A l'indépendant

25 févr. 2015

Un blog pour découvrir ou redécouvrir la vie et l’œuvre de Roger Garaudy

Roger Garaudy A contre-nuit

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La vie et l'oeuvre de Roger Garaudy (17 juillet 1913 - 13 juin 2012) peuvent nous inspirer pour résister aux dérives du présent et inventer, à contre-nuit (*), un avenir à visage humain. Le but de ce blog n'est pas d'en faire l'apologie mais d'en encourager la découverte critique et la compréhension en les replaçant dans leur univers, en répertoriant ce qui s'écrit d'intelligent sur le sujet sur internet, en publiant des textes - souvent inédits - de Roger Garaudy et des articles d'actualité  dans l'esprit qui, selon moi, fut le sien. 
Ni universitaire, ni historien amateur, ni théologien ou philosophe, je ne prétends ni à l'exhaustivité ni à l'objectivité. J'essaierai cependant de ne pas mettre de voile sur la lumière pour en atténuer l'intensité et la portée et d'éclairer l'ombre pour la comprendre, c'est-à-dire la replacer dans son contexte (voir l'article "Ombres et lumières").
Ce blog est aussi, comme tous les blogs, le reflet de son auteur, avec ses centres d'intérêt propres, ses choix personnels, ses contradictions, apparentes ou réelles... que je vous engage à relever dans vos courriels (auxquels il sera toujours répondu) et vos commentaires (où toutes les idées peuvent s'exprimer dés lors qu'elle le sont dignement).
Vous pouvez me proposer tout projet d'article par mail.

La famille de Roger Garaudy n'est pas engagée par le contenu du blog.
L'administrateur (voir ici son profil)n'approuve pas nécessairement toutes les analyses et opinions qui y sont rapportées - y compris de Roger Garaudy lui-même.  Il ne partage pas forcément non plus les thèses développées sur les nombreux sites proposés en lien.
Les articles (voir ici la liste complète) - dont les titres sont de l'administrateur - peuvent être reproduits partiellement ou en totalité sur d'autres sites. Avec lien vers la source selon l'usage.
Les liens vers des sites de vente ne donnent lieu à aucune rémunération publicitaire dont l'administrateur serait le bénéficiaire. D'une manière générale, comme il est libre de tout parti et de toute église, ce blog est aussi libre de toute publicité.

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24 févr. 2015

Debouts !

Si nous nous couchons, nous sommes morts.

Proverbe burkinabé

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23 févr. 2015

Le vautour capitaliste

Anniversaire de la mort de Malcom X

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Il est impossible que le capitalisme survive, premièrement parce que le système capitaliste a un besoin perpétuel de sang à sucer . Le capitalisme était un aigle, c’est maintenant un vautour. Il était assez puissant pour sucer le sang de n’importe qui, des forts comme des faibles. Mais aujourd’hui il devient plus couard, comme le vautour, et il ne suce plus que le sang des faibles. A mesure que les nations du monde se libèrent, le capitalisme a moins de victimes potentielles à sucer, et il s’affaiblit. Ce n’est qu’une question de temps avant l’effondrement complet.

 

 

 

“It is impossible for capitalism to survive, primarily because the system of capitalism needs some blood to suck,” Malcolm said. “Capitalism used to be like an eagle, but now it’s more like a vulture. It used to be strong enough to go and suck anybody’s blood whether they were strong or not. But now it has become more cowardly, like the vulture, and it can only suck the blood of the helpless. As the nations of the world free themselves, then capitalism has less victims, less to suck, and it becomes weaker and weaker. It’s only a matter of time in my opinion before it will collapse completely.”

Article source à lire en entier ici en français

and here in english

 

 

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PÉTITION : Pas de drones d’origine israélienne pour l’armée de terre française !

 


Signer la pétition


TEXTE DE LA PETITION

 Monsieur le Ministre de la Défense,

 Selon le chef d’état-major des armées, l’armée de terre française envisage le remplacement de ses drones tactiques au plus tard en 2016/2017. Selon le délégué général pour l’armement, le choix technologique pourrait se faire courant 2015. Parmi les choix possibles, le drone Watchkeeper figure en très bonne place.

 Le drone Watchkeeper, développé par la branche Royaume-Uni du groupe français Thales, est issu du drone Hermes 450 de l’entreprise israélienne Elbit Systems.

 Or, le drone Hermes 450 est une des armes privilégiées qu’utilise l’armée israélienne pour commettre des crimes de guerre, voire des crimes contre l’Humanité, contre la population palestinienne en général et celle de la bande de Gaza en particulier, comme en attestent les plus hautes instances internationales ainsi que les ONG spécialisées.

 Par ailleurs, l’entreprise israélienne Elbit Systems équipe électroniquement le mur déclaré illégal par la Cour Internationale de Justice, qui emprisonne la population palestinienne de Cisjordanie.

 Enfin, comme le revendiquent pleinement les acteurs principaux du complexe militaro-industriel israélien, dont Elbit Systems, la population palestinienne sert de cobaye pour tester leurs armes, en toute violation de la 4ème convention de Genève.

 Les États, dont la France, au regard de ses engagements européens et internationaux, ont pour obligation de garantir qu’Israël, comme tout autre État, se conforme au droit international.

 Si l’achat du drone Watchkeeper se confirmait, vous et votre gouvernement porteriez la responsabilité de rendre les contribuables français complices du manquement de la France à ses obligations mais aussi d’un soutien de fait à une industrie militaire israélienne au service d’une politique coloniale, meurtrière et illégale.

 Refusant cette complicité et rejoignant l’appel de la société civile palestinienne à la mise en œuvre d’un embargo militaire international contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international, nous vous demandons de rejeter l’achat du drone Watchkeeper.

Campagne BDS France

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21 févr. 2015

La liberté de se tromper

La liberté n'a de valeur que si elle implique réellement la liberté de se tromper (Gandhi)

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20 févr. 2015

Giscard préconise une sortie de l'euro en douceur pour la Grèce

« La situation grecque appelle une décision forte et rapide », estime Valéry Giscard d’Estaing

L’ancien chef de l’Etat Valéry Giscard d’Estaing prône une « friendly exit » de la Grèce pour éviter une crise plus grave. Il juge que l’économie grecque ne peut se redresser sans une monnaie dévaluée.

____________________________

L’Europe apporte-t-elle les bonnes réponses au problème de la Grèce ?

Le problème est mal posé depuis l’origine. La question fondamentale est de savoir si l’économie grecque peut repartir et prospérer avec une monnaie aussi forte que l’euro. La réponse est clairement négative. Mais au lieu de se concentrer sur ce sujet de fond et d’y répondre, les Européens se focalisent sur la dette grecque. Bien sûr, il est envisageable de soulager un peu le budget grec, en jouant sur le niveau des taux d’intérêt et sur les maturités. Mais là n’est pas l’essentiel. Cela ne résoudra pas le problème de fond auquel est confronté ce pays.

