieures d’autres États”.

En outre, le porte-parole a rappelé que l’UNASUR poursuivra sa mission d’accompagnement du “plus large dialogue politique avec toutes les forces démocratiques vénézuéliennes, dans le plein respect de l’ordre constitutionnel, des droits humains et de l’État de droit”. La semaine passée la délégation de l’UNASUR s’était rendue à Caracas pour enquêter sur la tentative de coup d’État du 12 février contre le gouvernement de Nicolas Maduro, avait invité les diverses forces politiques à un réunion et s’était entretenue avec les autorités du Centre National Électoral. Au terme de ces travaux, le président de l’UNASUR, l’ex–président colombien Ernesto Samper, avait rejeté toute ingérence extérieure et recommandé à l’opposition de jouer le jeu électoral et de renoncer à la violence.

Une position réaffirmée ce samedi par le chancelier uruguayen : “L’Unasur considère que la situation intérieure du Venezuela doit être résolue par les mécanismes prévus dans la Constitution vénézuélienne” et offre son plein appui dans le cadre de l’observation des prochaines élections législatives prévues cette année au Venezuela,  “convaincue de l’importance de maintenir l’ordre constitutionnel, la démocratie et la plus totale permanence des droits humains fondamentaux de l’Unasur”.

Pour rappel, le lundi 9 mars 2015, le gouvernement des États-Unis avait franchi un nouveau seuil dans les menaces vis-à-vis du Venezuela lorsque le président Barack Obama avait signé un ordre exécutif décrétant “l’urgence nationale aux États-Unis vu la menace extraordinaire et inhabituelle que représente le Venezuela pour notre sécurité nationale et notre politique extérieure” (sic).

Ce document avait, en peu de jours, suscité une solidarité active avec le Venezuela de la part des mouvements sociaux latino-américains et de collectifs du monde entier qui ont défilé à Buenos Aires, à Brasilia, à La Paz, á Managua, La Havane, etc.. jusqu’à Madrid : collectifs citoyens, mouvements étudiants, syndicats de travailleurs, mouvements paysans comme les Travailleurs Sans Terre du Brésil

CAB6QwnWUAElRHT

Marche de soutien au Venezuela á Buenos Aires

Marche de soutien à Buenos Aires

Marche de soutien au Vénézuéla á Brasilia

Marche de soutien à Brasilia

Le président équatorien Rafael Correa a déclaré : “Comment ne pas rejeter avec indignation cette barbarie ! A l’époque des dictatures des années 70, c’était quelque chose de commun mais aujourd’hui, en plein XXIème siècle ! Le droit international existe ! Que l’on soit ou non d’accord avec le gouvernement de Nicolas Maduro, la plus élémentaire des dignités nous oblige, en tant que latino-américains, à rejeter tant d’arrogance, tant d’unilatéralisme, tant d’impérialisme. Nous en avons assez ! Quelle honte !”. Pour l’ex-Président Mujica, dire que « le Venezuela est une menace est une folie, nous en avons assez de l’intromission permanemte des États-Unis ! » et  le président bolivien Evo Morales a exigé au président Obama de présenter ses excuses à l’Amérique Latine.

Des théologiens brésiliens de la Libération comme le père franciscain Leonardo Boff et l’évêque Pedro Casaldáliga, le Père nicaraguayen Miguel d’Escoto, ex-Secrétaire Général de l’ONU, ainsi que l’évêque Thomas Gumbleton et l’ex-Procureur Général des États-Unis Ramsey Clark, ont  écrit au président Obama pour lui demander de retirer son décret. “Nous qualifions d’honteux et de profondément hypocrite votre décret. Il constitue également une violation flagrante du droit international en tant que menace d’usage de la force contre le Venezuela et en tant qu’encouragement à vos agents vénézuéliens pour qu’ils continuent à déstabiliser le pays”.

T.D., Caracas, 14 mars 2015.

Message envoyé à la Maison Blanche par la population de l'État de Falcon (Venezuela), depuis le Parc National Médanos de Coro, le 12 mars 2015.

Message personnel envoyé à la Maison Blanche par la population de l’État de Falcon (Venezuela), depuis le Parc National Médanos de Coro, le 12 mars 2015.

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-1N7

Posté par Alaindependant à 20:18 - - Permalien [#]
Tags : , ,