La Grèce doit-elle sortir de l’euro ?
La proposition implicite du nouveau gouvernement grec suppose une dévaluation de la monnaie. Tout simplement parce que le programme sur lequel il a été élu est irréalisable avec une monnaie forte. La production de la Grèce ne peut redevenir compétitive avec le niveau actuel de l’euro. Par conséquent, elle n’est pas en mesure d’appliquer son programme économique notamment la hausse du salaire minimum et l’extension des avantages sociaux. L’entrée de la Grèce dans l’euro en 2001 fut une erreur évidente. J’étais contre à l’époque et je l’ai dit. Les Allemands étaient contre eux aussi. Ils l’ont acceptée parce que d’autres, notamment la France, ont insisté en ce sens. La Grèce ne peut régler ses problèmes aujourd’hui que si elle retrouve une monnaie dévaluable. Il faut donc envisager ce scénario très calmement, à froid, dans l’intérêt de la Grèce elle-même. Il est absurde de dire qu’il s’agirait d’un échec de l’Europe. D’ailleurs, ces jours derniers, la cote de l’euro est remontée. La Grèce a toute sa place dans l’Union européenne. En quittant l’usage de l’euro, elle ne ferait que rejoindre des pays comme le Royaume-Uni, la Suède, la République tchèque etc. qui ne l’ont pas adopté. Mieux : cette sortie lui permettrait de préparer un éventuel retour, plus tard. Ce processus de sortie ordonnée doit et peut se dérouler de manière non conflictuelle, dans l’intérêt mutuel de chacun. C’est ce que j’appellerais une « friendly exit », une sortie dans un esprit amical. La Grèce a besoin de se donner la possibilité de dévaluer sa monnaie. Si elle ne le faisait pas, sa situation s’aggraverait et déboucherait sur une crise encore plus sévère.

Pourquoi cette hypothèse n’est-elle pas posée par les leaders européens selon vous ?
Peut-être  par manque de compétence en matière monétaire et en raison de la pression des milieux spéculatifs. On nous dit que les Grecs ne souhaitent pas quitter l’euro et que le nouveau gouvernement a écarté cette hypothèse pendant la campagne électorale. Certes. Mais ce n’est pas la première fois que des dirigeants se font élire avec un programme inapplicable qu’ils proposent à l’opinion. C’est même chose courante : voyez ce qu’est devenue la promesse du gouvernement français de faire baisser le chômage…

La sortie de la Grèce de l’euro ne risquerait-elle pas d’inciter d’autres pays à la suivre ?
Il n’y a, à l’heure actuelle, aucune agitation particulière dans la zone euro. La situation de la Grèce est singulière et extrême: son taux d’endettement par rapport à la richesse nationale, autour de 175% du PIB, est très supérieur à celui du deuxième pays européen le plus endetté, qui se situe autour de 125%.

Cependant, il faudrait aussi réfléchir aux institutions de la zone euro pour les compléter le moment venu par la création d’un Trésor de la zone euro. Mais ce sont là des questions de plus long terme. La situation grecque appelle une décision forte et rapide permettant au programme politique et social qu’elle s’est donnée de disposer d’une monnaie qui soit dévaluable.

Source : Nicolas Chéron, pour Les Echos

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18 févr. 2015

Qu'est-ce que le "49.3" ?

 

Définition de la responsabilité politique du gouvernement


On appelle "responsabilité politique du gouvernement" l'obligation pour celui-ci de démissionner lorsqu'il ne dispose plus de la confiance de l'autorité politique devant laquelle il est responsable.

En France, le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale. L'article 49 de la Constitution de la Ve République prévoit trois procédures distinctes :

  • la "question de confiance", à l'initiative du gouvernement qui engage sa responsabilité sur un programme ou sur une déclaration de politique générale. Dans la pratique, le gouvernement ne pose la question de confiance que s'il est sûr d'obtenir une réponse positive ou s'il veut affermir la cohésion des députés qui le soutiennent.
  • la motion de censure à l'initiative de l'Assemblée nationale,
  • l'engagement de responsabilité du gouvernement sur un texte qui permet à celui-ci de forcer son adoption, sauf si l'Assemblée nationale est prête à le renverser (on parle de l'utilisation du "49.3").

Il existe aussi une procédure d'approbation d'une déclaration de politique générale devant le Sénat. Cependant, un vote négatif ne peut entraîner la démission du Gouvernement.

Alors que le gouvernement n'a, en théorie, besoin que de la confiance du Parlement, l'usage des institutions de la Ve République montre que le gouvernement est aussi responsable devant le Président de la République qui a le pouvoir de le nommer et de le révoquer sur proposition du Premier ministre.

Site conseillé:http://www.toupie.org/index.html

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17 févr. 2015

L'avenir ?

NOM-Dibarra-humanite

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16 févr. 2015

L'avenir

monde-avenir

Site recommandé: http://chantaldupille.fr/

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15 févr. 2015

En finir avec le Parti "socialiste"

 Le Parti socialiste, parti du néolibéralisme, instrument le plus efficace au service des classes dominantes

Dix-sept années d’exercice du pouvoir par le PS depuis 1981, permettent désormais de dresser le bilan du principal parti de gouvernement à gauche. Ce bilan est parfaitement accablant. Il va encore en s’aggravant. Voter pour le PS ou s’allier avec lui, c’est voter ou s’allier avec le parti principal des classes dominantes. C’est maintenir la clé de voute du blocage démocratique que nous subissons depuis le virage néolibéral entamé par le PS dès 1982.

L’évolution du PS comme un parti ouvertement néolibéral, n’essayant même plus de se donner des airs ne serait-ce que vaguement socialistes, ni de faire semblant de vouloir défendre les classes populaires, devra pourtant attendre François Hollande. Il profitera de la défection de son charismatique concurrent Dominique Strauss-Kahn, qui avait la faveur des classes dominantes et de leurs médias (presque tous). De 2012 à 2015, le gouvernement socialiste, majoritaire dans les deux chambres, ne tente même pas de donner le change.

Trente longues années de politique néolibérale instaurée par les « socialistes » depuis le début des années 1980 nous permettent donc de faire le bilan du PS. Ceux qui se cantonnent dans l’idéologie, se perdent dans la question cornélienne de savoir si le PS est à gauche ou pas, butant sur l’impossible définition de la gauche, ou de la « vraie gauche ». C’est une question dont on a tout intérêt à se dispenser. Non pas que le clivage opposant les classes dominantes aux classes dominées ait le moins du monde disparu, puisqu’au contraire il s’avive d’année en année. Mais il est très mal représenté par le très flou clivage gauche-droite d’aujourd’hui. Non seulement rien d’essentiel ne sépare l’UMP du PS, mais même une bonne partie de la gauche non socialiste, y compris ceux qui se disent anticapitalistes, se refusent de revenir sur les principales mesures socialistes. Ce sont celles de la mondialisation commerciale, sociale, monétaire, bancaire, financière et surtout institutionnelle, celle qui verrouille politiquement toutes les autres et donc la plus stratégique. Les principaux piliers du capitalisme néolibéral ne sont même pas les cibles de ceux qui sont supposés être à l’extrême gauche. Ils refusent le protectionnisme national, y compris sous sa forme coopérative et internationaliste, seule alternative démocratique au libre-échange généralisé. Ils refusent aussi l’annulation de la dette publique et la suppression des marchés financiers. Plus encore, ils rejettent la sortie des institutions cardinales du néolibéralisme en Europe : la sortie de l’euro et de l’Union européenne. Dès lors, que peut bien signifier le concept de « gauche » aujourd’hui pour les classes populaires ? Rien.

Non seulement le PS et ses satellites inféodés, tout comme l’UMP, est au service exclusif des classes dominantes, mais il en est même, contrairement aux autres, la pièce maîtresse, le parti organique, le plus important, le plus stratégique. C’était le seul à pouvoir imposer sans beaucoup de résistances collectives, politiques et syndicales, le gigantesque train de mesures nécessaires pour passer de l’économie mixte fordiste adossée à la souveraineté nationale et populaire et ses processus démocratiques imparfaits mais toujours mobilisables, à l’ordre antidémocratique supranational du capitalisme néolibéral actuel.

Le parti principal des classes dominantes, c’est donc le PS. Ce fait massif et désormais indéniable est beaucoup plus important que de se demander s’il est encore à gauche ou s’il est à droite. Le bipartisme que nous connaissons désormais depuis trop longtemps a bien réparti les rôles, qui sont complémentaires. L’ensemble est là pour masquer le phénomène principal : plus aucune force politique organisée possédant une visibilité publique n’est là pour défendre les intérêts structurels des classes dominées. Personne ne suscite une dynamique de reconquête des processus démocratiques en restaurant la souveraineté nationale et populaire. Personne ne vise à détruire les piliers du capitalisme néolibéral érigés par le parti organique des classes dominantes, le PS, flanqué de ses alliés.

Finalement, la doctrine implicite du Parti socialiste revient à dire que toute volonté de rompre avec le capitalisme ne peut conduire qu’au « goulag ». Car il faut, en effet, pour rompre avec le capitalisme, mobiliser le peuple, se servir de l’Etat et agir à l’échelle nationale. Autant de dérives « populistes », « étatistes », « souverainistes » et « nationalistes »… L’arrivée de François Hollande à la tête de l’Etat va bien plus loin que le « tournant de la rigueur » de 1982-1983, où il ne s’agissait « que » d’une reddition idéologique. En 2012, avec les socialistes au pouvoir, il s’agit d’une collaboration totale et délibérée avec le grand capital. Il ne s’agit plus d’un compromis, mais d’une alliance structurelle. Qu’est-ce que le « socialisme de l’offre », si ce n’est le service du capital, car l’ « offre », en économie, signifie le côté du capital.

Extrait de: http://www.m-pep.org/spip.php?article3913

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14 févr. 2015

L'austérité est un crime

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De la plus précise des définitions, l'austérité est la nocuité aveugle du capitalisme dans son agression des peuples, selon la toxicité parasitaire des classes du pouvoir économique assouvissant leur insatiable vénalité.

Austérité, crime de dédain politique des gouvernements larbins malsains et félons à la solde de quelques-uns, contre les peuples qui les ont élus. Aberration criminelle qui fait payer à la société globale, les excès avaricieux des quelques bouffis de l'oligarchie financière des États, trop arrogants et trop "surhumains" pour daigner assumer leurs propres abominations de séquestreurs d'État, selon leur statut autorisé de prédateurs économiques légaux des nations... 

Pathologie parasitaire du capitalisme qui préfère toujours infecter tout le corps social de ses maux en accusant tous, plutôt que de se résorber et d'accepter sa nocuité, son dysfonctionnement, l'austérité tend à restaurer le temps du travailleur esclave et du serf au coeur de l'actuel moyen-âge néolibéral de l'économie.

 

CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

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12 févr. 2015

Vivre ensemble...

LE VIVRE ENSEMBLE NE SE DECRETE PAS, IL SE CONSTRUIT !

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Depuis les attentats du mois de janvier, beaucoup d'élites politiques, associatives, religieuses et culturelles, ne cessent d'affirmer haut et fort qu'il convient de revenir aux fondamentaux de la République et de la laïcité, ce qui constitue une bonne chose en soi. Si tout le monde peut être d'accord sur la finalité de ces deux concepts, en revanche, des divergences, non seulement sémantiques, peuvent surgir quant aux modalités permettant de parvenir à ce vivre ensemble et cela va bien au-delà du « je suis » ou « je ne suis pas charlie . »

En effet, il ne suffit pas de procéder par incantation en répétant sur tous les autels publics : hémicycles parlementaires, conférences de presse, institutions publiques ou privées, salles de classe, que la laïcité demeure la valeur fondamentale de l'édifice républicain , encore faut-il l'expliquer, susciter une réflexion au sein de laquelle la rationalité primera sur toute autre considération, à commencer par l'émotion et/ou la passion qui comme chacun sait constituent des remparts rédhibitoires à toute analyse sereine et objective de la situation.

Dès 1988, je suggérais dans mon doctorat de philosophie politique quatre préconisations imposant une investigation de tous les champs de la connaissance : philosophique, historique, anthropologique, linguistique et religieuse. J'observe qu'il aura fallu une tragédie comme celle que la France vient de connaître pour que les plus hautes autorités de l'Etat par la voix du Président de la République reconnaissent la nécessité d'un enseignement laïque du fait religieux.

Telle est la première préconisation, formulée dans ma thèse sans l'épithète laïque, qui ne me semble pas pertinente, tellement elle semble évidente, cela relève même du néologisme. En effet, la France, contrairement à ses voisins, a toujours confondu analyse critique du fait religieux et approche doctrinale des religions. Dans le premier cas, il s'agit d'une démarche rationnelle visant à réfléchir le fait religieux en tant qu'objet d'étude, le second cas relève d'une approche théologique qui pose l'antériorité de la croyance sur la connaissance.

La seconde préconisation vise à ouvrir un espace d'expression scientifique selon le modèle fréquemment rencontré dans les départements disciplinaires de la littérature générale et comparée, en tout cas, celui auquel j'ai participé à La Sorbonne-Nouvelle où nous confrontions des textes dits sacrés, extraits du Koran, de la Bible, du Talmud, du Tao-te-King, du bouddhisme à travers des commentaires composés rédigés selon la méthodologie universitaire la plus classique : analyse, discussion, résolution. Je précise que ce travail comparatif ne se confond nullement avec l'exégèse qui impose la primauté du dogme dans la mesure où elle s'adresse aux croyants.

La troisième préconisation tend à instaurer une initiation à la pluralité des civilisations et notamment celles de la diversité française dans la continuité du rapport produit en 1985 par le célèbre professeur Feu Jacques BERQUE et repris plus tard par le non moins célèbre professeur Feu Mohammed ARKOUN. Cette initiation doit être associée à l'enseignement de l'arabe, voire du chinois dès le collège. Nous savons tous que l'immersion linguistique favorise la compréhension de civilisations, la méconnaissance de la civilisation musulmane représente un obstacle évident au dialogue des civilisations.

La quatrième préconisation conduit à promouvoir un savoir minimum interculturel de communication (SMIC culturel) entre musulmans et non musulmans. On ne peut apprécier Molière sans connaître Ibn ARABI et réciproquement.

VINGT-SEPT ANNEES ONT PASSE ET JE CONSTATE AVEC RESIGNATION QUE NOUS EN SOMMES AU MEME POINT.

Comment comprendre sans aucune culture religieuse, Notre Dame de Paris de Victor Hugo ou la pensée de philosophes chrétiens comme Saint-Thomas d'Aquin ou Jean Lacroix sans oublier le grand philosophe musulman IBN RUSHD plus connu sous le nom d'Averroes au programme de l'agrégation de philosophie.

D'autre part, la laïcité : principe intellectuel et moral, fondé sur la Raison et qui permet toutes les expressions religieuses et politiques, conformes à la loi sans en privilégier aucune, ne peut stigmatiser une communauté, une ethnie, a fortiori, une religion. Depuis trois semaines, le collectif contre l'islamophobie en France a enregistré plus d'actes anti-musulmans que sur l'ensemble de l'année 2014. Au moment où j'écris ces lignes, un enfant de 8 ans est poursuivi à Nice selon l'avocat ayant assisté à son audition pour « apologie du terrorisme . »

Comment qualifier cette poursuite de « laïque », de « mesure exceptionnelle », de « Patriot Act » ?

Même à La Réunion, malgré la condamnation ferme et catégorique de tous les fondamentalismes par le conseil régional du culte musulman, l'ancien maire de Saint-Paul demande au Président de ce conseil, dans une tribune publiée dans ce même journal, de faire preuve de plus de clairvoyance eu égard à une attitude vestimentaire qu'il considère comme un signe ostentatoire alors que les musulmans de La Réunion vivent ainsi depuis des décennies.

Comment ne pas évoquer Albert CAMUS lorsqu'il écrit dans la Peste : « Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde . »

 

Luis-Nourredine PITA

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09 févr. 2015

Le bonheur est-il toujours une idée neuve ? La réponse de Badiou dans son nouveau livre "Métaphysique du bonheur réel"

«Toute philosophie, même et surtout si elle est étayéejpg644

par des savoirs scientifiques complexes, des oeuvres d'art

novatrices, des politiques révolutionnaires, des amours

intenses, est une métaphysique du bonheur, ou bien elle

ne vaut pas une heure de peine. Car pourquoi imposer à la

pensée et à la vie les redoutables épreuves de la démonstration,

de la logique générale des pensées, de l'intelligence

des formalismes, de la lecture attentive des poèmes

récents, de l'engagement risqué dans des manifestations

de masse, des amours sans garantie, si ce n'est parce que

tout cela est nécessaire pour qu'existe enfin la vraie vie,

celle dont Rimbaud dit qu'elle est absente, et dont nous

soutenons, nous philosophes, que rebutent toutes les

formes du scepticisme, du cynisme, du relativisme et de

la vaine ironie du non-dupe, qu'absente elle ne peut jamais

l'être totalement, la vraie vie ? Ce livre donne ma propre

version de cette certitude.

Il s'agit dans cet opuscule de dégager la voie pour que le

stratège en philosophie puisse dire à chacun : "Voilà de quoi

te convaincre que penser contre les opinions et au service

de quelques vérités, loin d'être l'exercice ingrat et vain que

tu imagines, est le chemin le plus court pour la vraie vie,

laquelle, quand elle existe, se signale par un incomparable

bonheur" ».

Alain Badiou, né en 1937, professeur émérite de l'École normale

supérieure, est un des principaux philosophes français contemporains.

Auteur d'un système philosophique développé dans ses

grands traités : L'être et l'événement (Seuil, 1988), puis

Logiques des mondes (Seuil, 2006), il prépare actuellement le

troisième volume de ce magnum opus dont le titre sera : L'Immanence

des vérités. Romancier, dramaturge, il est également un

penseur engagé, intervenant régulièrement dans le débat public.

 

4EME DE COUVERTURE


 

 

EXTRAIT :

La philosophie, pour moi, est cette discipline de pensée,

cette discipline singulière, qui part de la conviction

qu'il y a des vérités. De là, elle est conduite vers un impératif,

une vision de la vie. Quelle est cette vision ? Ce qui

a valeur pour un individu humain, ce qui lui délivre une

vie véritable et oriente son existence, c'est d'avoir part

à ces vérités. Cela suppose la construction, très compliquée,

d'un appareil à discerner les vérités, appareil qui

permette de circuler au milieu d'elles, de les compossibiliser.

Tout cela sur le mode de la contemporanéité.

La philosophie est ce trajet. Elle va donc de la vie,

qui propose l'existence des vérités, à la vie qui fait de

cette existence un principe, une norme, une expérience.

Que nous donne l'époque dans laquelle nous vivons ?

Qu'est-ce qu'elle est ? Quelles sont les choses qui y ont

de la valeur ? Quelles sont les choses qui n'y ont pas

de valeur ? La philosophie propose un tri dans la confusion

de l'expérience, d'où elle tire une orientation. Cette

élévation de la confusion à l'orientation est l'opération

philosophique par excellence et sa didactique propre.

Cela suppose un concept de la vérité. Cette « vérité »

peut très bien recevoir un autre nom. Ainsi, dans toute

une partie de l'oeuvre de Deleuze, ce que nous appelons

ici « la vérité » s'est appelé « le sens ». Je peux identifier,

dans n'importe quelle philosophie, ce que j'aurais,

moi, nommé « vérité ». Cela peut être nommé « Bien »,

« esprit », « force active », « noumène »... Je choisis

« vérité » parce que j'assume le classicisme.

Il faut donc un tri, et pour cela il faut une machine

à trier, c'est-à-dire un concept de vérité. Il faut montrer

que cette vérité existe vraiment, mais qu'il n'y a pas pour

autant de miracle et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des

dispositifs transcendants. Certaines philosophies tiennent

à ces dispositifs transcendants. Mais ce n'est nullement

ma voie. On revient alors à la question simple, la question

initiale : Qu'est-ce que vivre ? Qu'est-ce qu'une vie

digne et intense, non réductible aux stricts paramètres

animaux ? Une vie que signale l'affect dont il est ici

question, l'affect du bonheur réel ?

Je pense que la philosophie doit inclure, à la fois

dans sa conception et dans sa proposition, la conviction

que la vraie vie peut être expérimentée en immanence.

Quelque chose doit signaler la vraie vie de l'intérieur

d'elle-même, pas seulement comme un impératif extérieur,

comme un impératif kantien. Cela relève d'un

affect lequel signale, indique, en immanence, que la

vie vaut la peine d'être vécue. Il y a chez Aristote une

formule que j'aime beaucoup et que je reprends volontiers

: « Vivre en immortel ». Il y a d'autres noms pour

cet affect : « béatitude » chez Spinoza, « joie » chez

Pascal, « Surhomme » chez Nietzsche, « sainteté »

chez Bergson, « respect » chez Kant... Je crois qu'il

y a un affect de la vraie vie, et je lui donne le nom

le plus simple, celui de bonheur . Cet affect n'a pas de

composante sacrificielle. Rien de négatif n'est exigé. Il

n'y a pas, comme dans les religions, de sacrifice dont

la récompense est demain et ailleurs. Cet affect est le

sentiment affirmatif d'une dilatation de l'individu, dès

lors qu'il co-appartient au sujet d'une vérité.

J'ai compris assez récemment l'incroyable obstination

de Platon à démontrer que le philosophe est heureux.

Le philosophe est plus heureux que tous ceux qu'on

croit plus heureux que lui, les riches, les jouisseurs, les

tyrans... Platon y revient sans cesse. Il nous livre d'innombrables

démonstrations de ce point : seul est véritablement

heureux celui qui vit sous le signe de l'Idée,

et c'est le plus heureux de tous. Ce que cela signifie est

assez clair : le philosophe expérimentera, de l'intérieur

de sa vie, ce qu'est la vraie vie.

La philosophie, c'est donc trois choses. C'est un diagnostic

de l'époque : qu'est-ce que l'époque propose ?

C'est une construction, à partir de cette proposition

contemporaine, d'un concept de vérité. C'est enfin une

expérience existentielle relative à la vraie vie. L'unité des

trois, c'est la philosophie.

 

PAGES 84 A 86

 

 

Dépôt légal - 1™ édition : 2015, janvier

© Presses Universitaires de France, 2015

6, avenue Reille, F-75014 Paris

COMMANDER LE LIVRE:

http://www.puf.com/Autres_Collections:M%C3%A9taphysique_du_bonheur_r%C3%A9el

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07 févr. 2015

Nacht und Nebel

Jean Ferrat - Nuit et Brouillard

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06 févr. 2015

Menace de putsh financier contre la Grèce

Menace de putsch en Grèce

JEUDI 05 FéVRIER 2015

Les crises – et celle que traverse l’Europe depuis 2008 ne fait pas exception – agissent comme de puissants  révélateurs. Depuis mercredi soir, la menace de la Banque centrale européenne (BCE) de couper toute alimentation au système financier grec n’est plus une hypothèse – évoquée mardi dans nos colonnes – mais une réalité. Le chantage est limpide: si le gouvernement d’Alexis Tsipras ne renonce pas, courant février, à appliquer son programme, les banques grecques seront privées d’oxygène. Dans le conflit qui oppose Athènes à Berlin – et leurs projets économiques antagoniques –, l’institution dirigée par Mario Draghi, l’ancien cadre de Goldman Sachs1, a choisi son camp.
On n’en sera pas surpris. La prétendue neutralité des banques centrales – fiction néoclassique destinée à soustraire la monnaie au périmètre de la démocratie – a tôt fait de disparaître dès que certains intérêts sont en jeu. On a pu l’observer juste après la crise des subprimes, lorsque les banques nationales avaient été sommées d’assainir leurs homologues privées.
Puis, oubliant soudain leur dogme anti-inflation, ces mêmes instituts chargés d’émettre la monnaie l’ont généreusement prêtée, à des taux dérisoires, aux banques privées. Des sommes faramineuses que les financiers ont fait fructifier sur les marchés émergeants ou spéculatifs, relançant ainsi leur profitabilité. Le tout sous prétexte de relancer l’économie réelle locale...
Même la Suisse s’est laissé séduire et, après le sauvetage d’UBS, a de nouveau actionné la BNS, en 2011, lorsque le franc fort commençait à menacer les marges de l’industrie d’exportation. Avant qu’elle ne soit rappelée à la réalité en janvier dernier par de plus gros joueurs.
Or, de deux choses l’une: soit ces instituts ont des tâches de politique économique et doivent être soumis au pouvoir politique, soit ils ne sont que des organismes techniques, juste bons à contrôler l’inflation, et peuvent donc s’émanciper des gouvernements. La réponse, la BCE s’est chargée de nous la rappeler mercredi, en refusant de considérer la valeur des titres grecs, alors même qu’Athènes venait de lever, le jour même, 812,5 millions d’euros à 2,75% sur les marchés financiers.
Le coup est déloyal: Athènes n’avait pris aucune mesure unilatérale pouvant justifier une dévaluation de ses obligations. Il est politique: il vise le talon d’Achille des Grecs, «leurs» banques privées. Il est idéologique: il veut forcer le gouvernement de Syriza à abandonner son plan de sortie de crise pourtant approuvé par les urnes (fiscalité plus juste, lutte contre la corruption, relance de la consommation) et à revenir aux mesures de privatisation-austérité imposées par la Troïka. Une stratégie d’encerclement, puisqu’elle présuppose que le gouvernement grec n’osera pas reprendre le contrôle de sa banque centrale, voire de l’ensemble de ses établissements financiers, et quitter la zone euro.
En résumé: l’institution d’émission de la monnaie des Grecs s’est retournée contre eux. Tel un quarteron de généraux factieux, l’ex-mercenaire de Goldman Sachs et ses hauts-fonctionnaires se sont dressés contre un gouvernement démocratiquement élu, le menaçant d’un putsch financier s’il ne retrouvait pas «la raison»...
Cette «bataille d’Athènes», comme naguère celle du Chili, dépasse les frontières grecques. Elle est celle de la démocratie contre la toute-puissance du carcan néolibéral. Au-delà de notre solidarité spontanée à l’égard du peuple grec, elle nous concerne toutes et tous.

1 Rappelons que Mario Draghi s’occupait des dettes souveraines européennes chez Goldmann Sachs au moment où cette banque maquillait les comptes grecs.

 
Article source: Le Courrier

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05 févr. 2015

Maudits écrivains !

Quarante années de censure.

Dans ce temps où la liberté d’expression est, paraît-il, fêtée dans les rues de France et de Navarre avec, comme seul objectif, de masquer la guerre qui est maintenant engagée contre l’Islam un peu partout au Moyen-Orient, et de-ci, de-là, en Afrique, il n’y a pas à s’étonner de voir la censure gagner, jour après jour, un terrain considérable.

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Il y aura quarante ans en 2016 que Françoise Petitdemange et moi vivons de l’écriture, et uniquement de l’écriture de livres qui, pour une dizaine des plus récents, vont de 470 pages à 660 pages.

Depuis bientôt quarante ans, nous n’aurons jamais pu exister dans la presse nationale, qu’elle soit télévisuelle, radiophonique ou sur papier. Nous sommes comme si nous n’étions pas…

Il est vrai que nous n’avons pas hésité à étudier de près les documents qui sont sous-jacents à des intitulés aussi divers que ceux-ci : Ernest-Antoine Seillière, De Gaulle, Voltaire, Hannah Arendt, etc.

Curieusement, dès 1976, nous avions les renseignements généraux sur le dos : il s’était agi d’une visite – dont nous n’aurions jamais dû savoir qu’elle avait eu lieu – à nos propriétaires (36, rue des Trois Villes, 88100 Saint-Dié).

Les choses se sont nettement aggravées en 1994, lorsque nous avons publié « Fallait-il laisser mourir Jean Moulin ? » Le pourquoi est indiqué ici : http://souverainement.canalblog.com

Pour « Ernest-Antoine Seillière – Quand le capitalisme français dit son nom« , c’est la réélection de Jacques Chirac (inattendue) qui a clos le bec des journalistes d’abord disposés – avant le fatidique deuxième tour – à en faire état… Notre livre avait le défaut de dire quelques mots d’un ancêtre de madame Chirac (co-créateur de la Banque de France – 1801)

« Voltaire – L’or au prix du sang » ne pouvait certes pas améliorer notre situation sur la place publique. Ce qu’on comprendra mieux en jetant un oeil ici : http://voltairecriminel.canalblog.com

Même la revue « Prescrire » qui, dès les premiers contacts, ne paraissait pas devoir rester insensible aux larges investigations que nous avions menées, a dû finalement se résoudre à ne rien dire d’ « Une santé aux mains du grand capital ? – L’alerte du Médiator« . Sur son contenu, voir : http://unesanteauxmainsdugrandcapital.hautetfort.com

Il est sûr que, par sa mise en cause argumentée et définitive d’une partie essentielle de l’œuvre de Hannah Arendt, « Quand le capital se joue du travail – Chronique d’un désastre permanent » ne pouvait pas plaire à toute cette faune en quoi consiste le journalisme main stream qui tient tout le pays à la gorge désormais. On le verra ici : http://crimesdestaline.canalblog.com

Mais avec « La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011)« , Françoise Petitdemange a carrément déclenché, sans le vouloir, l’hallali qui nous menaçait depuis longtemps, et qu’il devient urgent de pousser à sa dernière limite possible, compte tenu de l’existence d’Internet et des relais que celui-ci nous offre ici ou là dans le monde…

Une radio associative a pu voir ce qui se passait dans ses studios sitôt qu’on y faisait la tentative, à l’occasion d’une émission consacrée à ne pas salir la réputation de Muammar Gaddhafi, de joindre par téléphone Françoise Petitdemange elle-même. La preuve est ici : http://www.radiogalere.org/node/6113

Ce document prouve effectivement qu’il y a certaines choses qui ne peuvent pas plaire à tout le monde. Françoise Petitdemange montre ce qu’étaient les enjeux géopolitiques de la guerre lancée pour balayer Muammar Gaddhafi et détruire son pays… Enjeux qui s’étendent, bien sûr, à l’ensemble des quarante-deux années d’existence de la Libye révolutionnaire. Ce que le commun des mortels n’a pas besoin de savoir, en France, puisqu’il va falloir répéter, à de multiples reprises, dans le monde arabo-musulman et ailleurs, le même genre de crimes… L’économie capitaliste française n’a aucune chance de s’en tirer sans cela.

Dans ce contexte, il faut tout faire pour que le titre même de ce livre de 542 pages :  » La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011) » de Françoise Petitdemange n’apparaisse nulle part, et d’abord pas dans… Wikipédia. Nous y voici.

Citons cet extrait du courriel adressé le 28 janvier 2015 (16 heures 54) à Wikipédia par Françoise Petitdemange :

« Depuis 2008 que nous tentons de nous inscrire sur Wikipédia… Cela paraît impossible ! C’est tout de même assez étrange dans la mesure où Michel J. Cuny et Françoise Petitdemange (moi- même) sommes écrivain et écrivaine et vivons de l’écriture de nos ouvrages depuis… 1976 ! Wikipédia attend-il notre mort pour nous faire figurer dans ses colonnes ?

Je viens de passer une partie de l’après-midi à essayer d’ajouter le titre de mon ouvrage La Libye révolutionnaire dans le monde (1969-2011), Editions Paroles Vives, 2014, dans la rubrique « Bibliographie » de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne. Les prénom et nom de l’auteuse et le titre du livre apparaissent puis disparaissent de la rubrique. »

Extrait de la réponse de Wikipédia, le même jour, à 18 heures :

« L’ouvrage que vous tentez d’ajouter à la bibliographie de l’article Jamahiriya arabe libyenne ne semble pas être une source de qualité telle que définie sur Wikipédia (voir WP:Citez vos sources#Qualité des sources). Ce livre, rédigé par une personne a priori non compétente en géopolitique ou sur l’histoire de la Libye, n’est pas considéré comme une source de référence ; seules ces dernières sont acceptées dans les sections « Bibliographie » des articles. »

Pour l’ensemble de cette correspondance mémorable, voir (en déroulant jusqu’au titre, en caractères rouges : « Jusqu’où peut aller la volonté de tuer en faisant taire l’expression« ) http://www.francoisepetitdemange.sitew.fr

Une petite question pour finir… et au-delà de cet « a priori » qui permet évidemment tout et n’importe quoi… Pourquoi donc ne trouve-t-on pas dans cette bibliographie consacrée à la Libye de Muammar Gaddhafi des ouvrages tels que :

Mouammar Kadhafi, « Dans le concert des nations – Libres propos et entretiens avec Edmond Jouve« , L’Archipel, 2004 ;

Guy Georgy, « Kadhafi – Le berger des Syrtes« , Flammarion, 1996 ;

Mirella Bianco, « Kadhafi – Messager du désert« , Stock, 1974 ;

Maria Graeff-Wassink, « La femme en armes – Kadhafi féministe ?« , Armand Colin, 1990.

… auteurs « a priori » incompétents sur le sujet ? Un peu trop véridiques quant à la réalité même de la Libye révolutionnaire ?…

Mais pour qui travaille donc Wikipédia ? Pour la vérité historique ? Dans ce cas, pourquoi ce site refuse-t-il de faire état de livres véritablement documentés ? Mystère ? Peut-être pas tant que cela !…

(pour voir l’ensemble des livres qui pèsent désormais sur nous, consulter : http://www.livres-de- mjcuny-fpetitdemange.com)

Michel J. Cuny

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Valls et "l'apartheid" social: démagogie et aveu d'inanité gouvernementale

En retournant aux propos de Valls évoquant les racines sociales du terrorisme sur le territoire français, où le premier ministre parle d’un « apartheid territorial, social et ethnique en France », nous ne pouvons, vu les hautes fonctions du locuteur, ne pas y voir au prime abord, un aveu d’inanité gouvernementale par impouvoir des dirigeants, en même temps qu’une finesse démagogique…

Est-ce pour se faire sympathique que Valls, chef de gouvernement, nous répète par l’image connotative du mot apartheid, l’indécence honteuse de l’injustice socio-économique sévissant en France? Ce qui, d’ailleurs, est l’apanage bien plus d’un pays mais d’un ordre du monde, d’un mode économique d’un système idéologique. Comme je l’ai toujours clamé, la dictature autocratique propre au monarchisme du passé dont elle fut caractéristique, a évolué vers celle de l’oligarchie économique. C’est sur fond de radotages médiatiques et de menteries politiques que se façonnent les servitudes contemporaines où à peu près tous soumettent leur être et leur vie aux diktats de quelques-uns. Alors pourquoi cette annonce sans révélation mais de type histrionique d’un premier ministre?  

Nous savons tous et n’avons jamais cessé de dénoncer avec force d’élaboration et d’indication que nos pays d’immigration sont des prisons à ciel ouvert pour plusieurs avec une ghettoïsation dissimulée par les manières, ghettoïsation inhérente au racisme inavoué et aggravé par les structures de la société capitaliste où les puissants cossus peuvent donner libre cours à leur morgue immonde de racistes au détriment de ceux qui n’ont pas l’origine idoine… Ce, avec la complicité infâme des politicards des gouvernements. Un dirigeant d’État, pardon, fait partie du mal en tant qu’il orchestre la politique qui structure, administre et oriente l’économique et le social… D’où, je me demande quand un politicien parle des discriminations sociales sues de tous, même du plus modeste des citoyens sincères, si ce n’est pas une tentative d’ablutions verbales autonettoyantes sans nul ménage systémique! Quand les prédateurs idéologiques s’accusent et reconnaissent leur mal en parole, ne serait-ce pas pour ne rien changer des structures de l’ordre socio-économique dont ils sont les esclaves cossus!? À travers Valls, c’est en fait l’inutilité du pouvoir gouvernemental qui sest exprimée en émouvant l’opinion publique, surtout les plus simples, les moins informés, grâce à la déclaration de fausse bonne foi du p.m. Car la vérité de la bonne foi politique ne saurait se passer du devoir d’action de l’homme politique au pouvoir contre tout système d’injustice sociale devant la condition de reclus de la misère sociale que génère un mode socio-économique et son attirail idéologique ploutocratique. Nous savons tous que la condition de souffrance des moins nantis, voire d’une bonne part des classes moyennes défavorisées, tout comme les discriminations contre les non originaires de souche, ne sont pas des faits accomplis involontaires, fatalement suprahumains ou suprasystémiques mais des conséquences des politiques appliquées et des choix et suggestions idéologiques dans la société…   

De toute façon, on ne lave pas une salissure, on la jette aux poubelles, précisément en purifiant ce quelle infecte, qui lui, peut et doit être lavé. 

Pour synthétiser nos dires, nous affirmons que Valls nous aura donc fait un pathétique aveu de sa propre inanité fonctionnelle, ce, avec une grande finesse démagogique, pour se dispenser d’entreprendre le moindre renversement systémique vraiment correcteur. Car tant que quelques bouffis capitalistes auront le pouvoir de facto de décider du sort économique de tous, l’État sans pouvoir propre que séquestrent les oligarques, ne pourra qu’engendrer des ghettos. Toutefois, en brisant la langue de bois protocolaire, Valls aura quand même osé briser ce qui tient lieu d’omerta inviolable de principe inamovible parmi des premiers ministres d’autres pays pluriethniques et multiculturels qui pratiquent sciemment de l’apartheid social, économique, ethnique tout en faisant exhibition d’individus cooptés, issus de leurs minorités nationales pour berner l’opinion et se donner bonne conscience étant bien perçus, eux, les dirigeants et leur système étatique.

En guise d’une vraie discursivité qui établirait les causes systémiques et viserait à rejeter et remplacer le mode socioéconomique en cours soit provoquant soit exacerbant tous les maux,  Valls s’est lâchement rabattu sur le mirage de démocratie d’un ordre oppressif dont il sait les tares incorrigibles.  

Reconnaître que le système va mal sans oser l’expédier pour en adopter un autre, alors qu’on est au pouvoir, constitue une trahison du peuple par lâcheté et soumission aux oligarques qui séquestrent l’État. 

Camille Loty Malebranche

 

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31 janv. 2015

Poitiers: un prof de philo suspendu injustement pour "apologie du terrorisme". Pétition

Pétition Réintégration du professeur de philosophie de Poitiers

Pour:Madame la Ministre de l'Education Nationale

Madame la Ministre,

Nous sommes indignés de la suspension du professeur de philosophie du lycée Victor Hugo à Poitiers. Sur simple dénonciation de parents d’élèves, à partir des propos de leurs enfants, cet enseignant a été suspendu et se trouve maintenant menacé par le recteur, dans la presse, « d’un conseil de discipline ». Il ne sait officiellement pas ce qui lui est reproché et ne peut se défendre. L’enquête des inspecteurs vie scolaire n’a semblé que pure formalité, la suspension était déjà actée. Pourtant cet enseignant n'a fait que ce qui était demandé à tous : amener les élèves à réfléchir et à sortir de la simple émotion, à la suite de l'attentat qui avait frappé le journal Charlie hebdo et atteint la liberté de la presse. Face à cette décision brutale et non motivée, les enseignants de l’académie se sentent abandonnés et en insécurité. Ce n'est pas ainsi que l'Ecole pourra tenir le rôle qui est le sien, dans l'intérêt des élèves et de la société.

Nous demandons, Madame la Ministre, votre protection et la réintégration immédiate de cet enseignant dans ses fonctions.


SIGNER LA PETITION: ICI

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27 janv. 2015

Il faut soutenir le peuple grec. Un article d'Alexis Tsipras dans "Le Monde Diplomatique" de février 2013.

Alexis Tsipras, février 2013

« Notre solution pour l’Europe »

Le 3 janvier, l’économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) concédait qu’une « erreur » avait conduit l’institution à sous-estimer l’impact négatif des mesures d’austérité qu’elle prône par ailleurs. Ce faisant, il apportait une caution inattendue à l’analyse que présente ici M. Alexis Tsipras, porte-parole de Syriza, la principale force de la gauche grecque.

Février 1953. La République fédérale d’Allemagne (RFA) croule sous les dettes et menace d’entraîner l’ensemble des pays européens dans la tourmente. Préoccupés par leur propre salut, ses créanciers — dont la Grèce — prennent acte d’un phénomène qui n’a surpris que les libéraux : la politique de « dévaluation interne », c’est-à-dire la réduction des salaires, n’assure pas le remboursement des sommes dues, au contraire.

Réunis à Londres au cours d’un sommet exceptionnel, vingt et un pays décident de réévaluer leurs exigences à l’aune des capacités réelles de leur partenaire à faire face à ses obligations. Ils amputent de 60 % la dette nominale cumulée de la RFA et lui accordent un moratoire de cinq ans (1953-1958), ainsi qu’un délai de trente ans pour rembourser. Ils instaurent également une « clause de développement » autorisant le pays à ne pas consacrer au service de la dette plus d’un vingtième de ses revenus d’exportation. L’Europe vient de prendre le contre-pied du traité de Versailles (1919), jetant les fondations du développement de l’Allemagne de l’Ouest après la guerre.

C’est précisément ce que la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza) propose aujourd’hui : procéder à rebours des petits traités de Versailles qu’imposent la chancelière allemande Angela Merkel et son ministre des finances Wolfgang Schäuble aux pays européens endettés, et nous inspirer de l’un des plus grands moments de clairvoyance qu’ait connus l’Europe d’après-guerre.

Les programmes de « sauvetage » des pays d’Europe du Sud ont échoué, creusant des puits sans fond qu’on invite les contribuables à tenter de remplir. Parvenir à une solution globale, collective et définitive du problème de la dette n’a jamais été aussi urgent. Et l’on comprendrait mal qu’un tel objectif soit escamoté de façon à assurer la réélection de la chancelière allemande.

Dans ces conditions, l’idée avancée par Syriza d’une conférence européenne sur la dette, sur le modèle de celle de Londres sur la dette allemande en 1953, représente, selon nous, la seule solution réaliste et bénéfique pour tous : une réponse globale à la crise du crédit et au constat de l’échec des politiques menées en Europe.

Voici donc ce que nous demandons pour la Grèce :

— une réduction significative de la valeur nominative de sa dette publique cumulée ;

— un moratoire sur le service de la dette, afin que les sommes conservées soient affectées au redressement de l’économie ;

— l’instauration d’une « clause de développement », afin que le remboursement de la dette ne tue pas dans l’œuf le redressement économique ;

— la recapitalisation des banques, sans que les sommes en question soient comptabilisées dans la dette publique du pays.

Ces mesures devront s’adosser à des réformes visant à une plus juste répartition des richesses. En finir avec la crise implique en effet de rompre avec le passé qui a permis de l’engendrer : œuvrer à la justice sociale, à l’égalité des droits, à la transparence politique et fiscale, bref à la démocratie. Un tel projet ne pourra être mis en œuvre que par un parti indépendant de l’oligarchie financière, cette poignée de chefs d’entreprise qui ont pris l’Etat en otage, d’armateurs solidaires entre eux et — jusqu’en 2013 — exemptés d’impôt, de patrons de presse et de banquiers touche-à-tout (et en faillite) qui portent la responsabilité de la crise et s’efforcent de maintenir le statu quo. Le rapport annuel 2012 de l’organisation non gouvernementale (ONG) Transparency International désigne la Grèce comme le pays le plus corrompu d’Europe.

Cette proposition constitue à nos yeux la seule solution, à moins de se satisfaire du gonflement exponentiel de la dette publique en Europe, où elle dépasse déjà, en moyenne, 90 % du produit intérieur brut (PIB). C’est ce qui nous rend optimistes : notre projet ne pourra pas être rejeté, car la crise ronge déjà le noyau dur de la zone euro. La procrastination n’a d’autre conséquence que d’accroître le coût économique et social de la situation actuelle, non seulement pour la Grèce, mais également pour l’Allemagne et pour le reste des pays ayant adopté la monnaie unique.

Pendant douze ans, la zone euro — inspirée des dogmes libéraux — a fonctionné comme une simple union monétaire, sans équivalent politique et social. Les déficits commerciaux des pays du Sud constituaient l’image renversée des excédents enregistrés au Nord. La monnaie unique a par ailleurs servi l’Allemagne, en « refroidissant » son économie après la coûteuse réunification de 1990.

Briser, enfin, la collusion entre milieux 
politiques et économiques 

Mais la crise de la dette a bouleversé cet équilibre. Berlin a réagi en exportant sa recette de l’austérité, ce qui a aggravé la polarisation sociale au sein des Etats du Sud et les tensions économiques au cœur de la zone euro. Apparaît désormais un axe Nord-créditeurs / Sud-débiteurs, nouvelle division du travail orchestrée par les pays les plus riches. Le Sud se spécialisera dans les produits et les services à forte demande de main-d’œuvre avec des salaires planchers ; le Nord, dans une course à la qualité et à l’innovation, avec, pour certains, des salaires plus élevés.

La proposition de M. Hans-Peter Keitel, président de la Fédération allemande de l’industrie (BDI), dans un entretien accordé au site Internet du Spiegel, visant à transformer la Grèce en « zone économique spéciale »  révèle le véritable objectif du mémorandum . Les mesures prévues par ce texte, dont la portée s’étend au moins jusqu’en 2020, se soldent par un échec retentissant, que reconnaît désormais le Fonds monétaire international (FMI). Mais, pour ses concepteurs, l’accord a l’avantage d’imposer une tutelle économique à la Grèce, qu’il ramène au rang de colonie financière de la zone euro.

Son annulation constitue donc le préalable à toute sortie de crise : c’est le médicament qui est mortel et non la dose, comme le suggèrent certains.

Il faudra par ailleurs s’interroger sur les autres causes de la crise financière en Grèce. Celles qui conduisent au gaspillage de l’argent public n’ont pas changé : le coût de construction de routes au kilomètre le plus élevé d’Europe, par exemple ; ou encore la privatisation des autoroutes en guise de « prépaiement » de nouveaux axes… dont la construction a été interrompue.

L’extension des inégalités ne saurait être réduite à un effet secondaire de la crise financière. Le système fiscal grec reflète la relation clientéliste qui unit les élites du pays. Telle une passoire, il est criblé d’exemptions et de passe-droits taillés sur mesure pour le cartel oligarchique. Le pacte informel qui, depuis la dictature, soude le patronat et l’hydre à deux têtes du bipartisme — Nouvelle Démocratie et Mouvement socialiste panhellénique (Pasok) — en scelle le maintien. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Etat renonce aujourd’hui à obtenir les ressources dont il a besoin par l’impôt, lui préférant la réduction continuelle des salaires et des retraites.

Mais l’establishment — qui a survécu de justesse aux élections du 17 juin, en semant la peur quant à une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro — vit sous l’assistance respiratoire d’un second poumon artificiel : la corruption. La difficile tâche consistant à briser la collusion entre milieux politiques et économiques — une question qui ne concerne pas que la Grèce — constituera l’une des priorités d’un gouvernement populaire conduit par Syriza.

Nous réclamons donc un moratoire sur le service de la dette pour changer la Grèce. Faute de quoi, toute nouvelle tentative d’assainissement financier fera de nous autant de Sisyphes condamnés à l’échec. A ceci près que, cette fois, le drame ne concerne plus seulement l’antique cité de Corinthe, mais l’Europe dans son ensemble.

Alexis Tsipras

Dirigeant de la Coalition de la gauche radicale grecque (Syriza)

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